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jadis un rôle pathogénique aux poussières chargées d'œufs de ténia pénétrant par les voies respiratoires supérieures, la possibilité d'un pareil mécanisme est aujourd’ hu niée par la plupart des auteurs.
L'embryon hexacanthe introduit dans l'organisme avec les aliments passe par la veine porte, le foie, les veines sushépatiques, la veine cave inférieure, le cœur droit et l'artère pulmonaire avant de se fixer dans le poumon.
Nous verrons comment l'expérimentation a permis d'établir d'une façon indiscutable la réalité de ce mode de contamination.
PNEUMOPATHIES DE NATURE MYCOSIQUE.
Bien que jusqu'à présent l'expérimentation seule ait pu démontrer l'inflammation possible du parenchyme pulmonaire à la suite de l'introduction dans les veines de divers champignons pathogènes, il n'est pas douteux que des spores peuvent être directement portées aux poumons par l'intermédiaire des vaisseaux.
Dans les nombreux cas de sporotrichose signalés dans ces dernières années, nous n'avons pu relever la mention de phénomènes du côté de l'appareil respiratoire. Les aspergilloses pulmonaires étudiées par M. RÉNON ne présentent aucun caractère qui permette de déterminer si les germes ont été apportés aux poumons par voie sanguine ou par voie aérienne.
Bien que l’actinomycose intestinale soit aujourd’hui bien connue, on n'a Jamais signalé de lésions actinomycosiques du poumon.
Il n’en est plus de même pour le muguet, qui se généralise plus souvent qu’on ne le croit. L'Oïdium albicans peut ensemencertous les organes.
Le poumon est parfois atteint. M. Parror, il y a de longues années déjà, a rapporté un exemple des plus probant de la
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localisation du muguet dans les vésicules pulmonaires.
Un enfant de treize jours ayant succombé à la suite d'une septicémie de nature indéterminée, on trouve à l’autopsie du muguet dans tout le tube digestif, mais.le sommet droit du poumon présente une masse de la grosseur d’un noyau de cerise faisant une légère saillie sous la plèvre, entourée d’un parenchyme splénisé, dans laquelle l'examen microscopique fait voir — au milieu des débris du parenchyme pulmonaire — un nombre considérable de filaments et de spores.
Il n'est pas rare d'observer des phénomènes semblables, chez le lapin, qui on le sait, meurt assez rapidement quand on injecte dans ses veines des spores d’oïdium.
Les auteurs américains ont signalé dernièrement l'infection du sang par différentes levures, et parlent de lésions multiples dans tous‘les organes, sans donner de description particulière sur le poumon.
Détermination pulmonaire de la fièvre de Malte.
On a signalé dans la fièvre de Malte, causée, comme on le sait actuellement, par le Micrococcus melilensis, une forme particulière qui simule à sy méprendre la tuberculose pulmonaire, et que certains auteurs avaient décrite sous le nom de phlisie méditerranéenne, remarquable par son heureuse évolution habituelle.
Les signes broncho-pulmonaires, la congestion hypostatique, la pleurésie sèche et parfois même l'hépatisation des. bases, tels sont les phénomènes que l’on observe le plus communément.
L'absence de localisation au sommet du poumon, l'absence du bacille de Kocx dans les crachats et la présence constante dans le sang et le poumon du Micrococcus melilensis font en général éviter l'erreur.
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Pneumonie et broncho-pneumonie cholériques.
Parmi les complications qui peuvent survenir au cours du choléra, soit au stade algide, soit au stade de réaction, la pneumonie et la broncho-pneumonie sont parmi les plus fréquentes. Insidieuses d’allure, souvent latentes, elles sont d'une haute gravité et évoluent le plus ordinairement avec une rapidité foudroyante. Les divers examens bactériologiques qui ant été pratiqués dans ces cas permettent de penser qu'il ne s’agit pas d'association microbienne, mais bien de localisation sur le poumon du bacille virgule.
Affections pulmonaires dans la lèpre.
On connaît depuis longtemps les phénomènes pulmonaires qui peuvent se montrer au cours de la lèpre. On sait, d'autre part, que le bacille de HANSEx à pu être retrouvé dans le sang des lépreux au moment des poussées fébriles. Il est également évident que des embolies microbiennes peuvent se produire dans tous les organes, et par conséquent dans le poumon, pendant toute la durée de l'affection. Les ressemblances qui existent entre le bacille de Kocn et le bacille de HANSEN, la grande quantité de ces derniers dans les tubercules lépreux, leur passage dans la circulation et la présence dans le sérum des lépreux d'anticorps spécifiques dont la découverte permet d'établir un séro-diagnostic de la lèpre, sont d'autant d'arguments qui plaidaient en faveur de la spécificité des lésions pulmonaires observées.
- Nous avons eu l’occasion, durant notre passage à l'hôpital Saint-Louis, d'examiner un grand nombre de lépreux. Cinq d’entre eux présentaient des lésions pulmonaires affectant l'allure clinique de la tuberculose pulmonaire chronique. L'inoculation des crachats aux cobayes nous a montré quil s'agissait bien en réalité de tuberculose. Rien ne nous autorisait, chez deux malades où les méthodes de laboratoire ne nous permirent pas de déceler le bacille dé Kocx, à conclure de facon probante à la spécificité des lésions puimonaires,