RAPPORTÉES A L'ÉQUATEUR
DE LA PLANÈTE
EXCENTRICITÉS
V (le plus proche). . . .
I lo
(forte)
II Europe
III Ganymède
IV Callisto
YI
YII
YIII (rétrograde)
IX (rétrograde)
Des remarques analogues peuvent se faire à propos des satellites de Saturne. Les six premiers, les plus proches de la planète, ont des inclinaisons faibles, voisines de celles de l'anneau, prolongement lui-même de l'équateur du globe
1 Le signe + signifie une inclinaison au dessus de l'équateur planétaire, le signe — , au dessous.
saturnien. Ceux qui s'en écartent le plus, Mimas (I; et Téthys (III), ont pour inclinaisons respectives : 1*36 et l°6'; aussi, les excentricités sont faibles et c est l'orbite de Mimas qui est la moins circulaire. Les autres, qui s'écartent notablement du plan équatorial de Saturne, ont de très grandes excentricités. Il n'y a qu'une seule exception pour Hypérion (VIII), dont l'écart avec l'équateur est insignifiant et qui, cependant, oil're une excentricité assez forte 0,10i. Or le fait s'explique aisément, si l'on remarque que Thémis (X), le satellite suivant dans l'ordre chronologique, s'est déta-
SATELLITES DE S.VTURNE
INCLINAISONS
RAPPORTÉES A LÉQUATEUR
DE LA PLAXÈTE
EXCENTRICITÉS
I Mimas
II Encelade
III Téthys
IV Dioné
V Rhéa
— lo36'
o.oon •
VI Titan
X Thémis
VII Mypérion
VIII Japet. . . .
IX Phœbé
ché alors que la lentille planétaire avait basculé de plus de dix degrés depuis la naissance d'Hypérion. Ce dernier, dès le début, circula donc dans un milieu assez raréfié qui favorisa son excentricité. Plus tard, lorsque le plan équatorial fut ramené dans sa direction, au moment de la formation de Titan (VI), les bords de l'ellipsoïde planétaire, bien diminué, s'étaient retirés à 243000 kilomètres en deçà 3e son orbite.
Toutes ces données sont réunies dans le Tableau ci-dessus ou nous n'avons fait figurer que les inclinaisons et les excentricités des satellites de Saturne ; les premières sont rapportées à l'équateur de la planète.
Les satellites dUranus et de Neptune nous otl'rent aussi des trajectoires très sensiblement circulaires^ et c'est une raison de plus pour que nous soyons autorisés à croire que leurs orbites s'écartent fort peu de l'équateur de leur planète.
Ainsi se complète l'étude de ces systèmes, déconcertants au premier abord par leur apparente complexité, et qui, cependant, ont été soumis à des lois identiques dans toute l'étendue de notre monde solaire.