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CHAPITRE VII

LA PENTECOTE; PREMIERS TRAVAUX DES APOTRES A JÉRU- SALEM; CONVERSION DE PAUL; ACCUEIL DES GENTILS; PERSÉCUTIONS; DISPERSION DES APOTRES (1).

L'œuvre de la rédemption était accompli; le fils de Dieu venait de monter au ciel après avoir confié à ses apôtres le soin de prêcher l'évangile à tous les peuples. Mais, pour remplir celle mission, il leur fallait une force et des lumières supérieures, il leur fallait les donsde l'Esprit que le Seigneur leur avait promis et qu'ils attendaient, selon son ordre, à Jérusalem, sans se permettre de rien entreprendre, sinon de compléter leur collège par le choix de Matthias. Ce fut à la fête commemorative de la promulgation de la loi sur le Sinaï, que s'opéra la consommation de la nouvelle alliance: l'Esprit saint , sous la forme de langues de feu, descendit sur les apôtres et les disciples assemhléset se communiqua a la jeune Église réunie encore tout entière en un même lieu.

(1) Livres consultés : Histoire et écrits des apôtres, par Hess, 3 vol. IV éd. Zurich, I8".H). — Histoire du christianisme dans sa première période , par Planck, Gœltingue, 1818. — Histoire de l'établissement de l'Eglise chrétienne, par A. Neander, Hambourg, 1832. — L'apôtre Paul, par Hensen, publié par Liicke, Grettinguc , 1830. — La vie de saint Paul , apAtre des Gentils. 3 vol. Paris 1735.

Depuis cet instant, il demeure indissolublement lié au corps de sa mystique épouse, comme une âme vivifiante, et conserve en elle l'unité de l'amour et delà foi. Les effets du divin esprit se manifestent aussitôt chez les apôtres. Eux , auparavant si lents à croire, si bornés dans leurs vues, si chancelants et craintifs, font éclater, à partir de cette heure merveilleuse, une énergie de foi. une intelligence de leur mission.

un courage qu'ils ne démentent plus jusqu'à leur mort. Mais c'est le don des langues qui fait d'abord le plus d'impression sur les Juifs et les prosélytes , accourus de tous pays à Jérusalem pour célébrer la fete. Des Parthes et desMèdes, des habitants de la Mésopotamie et de l'Asie-Mineure, des Juifs d'Egypte et de Rome, de Libye, de Crète et d'Arabie, sont stupéfaits d'entendre, chacun dans sa langue, les paroles des disciples. La voix inspirée du prince des apôtres trouve un accès d'autant plus facile, et, dès ce même jour, trois mille convertis viennent s'adjoindre à la société naissante composée de cent-vingt frères.

Une grande partie de ces nouveaux chrétiens, de retour dans leur pays, répandirent la semence de la parole divine, et plus tard les apôtres , sortis de Jérusalem pour évangéliser le monde, trouvèrent, en beaucoup d'endroits, le chemin déjà frayé. Bientôt après, Pierre guérit d'une parole, sur les marches du temple, un homme perclus depuis sa naissance, et son discours produisit un effet si entraînant sur la foule assemblée par ce miracle, que le nombre des croyants monta jusqu'à cinq mille. Les chefs des Juifs ne pouvaient garder le silence plus longtemps. Irrités d'entendre les apôtres annoncer la résurrection du Christ, les prêtres et les Saducéens se saisirent de Pierre et de Jean, les jetèrent dans les fers, et, le lendemain, les amenèrent devant le grand Conseil. Mais lorsque Pierre se fut mis à exposer, simplement et sans détours, la nécessité de la foi en celui qu'ils avaient crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, le Sanhédrin ne sut faire autre chose que leur ordonner de se taire, sous peine d'un grave châtiment.

«Jugez vous-mêmes s'il est juste, devant Dieu, de vous » obéir plutôt qu'à lui, » telle fut la digue réponse des disciples de Jésus. Chaque jour on voyait s'augmenter le nombre des croyants; car les miraculeuses guérisons opérées par les apôtres, spécialement par Pierre, annonçaient Jésus-Christ encore plus haut et d'une manière plus pénétrante que tous leurs discours. On plaçait les malades dans les rues pour que Pierre, en passant, les touchât au moins de son ombre; le peuple apportait aussi , des villes voisines, à Jérusalem des possédés et des malades de toute espèce, et tous s'en retournaient guéris. Les rigueurs de la Synagogue étaient impuissantes à arrêter l'Eglise dans l'effrayante rapidité de ses progrès : on jettait les apôtres en prison , mais la nuit ils étaient délivrés par un ange; on les flagellait, mais ils se réjouissaient d'endurer cet opprobre pour le nom de Jésus. Déjà la pensée était venue au Sanhédrin de les faire assassiner : un de ses membres, Gamaliel, sut empêcher ce crime.

