‹ Origines de l'institution des intendants des provincesChapitre 14 sur 45 · V. Lettres missives (t. IX, pp. 49 et · texte numérisé non relu

V. Lettres missives (t. IX, pp. 49 et

4. Peut-être avait-il le titre <rinteudant. Voir Ouvré, Aitbenj (la Maurier, iu-S», p. 122. — V. aussi Lettres missives (t. IX, p. 246).

LES PHEMIERS INTENDANTS DE JUSTJCE 77

d'Ormessoii, à Lyon, après 1605 ' ; de Vie, de Saint- Jiillien, Claude Frère, de Symiaiie, Ponat, de Calignoii ', etc., pour vérifier les dettes du Daupliiné, le 23 août 1606. » En 1608, on envoya dans la même province M. Durand, sieur des Ronceaux; Nicolas le Prévost, Frère et Aubery, maîtres des requêtes. Cette commission dura près de deux ans ■\ Il est superflu d'ajouter que les attributions de ces commissaires étaient extraordinaires et qu'ils n'avaient, en somme, qu'un rôle de surveillance et de contrôle. C'était toujours aux trésoriers généraux des finances établis dans chaque généralité du royaume qu'appartenait le règlement général des tailles. C'est à eux et à eux seuls, par exemple, qu'en juillet 1607, Henri IV adresse l'ordre de a répartir les tailles de l'année sur chacune des élections de leur générante, de manière à garder la balance égale

1. V. Le Mémoire d'Ormesson sur la vie de son père, eu tête des Mémoires publié par Chéruel (Collection des doc. inédits), Introduction.

2. V. la commission donnée à ces derniers au fonds français (Bibl. nat., v. 4014, f» 130). On remarquera comme elle diffère de celle des intendants. — V. aussi Lettres inédites de Henri IV à M. de Bellièvre, 1602, publiées par M. Halphen (1881, in-8", p. 29).

3. Y . Mémoires d'Ormesson (toc. cit.). Il est d'autres noms dont cette liste pourrait se grossir. Mais j'hésite toujours à y faire figurer des personnages sur les attributions desquels je ne suis pas fixé. Par exemple, un sieur de Vergeunes était envoyé à Xaintes, en 1609, « pour réduire à la raison des esprits des officiers, advocats et procureurs de ce siège aigris au possible les uns contre les autres » (V. Arch. des aff. étr.. Provinces, vol, 60). Mais quel était sou titre? La commission nous uianijue.

entre la pauvreté des uns et l'aisance des autres. Les rôles confectionnés devaient être retournés par eux au duc de Sully, surintendant des finances \ )>

Cependant nous arrivons aux dernières années du règne de Henri IV.

Henri IV fut un des rares politiques de valeur qui eut le don de se faire aimer. Son gouvernement, fondé à la fois sur la force et sur la douceur, n'avait nul besoin de se servir de moyens extraordinaires pour faire accepter ses décisions. Le pays était calme. Les institutions régulières fonctionnaient. Quelle raison de recourir à des magistratures spéciales dont l'ingérence nouvelle ne pouvait ([u'éveiller des susceptibilités et engendrer la désaffection ? Le roi était assez fort pour que personne ne songeât à lui résister dans le royaume. Son autorité était trop modérée pour que l'idée vînt à personne de s'y soustraire.

Peut-être cependant les projets que le roi nourrissait et qu'il était à la veille de mettre à exécution au moment de sa mort, allaient-ils être l'occasion de nouveaux sacrifices demandés à la "France et de nouveaux embarras dans le royaume ! Peutêtre eût-on vu, à l'occasion de la guerre qui se préparait, renaître les magistratures extraordinaires qui avaient en quelque sorte disparu depuis l'extinction des troubles. La France allait se lancer dans de nouvelles aventures dont l'issue était incer-

1 . V. la lettre circulaire adressée aux trésoriers de France établis à Bourges dans Lettres missives (VII, p. 011).

taine. La guerre étrangère une fois déclarée, les intendants des armées reparaissaient * et peut-être^ après eux, les intendants de province. Mais personne ne peut dire si cette renaissance eût été l'occasion d'un établissement définitif, et si l'institution des intendants eût rempli du même jour le rôle important qu'elle joua plus tard dans l'administration intérieure de la France.

1. En 1610, Robert Miron, qui fut plus tard intendant du Languedoc, fut nommé, par Henri IV, intendant de justice dans les armées de Champagne. (V. Astre, Int. du Languedoc, l"= partie, p. -20).

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