TRÈFLES. — ERS
ginalité qui dénote une culture ancienne autour des Pyrénées. Le terme, usité quelquefois, de Trèfle du -Roussillon, le montre également.
La plante spontanée existe en Galice, dans la Biscaie et la Catalogne ', mais non dans les îles Baléares s; elle est en Sardaigne 3 et dans la province d’Alger 4. On l’indique dans plusieurs localités de I1 rance, d Italie, deDalmatie, de la région danubienne et de la Macédoine, sans savoir, dans beaucoup de cas, si ce n’est point l’efl’et des cultures voisines. Une localité singulière, qui paraît naturelle, au dire des auteurs anglais, est la côte de Cornouaille, près de la pointe de Lizard. Il s’agit dans ce cas, ditM. Bentham, de la variété jaune pâle, qui est vraiment sauvage sur le continent, tandis que la variété cultivée à fleurs rouges est seulement naturalisée, en Angleterre, par suite des cultures5. Je ne sais jusqu’à quel point celte observation de M. Bentham sur la spontanéité de la seule forme à couleur jaunâtre (var Mohnerii. Seringe) sera confirmée dans tous les pays où croît 1 espèce. Elle est la seule indiquée en Sardaigne par Moris et en Da ma lie par Visiani fi, dans des localités qui paraissent naturelles (in pascuis collinis, in montanis, in herbidis). Les auteurs du Bon jardinier 1 affirment, comme M. Bentham' que le Trèfle Molmern est spontané dans Je nord de la France, celui à fleurs rouges étant importé du midi, et, tout en admettant l’absence de bonne distinction spécifique, ils notent que, dans la culture, la forme Mohneru est d’une végétation plus lente, souvent bisannuelle, au lieu d être annuelle.
nrS!' r /^'vurn Er villa, Linné. — Vicia Ervilia, Willdenow. nerlolom ne mentionne nas moins rte Hiv ,.,,1 .
t. WiRkomm et Lange, Prodr. fl. hisp., 3, p. 366.