Le premier élan d'amour et de foi dans la jeune Eglise avait tant de force, que non-seulement tous vivaient ensemble comme une famille, mais encore que les riches se dépouillaient volontairement de la plus grande partie de leur bien, et chargeaient les apôtres du soin de le distribuer aux pauvres. Toutefois cette communauté de biens n'allait pas, sans doute, jusqu'à un complet anéantissement des droits et des rapports de la propriété; elle n'était non plus imposée à personne comme un devoir, et elle ne fut point introduite dans les autres Eglises. Mais lorsque A.nanie et Saphire essayèrent de tromper les apôtres en gardant une partie de la somme qu'ils avaient retirée de la vente de leur patrimoine, la mort subite dont ils furent frappés à la parole de Pierre . prouva aux fidèles que ce n'était pas aux hommes mais à Dieu qu'ils avaient menti.

Assemblés dans des maisons particulières, les croyants célébraient le saint sacrifice et recevaient le corps du Seigneur (Us persévéraient dans la fraction du pain , comme

disent les actes des apôtres), mais ils ne laissaient pas que de visiter assiduement le temple, et de prendre part aux prières et aux sacrifices accoutumés. À l'extérieur, ils vivaient encore toul-à-fait en Juifs, observant exactement les cérémonies de la loi, bien que celle-ci, d'après son caractère purement figuratif, eût perdu sa vertu et cédé le pas aux prescriptions de l'Evangile. C'était un temps d'attente et de transition: l'église judaïque n'avait pas encore perdu l'autorité que Dieu lui avait conférée; la synagogue possédait toujours la chaire de Moïse dont Jésus lui-même avait recommandé le respect à ses disciples; en un mot, la nouvelle Eglise ne s'était pas encore entièrement détachée du sein de sa mère, il fallait qu'elle prît des forces auparavant, il fallait que les païens y entrassent en foule. Ceci accompli, et la mesure de la synagogue comblée par son opiniâtre aveuglement en face de la lumière de la vérité toujours croissante, comme aussi par ses sanguinaires persécutions à l'égard des fidèles, tout se réunit, et la ruine de Jérusalem , et la destruction du temple, et la dissolution de l'état, et la dispersion du peuple, pour signaler à la fois le complet renversement de l'ancienne Eglise, et son entière scission avec l'Eglise nouvelle parvenue à sa maturité. Les disciples de Jésus-Christ connaissaient d'avance, par les prédictions de leur maître, le sort réservé à la synagogue et à toute la nation, mais ils ne voulaient anticiper en rien sur les décrets du ciel.

Les Hellénistes, c'est-à-dire les Juifs convertis des provinces où l'on parlait la langue grecque, s'étant plaint que leurs veuves fussent négligées dans la distribution des aumônes, occasionnèrent par là l'institution des sept diacres. Ceux-ci, choisis par les fidèles, et ordonnés par les apôtres, furent chargés de l'administration des deniers communs et du soin des veuves et des pauvres. Les apôtres purent dès lors se livrer sans partage à la prédication; mais les premiers aides qu'ils avaient appelés à leur secours étaient , eux aussi, des hommes remplis de l'esprit saint . lesquels

rcvèlus en même temps de fondions plus élevées, pre chaient également l'Evangile. Cette prédication avait déjà tant de succès, que même des prêtres, et en grand nombre, devinrent croyants. Biais les autres n'en furent que plus furieux : ils choisirent Etienne, le premier des diacres, pour victime de leur rage. Accusé par eux de blasphème et lapidé par eux, Etienne mourut en priant pour ses meurtriers, et emporta au ciel la première palme du martyre. L'effet immédiat de la persécution , qui éclata alors et s'étendit sur toute l'Eglise encore resserrée dans les murs de Jérusalem, fut que les fidèles, à l'exception des apôtres, quittant là capitale, se répandirent, les uns dans les villes voisines, les autres dans des provinces plus éloignées, et posèrent ainsi le fondement de nouvelles églises dans toute la Palestine et la Samarie, et jusques en Phénicie, en Syrie et à Cypre. La parole et les guérisons miraculeuses du diacre Philippe gagnèrent à l'Evangile beaucoup de Samaritains qui, confirmés ensuite par Pierre et par Jean, reçurent d'eux les dons du saint Esprit. Dans le même temps, le magicien Simon, voulant obtenir des apôtres, pour de l'argent, la puissance de communiquer ces dons divins, fut repoussé par Pierre avec horreur. Une rencontre ayant été providen tiellement amenée entre Philippe et un des principaux ofliciers de la cour d'Ethiopie, prosélyte païen de la porte , c'est-à-dire de la justice, qui se rendait par motif de piété à Jérusalem, celui-ci fut converti cl baptisé, et, de retour dans son pays, il y propagea le christianisme.

