F. QUKSNOY, V Algérie, 1885, p
2. Ch. Morel, Dictionnaire des antiquités grecques et romaines deSaglio, article Asinus.
Ceux du cheval, d'origine asiatico- européenne, sont au contraire dérivés du sanscrit et du zend.
L'âne a été très répandu en Grèce et en Italie. Selon Aristote, mort 322 ans avant notre ère, l'âne était de forte taille en Grèce; plus petit en lilyrie, en Thrace et en Épire*. De son temps il n'existait pas dans le Pont% et manquait par conséquent en Scythie, actuellement Russie méridionale. Il n'existait pas non plus dans la Celtiques
En Italie, l'âne était déjà connu 4 ou 500 ans avant notre ère. On voit un bel âne d'Afrique sur une coupe de laCertosa de Bologne. C'est de l'Italie que l'âne domestique a passé à tous les autres peuples de l'ouest et du nord de l'Europe.
Aristote et Pline parlent longuement des mulets, produits de l'accouplement du clieval et de l'âne. Les Romains en faisaient un grand usage, comme nous avons pu le constater en parlantdes hipposandales, aussi les beaux ânes ont acquis chez eux un prix fort considérable. Certains étalons ont été payés quatre-vingts fois le prix d'un esclave.
Comme nous venons de le voir, les ânes sauvages sont spéciaux à l'Asie méridionale et à TAfrique. Aucun auteur, dans aucun temps, n'en a cité d'Europe. En outre, l'âne domestique est venu d'Egypte. C'est des bords du Nil qu'il s'est répandu d'abord en Asie, ensuite dans le sud de l'Europe, d'où il a gagné successivement mais lentement le nord. Du temps d'Aristote, vers le milieu du iv' siècle avant notre ère, il n'existait pas encore dans le sud de la Russie et en France. Ces considérations bien établies suffisent pour dénaontrerque les petits ossements d'équldés rencontrés dans les alluvions quaternaires, les stations paléolithiques et néolithiques de France, de Suisse, d'Allemagne et d'Angleterre