‹ Origine des plantes cultivéesChapitre 64 sur 427 · LÉGUMES. — CÉLERI — CERFEUIL · texte numérisé non relu

LÉGUMES. — CÉLERI — CERFEUIL

Tétragone étalée. — Telragonia expansa, Murray.

Les Anglais appellent cette plante Epinard de la Nouvelle -Zelande, parce qu’elle avait été rapportée de ce pays et cultivée par sir Joseph Banks, lors du célèbre voyage du capitaine Cook. C’est une plante singulière, sous deux points de vue. D’abord elle est la seule espèce cultivée qui provienne de la Nouvelle-Zélande; ensuite elle appartient à une famille de plantes ordinairement charnues, les Ficoïdes, dont aucune autre espèce n’est employée. Les horticulteurs 1 la recommandent, comme un légume annuel, dont le goût est à peu près celui de l’Epinard, mais qui supporte mieux la sécheresse et devient par ce motif une ressource dans la saison où l’Epinard fait défaut.

Depuis le voyage de Cook, on l'a trouvée sauvage, principalement sur les côtes de la mer, non seulement à la Nouvelle-Zélande, mais en Tasmanie, dans le sud et l’ouest de l’Australie, au Japon et dans l’Amérique australe 2. Reste à savoir si, dans ces dernières localités, elle n’est pas naturalisée, car elle est indiquée près des villes, au Japon et au Chili 3.

Céleri cultivé. — Apium graveolens , Linné.

Comme beaucoup d’Ombellifères, des lieux humides, le Céleri sauvage a une habitation étendue. 11 existe depuis la Suède jusqu’à l’Algérie, l’Egypte, l’Abyssinie, et en Asie depuis le Caucase jusque dans le Belouchistan et les montagnes de l’Inde anglaise*.

11 en est question déjà dans l’Odyssée, sous le nom de Selinon , et dans Théophraste ; mais plus tard Dioscoride et Pline :i distinguent le Céleri sauvage et le Céleri cultivé. Dans celui ci, on fait blanchir les feuilles, ce qui diminue beaucoup l’amertume. L’ancienneté de la culture fait comprendre pourquoi les variétés de jardin sont nombreuses. Une d.-s plus différentes de l’état naturel est le Céleri rave, dont la racine charnue se mange cuite.

Cerfeuil. — Scandtx Cerefolium, Linné. — Anthriscus Cere folium , Hoffmann.

Il n’y a pas longtemps que l’origine de cette petite Omhellifcre, si commune dans nos jardins, était inconnue. Comme

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