‹ Origines de l'imprimerie en GuyenneChapitre 6 sur 16 · GASPARD PHILIPPE · texte numérisé non relu

GASPARD PHILIPPE

anciens bibliographes pour constater l'époque de rintroduction de l'imprimerie à Bordeaux. En effet, le même raisonnement qu'ils employaient pour établir que Jean Guyart était le plus ancien imprimeur bordelais, appliqué à Gaspard Philippe, aurait constaté que celui-ci était mort ou avait renoncé à l'imprimerie depuis l'an  5  o.

Si nous étions obligés de croire que, puisque les anciens ouvrages des imprimeurs bordelais, antérieurs à l'an 152% l'le se retrouvent pas, il n'y avait eu jusqu'alors aucun imprimeur dans la capitale de l'immense province de Guyenne, il faudrait admettre que, pendant que Jean Maurus, dont nous venons de parler, et Jean Garnier, dont nous allons parler, étaient venus mettre au service du petit diocèse de Bazas deux imprimcries munies d'un matériel considérable, le puissant archevêché de Bordeaux n'avait eu aucune imprimerie à sa disposition.

Plusieurs découvertes ont déj.à prouvé que ces suppositions étaient aussi fausses qu'invraisemblables, et de nouvelles recherches peuvent, au premier jour, venir démontrer que Bordeaux avait récllement eu l'honneur et peut-étre même plusieurs imprimeurs, glorieuse du 3 décembre 499, au lieu l'affront de n'en avoir eu qu'après le I jan-

Malheureusement, pour les recherches futures des bibliographes, il se trouve que, par une coïncidence singulière et fàcheuse, les noms des deux premiers imprimeurs jusqu'ici connus pour avoir travaillé 't Bordeaux sont des noms très-usités et communs  beaucoup de l\tmi[lcs, en sorte qu'il est tres-dittcile de reconnai-

ORIGINES DE L'IMPRIblERIE.

tre et de suivre leurs traces dans les diverses localités qu'ils ont habitées, et encore plus de suivre ou de retrouver leurs généalogies. Presque partout on rencontre des Guyart, et, dès les débuts de l'imprimerie, le nom de Philippe semble avoir été spécialement réservé pour des imprimeurs. A la fin du xve siècle, on remarque des imprimeurs du nom de Philippe chez presque tous les peuples de l'Europe • en France, en Allemagne, en Italie, etc. De même, plusieurs Jean Guyart ont écrit, dans différentes provinces et ,à diverses époques, des ouvrages dont le souvenir s'est conservé.

§ VII.- Gaspard Philippe, qui peut-être était d'origine suisse, comme nous l'établirons tout "à l'heure, a imprimé  Paris plusieurs ouvrages; ceux que nous connaissons sont peu importants. Gaspard Philippe y a fait usage de différentes marques reproduites soit par M. J. Ch. Brunet : Manuel dzt Libraire, t. I, COl. 274 , et t. iv, col. 856, soit par M. L. C. Silvestre : Marqz,,es tyTograivhiquea. Paris,  853, P. Jamzet, in-8, 1l «Js IIO. III.

Malgré d'assez longues recherches, nous n'avons trouvé, portant le nom de cet imprimeur, que les ouvrages suivants :

I o LE CHASTEAU DE LABOUR, par Pierre Gringore, in-4 o, gothique, sans date, 4  ff. non chiffrés, avec une figure en bois, portant au verso du dernier feuillet" « Imprimé à Paris Far Gastard Philila pe, dcmourant en la rue St Jacques, à l'enseigne des trois vigeons. ,, {3Ianuel du Libraire, t. 1, col. t743.) 2 o LAPRAGIATIQtrE SANCTION, en Franço3,'s .... iral.,rimé à Paris laar Gas pard Phililalae, Four Martin A lL, candre et ses consorts, 15o8, in-4 °, gothique, por-

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