‹ Origines de l'imprimerie en GuyenneChapitre 7 sur 16 · GASPARD PHILIPPE. 2I · texte numérisé non relu

GASPARD PHILIPPE. 2I

tant la marque ordinaire de Gaspard Philippe. Un exemplaire sur vélin, que possède la Bibliothèque impériale, n'a pas de date, et porte un titre un peu diff5rcnt. {Manuel du Libraire, t. v, col. 856.) 3o Publii Fausti Andrelini de caltivitate Slhorcie, in-4,, , sans date, 8 ff. non chiffrés, caractères ronds. C'est un poème latin, en vers hexamètres, dédié au roi Louis X I I par P. F. Andrelini, de Forly : il porte la marque de Gaspard Philippe. Le 2ffanuel dtt Libraire (t. b c. a74 ) regarde cette 6dition comme antérieure 'à celle que Jean Petit acheva d'imprimer 5 Paris le a5 mai  505.

§ VIII.-- La trace des travaux de Gaspard Philippe disparait pendant une dizaine d'annécs; et, plus tard, on le retrouve  Eordeaux, où il a établi son imprimerie près de l'église de Sainte-Colombe, et où il se sert de la mëmc marque qu'il employait t Paris.

Le plus ancien souvenir qui reste de l'établissement de cette imprimerie  Bordeaux, a été trouvé, par hazard, collé dans l'intérieur d'un carton servant de couverture  un registre des minutes d'un notaire de La Réole, nommé Cassannet, et recueilli avec autant de soin que d'intelligence par M. Michel Dupin, archiviste de la ville de La Réole, auquel l'histoire locale de nos contrées est redevable de nombreux et d'importants services. C'est une feuille en caractères gothiques, se terminant par ces mots : 2elii ntonii n¢bri¢ni tlrammnti«i introu«tiomt tatina ttttima rc«otnitio [init lf¢ti«it«r, irnpt,¢n- «omorante anno ]9ni m«««m'ir ic v«ro et vitîtia natititati: j0ni. On ne trouve cette édition mentionnée nulle part; mais nous pouvons déià constater ainsi quc, de modifica-

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tions en modifications, le premier imprimeur établi à Bordeaux s'est trouvé transform de Simon Millanges en Jean Guyart, et de Jean Guyart en Gaspard Philippe. La date du premier livre imprimé ,'t Bordeaux se trouve aussi reculée de plus d'un demi-siècle • de 1573 ç't i5 9.

L'année suivante, en  5oeo, Gaspard Philippe publiait a Bordeaux un ouvrage beaucoup plus considérabletectaru per maistru abrictcm ¢ areOua, octorrm ¢c¢ntcm urrunam atiorun octotmt. Au-dessous de ce titre, on distingue le portrai de Tarregua, ou d'un atrologue, et la lnarque de rimprimeur Gaspard Philippe; puis, ces mots • trctn cet I)0c opuo ci coptctu urcalc v:cima oc- ;¢r aeprrCn itip;um, catcoraplTum, prop¢ ea¢tatn cotumbam norantcm.

Ce frontispice, imprim es rouge et noir, et entouré de vignettes sur bois tbrmant encadrement. L'exemplaire de cet ouvrage, maintenant unique, que possède !a Bibliothèque Impériale sous le n  74  5, lui vient de la Bibliothèque de Falconet, dans le catalogue de laquelle il occupait le n o 495o, sous le nom mal lu de Cleglea; il tBrme un in-folio gothique composé de o ff. preliminaires et de 229 ff. chiffrés pour les trois ouvrages dont se compose le volume.

Le privilége, donné pour trois années seulement, est accordd à l'auteur et non  l'imprimeur, et daté d'Araboise le io nov. 52o. Le premier traité publié par Tarregua, le seul qui porte une date, finit ainsi" Et

sic.finis hujus aggregationis, ter ordinem allhabett , decima februarii, anno Nativitatis Domini mccccxx, ii civitate Burdegalensi. Il faut donc admettre que cette date, qui correspond au o fév. 52, nouveau style, et qui est postérieure ,à la date annoncée sur le frontispice, n'est pas la date de la fin de l'impression de ce traité, mais la date du iour où il fut achevé d'être écrit par l'auteur ou par un copiste.

Il n'y a aucun autre moyen d'expliquer cette contradiction, à moins d'admettre une erreur d'impression commise soit en oubliant d'ajouter aux mots • millesimo quingentesimo vicesimo, que le compositeur avait l'habitude de mettre sur les fronfispices, celui detrimo, soit en écrivant, à la fin du traité, mccccxx au lieu de cccccxx; cependant, on pouïrait encore supposer, et cela est mëme plus probable, que Gaspard Philippe étant mort pendant l'impression du livre, ses ouvriers ont voulu constater ce fait sur le frontispice préparé de son vivant, et ne pas indiquer comme exécuté par Gaspard Philippe un volume portant une date postérieure à celle de sa mort.

Quoi qu'il en soit, il est certain que l'imprimerie de Gasparcl Philippe était munie d'un matériel typographique très-considérable, car le premier des trois ouvrages que contient ce volume est divisé en chapitres excessivement nombreux, plus de mille; et comme tous ces chapitres commencent par le mot • Queritur, tbrmé par une grande initiale gravée, il a fallu une énorme quantité de la mëme lettre initiale pour imprimer si rapidement un ouvrage aussi considérable.

Ce qui est certain aussi, c'est que les feuillets des trois ouvrages, imprimés en tout ou en partie du vivant

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