‹ Origines de la chasse, de la pêche et de l'agricultureChapitre 21 sur 133 · SANGLIER · texte numérisé non relu

SANGLIER

de la

des

vivant

vivant

de

Sardaignc.

Suisse.

Terra mares.

d'Algérie.

Longueur de la 3* mo-

laire

Grand diamètre de l'al-

véole de la canine . . . .

Longueur de la symphyse.

/Avant la seconde

^J"" \ laire

Hn»n« jAu condyle ou ^'^''^^' 1 branche mon-

\ tante

Longueur de ta mandi-

bule du bord antérieur

des incisives au bord

postérieur de la bran-

che montante. ..••...•

3ai

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Les chiffres de la mandibule de sanglier des palaûtles suisses ont été empruntés à Rûtimeyer; ceux des terramares proviennent d'une mandibule de très vieux sanglier mâle de Caslione, avec alvéoles des premières prémolaires et premières molaires oblitérées; troisième molaire réduite à la couronne.

La mandibule du sanglier d'Algérie est celle d'un mâle; celle du sanglier de Sardaigne appartenait également à un mâlCf mais de deux ans seulement.

Les sangliers néolithiques et deTâ^e du bronze variaient non seulement de taille mais aussi de forme; aussi certains auteurs ont cru y voir diverses espèces ou tout au moins races. C'est ainsi que Rûtimeyer croit qu'à côté du véritable sanglier, il y avait le cochon des tourbières, Sus palus-

tris, sauvage. Il Tindique de plusieurs palafittes, Robenhausen, Wangen, Moosseedorf, Concise, Wauwil, Meilen. N*y aurail-il pas eu, à côté du sanglier, des cochons domestiques redevenus sauvages ?

Les défenses de sanglier ont élé recherchées pour fabriquer divers ustensiles et surtout des ornements variés. Souvent entières ou éclatées longitudinalement, elles ont été percées pour former pendeloques. Parfois on les a diversement taillées et coupées. Nous trouvons même, dans les sépultures mégalithiques, des plaques en défenses de sanglier qui devaient comme grandeur dépasser les proportions extrêmes citées précédemment d'après Strobel et Lioy. Ce sont habituellement les canines inférieures ou défenses proprement dites qui sont utilisées; pourtant il est arrivé qu'on a employé les canines supérieures bien moins longues, plus épatées et à surface moins polie et moins brillante. C'est ainsi que dans le dolmen du Genévrier, à Meyruéis, sur les causses de l'Aveyron, nous avons recueilli une défense supérieure de sanglier transformée en sifflet (fig. 36). C'était probablement un instrument de chasse.

Fie. 36. — Défense supérieure de sanglier formant sifflet, dolmen du Genévrier. Mutée préhittorique, grandeur naturelle.

La mâchoire inférieure de grand et vieux sanglier recueillie dans la terramare de Castione, Parmesan, et dont Strobel a donné les mesures, a les deux branches montantes percées d'un trou rond, dans l'un desquels se trouve encore engagé un morceau de bois. Évidemment elle était fixée dans une habitation comme trophée de chasse.

14. Cheval^ Equus caballus. Ses débris se trouvent disséminés en petit nombre dans à peu près toutes les palafiltes suisses robenhausiennes ou de l'âge du bronze. L'existence du cheval dans l'Europe centrale et méridionale, pendant ces deux époques, ne saurait être mise en doute. Il s'agit seulement de savoir s'il était domestique ou sauvage. Dans les stations du bronze, surtout les stations larnaudiennes, on rencontre en abondance des objets en corne de cerf et en bronze qui se rapportent évidemment au harnachement du cheval. Là, sa domestication ne saurait faire doute. Ces objets sont plus rares au morgienet font à peu près défaut au robenhausien. Ce n'est là qu'une indication de peu de valeur, parce qu'alors les objets en métal ne pouvaient exister et que ceux de corne de cerf étaient peul-être rem* placés par des objets en bois ou en corde qui ne se sont pas conservés. Nous savons d'autre part que la domestication du cheval, dont il sera longuement question plus loin, remonte au néolithique. Mais à côté du cheval domestiqué, ne restait-il pas des chevaux sauvages? Telle est la question. Il est fort probable qu'il en restait. Les chevaux sauvages ont été si nombreux dans nos régions pendant le paléolithique, qu'il est bien difficile d'admettre qu'ils aient tous été domestiqués ou détruits dès le commencement du néolithique. Du reste, Aristote, mort seulement 322 ans avant notre ère, dans son Hisloiredes animaux^ parle des chevaux sauvages *.

15. Poney, Eqmis minor. Petit équidé de la palafilte de Wauwyl, que Rûtimeyer indique comme âne. Nous discuterons cette unique indication en nous occupant de l'âne domestique.

§ 5. Rominantii. — 16. Aurochs, Bisou enropeusy d'après Steenstrup, n'a été signalé que deux fois en Danemark,

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