‹ Origines de l'imprimerie en GuyenneChapitre 4 sur 16 · JEAN MAURUS. I · texte numérisé non relu

JEAN MAURUS. I

que de Bordeaux., sous le no 33209. C'est aussi le seul exemplaire connu; c'est un volume in-4 ° de 58 feuillets, non chiffrés. Il est intitulé : 'inelruction te turt.» act¢ure et icoi I ce pou inetuir t dmpt¢ ç«upt.  «3OE-  eaLut e tture am¢e, et Ç a rane pareone 1 a tous «cuir qui p tirant L'ouvrage est tcriné paç cette inscription : Ç pne n Loti  : oepue tfiptitu '¢et  i¢ ¢ toie patie.  ,et aee«oi : primi I à a ioLe, le rrvii Jour e inOg tan mille  cinq cene t rvii» met e monei«uv e ajae (').

A la suite, vient: Le Livre de Jésus, résumé en vers françis et en 4 pages, des principales instructions contenues dans le reste de l'ouvrage.

Le frontispice est ornd des armoiries d'Amanieu d'Albret, enfermées dans un trait carré, surmontdes du chapeau de cardinal, et qui sont écartelées : d'Albret

et de France. Le même bois est reproduit au verso du 58« folio.

Le second feuillet est orné d'une très-grande initiale, gravée sur bois, et dans l'intérieur de laquelle est représenté un roi, probablement David, qui a déposé sa couronne et prie agenouillé.

Au folio 34, une autre initiale, plus petite, dans

() Amanieu d'Albret, fils d'Alain d'Albret, comte de Dreux, et de Françoise de Bretagne, dame de Penthièvre, était cardinal, évëque de Bazas, Pamiers, Pampelune et Oleron, abbé de Brantome, de Saint-Amand, du Mas-d'Azil, etc. Il fut nommé évëque de Bazas en 7503; mourut en  520; et fut enterré à Casteljaloux.

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laquelle est représenté la Vierge et l'Enfant Jésus. L'exemplaire de le, Bibliothèque de la ville a conservé sa reliure, mais il a été piqué des xers, et les folios qui portaient les signatures N II» III et iiii ont été totalement enlevés. Le feuillet signé le O iil est déchiré diagonalement.

L'importance et la rareté de ce ,olume méritent que nous disions quelques mots de son contenu (x). Les textes latins, imprimés en petits caractères» et la traduction franc, aise, en caractères plus gros, sont d'une remarquable netteté.

L'ouvrage commence par un mandement de l'évêque de Bazas, également en latin et en français, avec les mêmes caractères. Amanieu d'Albret, considérant la nécessité de pourvoir à t'intrttaion 1¢» «ttr¢ imçt¢ et 1ton Latte3 et atttr¢ »¢mbtabL¢ aÇan cOare¢ 'am¢» n'a trouvé rien de mieux que de faire imprimer correctement en fran-

( t ) J. M. Brunet : Ma)mel du Libraire, t. m, col.  558, parle de plusieurs éditions de cet ouvrage, antérieures et postérieures à celle-ci, dont quelques-unes portent aussi le titre : Instruction pour les cure, mais il ne cite pas notre édition. L'exemplaire que possède la Bibliothèque. de la ville est donc probablement unique. Aioutons cependant que M. Dupin, auqtel l'histoire locale de La Réole doit tant de reconnaissance, possède le frontispice d'un autre exemplaire de ce volume, imprimé par J. Maurus. Le Bulletin du Bouquiniste, 868, p. 363 et suivantes, contient un article sur une Édition rarissime d'un ouvrage de Gerson. L'auteur anonyme de cet article, après avoir cité un passage du 2lanuel du Libraire, extrait de Court de Gébelin, à propos d'une traduction en patois de l'bstruction lour les cureg, publiée à Rodez en  515, par les soins du cardinal d'Armagnac, dit qu'il fa retrouvé une édition de ce livre, imprimée aussi à Rodez en 556, par J. Mottier, libraire de Rodez, qui faisait ordinairement imprimer ses volumes à Lyon.

JEAN MAURUS. I 7 çais et en latin l'ouvrage composé par Jean Gerson, afin que plus facilement, ct à »il» lrir» ml ¢l)acun puisse l'avoir promptement. En conséquence, il ordonne à tous les prêtres de son diocèse de se munir de ce livre er des ordonnances synodales du diocèse (qu'il avait probablement fait aussi imprimer), sur peine arbitraire, et, au contraire, il accorde diverses indulgences à tous ceux qui le liront ou l'entendront lire. Il est impossible de citer ici toutes les choses remarquables qui se trouvent dans le livre, trop peu connu, du vénérable chancelier de l'Université de Paris. Bornons-nous a dire" qu'il existe, quclquefois, des diffdrences assez notables entre la portée des expressions latines et françaises; que, dans le dernier chapitre, celui qui concerne les soins à donner aux malades dans les hopitaux, le pieux chancelier de l'Universitd, partant de ce principe qu'il est plus utile de sauver l'àme que le corps, en arrive à conclure qu'il ne faut pas essayer de gudrir le corps en éloignant l'esprit des terreurs de la mort; et, enfin, que les médecins ne devraient donner leurs soins qu'aux malades qui se sont confessés. La collection des vers t?anFais qui, sous le nom de Le Livre de Jdsus, occupe les derniers fcuillets, mérite aussi une attention spéciale; nous nous bornerons  citer le premier verset des sept œuvres de miséricorde corporelle • ur pour« bon pin on¢ra t loint ne t¢ ¢a¢onuiras»

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l ORIGINES DE L'IMPRIMF.I(IE.

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