Parmi les persécuteurs des croyants , se faisait remarquer par son infatigable activité, par son zèle fougueux et presque féroce, Saul, jeune homme né à Tarse, en Cilicie, de parents juifs de la tribu de Benjamin, mais qui étaient citoyens romains. Disciple de Gamaliel , c'est-à-dire élevé dans les principes des Pharisiens, il avait déjà assisté avec joie au supplice d'Etienne, et maintenant que les Pharisiens et les Saducéens, animés d'une haine égale conlre l'ennemi commun, réunissaient leurs efforts pour étouffer l'Eglise au

berceau, il pénétrait daus les maisons, arrachait les hommes et les femmes pour les jeter en prison, ou les faire flageller dans les synagogues, et réussissait ainsi à en pousser quelques-uns à l'apostasie, livrant à la mort ceux qui restaient inébranlables. Afin d'arrêter les progrès de l'Evangile hors de la capitale, il se fit donner, par le grand Conseil, en l'année 35 ou 36, des lettres adressées aux présidents des synagogues dans la Palestine et dans la Syrie, avec des pleins pouvoirs pour conduire, chargés de chaînes à Jérusalem, ceux dont il se serait emparé. Mais précisément cet homme était celui que Dieu avait choisi pour en faire le principal et le plus noble instrument de la propagation de la foi chez les païens. Il se rendait à Damas, lorsque tout à coup, au milieu du chemin, il est investi par les rayons d'une lumière surnaturelle. Frappé d'éblouissement , il se jette à terre et entend ces paroles : «Saul, pourquoi me persécutes-tu» Sur sa demande : «Qui êtes- vous, Seigneur?» il reçoit pour réponse : «Je suis Jésus que tu persécutes;» et, en même temps, l'ordre lui est donné de se rendre à Damas où il apprendra ce qu'il doit faire. Pendant sou séjour dans cette ville, où il demeure privé de l'usage de ses yeux, et sans boire ni manger, l'aveuglement de son âme disparaît : le disciple Ananias, à qui une vision céleste l'a révélée, lui fait connaître sa vocation, qui est désormais de confesser le Christ devant les païens et les Juifs, après quoi il lui rend la vue par l'imposition des mains, et lui donne le baptême. Saul, complètement changé, prêche, aussitôt que Jésus est fils de Dieu, dans la même ville où il avait voulu déployer son zèle pour la loi de Moïse, en persécutant les disciples de l'Evangile. De là il va dans l'Arabie Pétrée, soit pour prêcher les Juifs qui s'y trouvaient, soit pour se préparer, dans la retraite, à sa mission apostolique. Trois années après, de retour à Damas, il lui fallut fuir pendant la nuit pour échapper aux embûches des Juifs qui voulaient le tuer. Alors il fit son premier voyage à Jérusalem, où les fidèles le reçurent d'abord avec défiance,

sans doute parce qu'ils ignoraient sa conversion, du moins dans ce qu'elle avait eu de particulier. Ceci n'empêcha pas toutefois Barnabe de le présenter à Pierre et à Jacques le mineur. Il prêchait courageusement l'Evangile dans les synagogues, mais les tentatives de meurtre des Hellénistes irrités contre lui l'ayant bientôt forcé de partir, il se rendil directement à Tarse, sa ville natale.

Cependant l'heure était venue où les portes de l'Eglise , jusqu'alors ouvertes aux seuls Juifs, devaient aussi laisser entrer librement les païens. Pierre, qui parcourait la Palestine, employant à constituer et à étendre les nouvelles églises le repos que lui laissait la fin de la persécution, fut préparé à ce grand événement par une vision dans laquelle il reçut l'avertissement de ne plus regarder comme souillé ce que Dieu lui-même avait déclaré pur. Dans le même temps , une autre vision ordonnait à un homme craignant Dieu, au centurion Cornelius de Césarée, d'envoyer chercher le chef des apôtres à Joppé , où il venait de rappeler à la vie Tabitha. Pierre vint et annonça l'Evangile au centurion et à ses amis animés des mêmes sentiments. Pendant qu'il exposait la divine doctrine, son auditoire, uniquement composé de païens, reçut tout à coup les dons du Saint- Esprit, et ils se mirent à parler des langues qu'ils n'avaienl jamais apprises. Voyant cela, le chef des apôtres n'hésita pas à baptiser des hommes si évidemment appelés de Dieu. Au fait il était besoin d'un signe extraordinaire pour briser le mur de séparation élevé, jusqu'à cette époque, entre la nation juive et les autres peuples, et pour réconcilier les chrétiens judaïsanls avec la pensée que des païens pouvaient prendre part aux droits de la nouvelle alliance, sans avoir été auparavant prosélytes. Ce fut là ce qui obligea Pierre, de retour à Jérusalem, d'opposer le miracle de Césarée aux Juifs convertis , qui lui reprochaient d'être en relation avec des incirconcis et de les admettre parmi les frères.

L'église de Jérusalem èlanl uniquement composée de chrétiens judaïsants, il en fallait une autre qui lui poifl le!

convertis du paganisme ce que la première était alors pour les fidèles de Judée, de Galilée et de Samarie. Les fondements de cette seconde église-mère furent posés dans la principale ville de l'Orieut romain, à Aolioche, où des hommes de Cypre et de Cyrène annonçaient aussi aux Gentils Jésus le rédempteur, et en convertissaient un grand nombre. Quand ceci fut connu à Jérusalem, les apôtres envoyèrent à Antioche Barnabe, un de leurs coopérateurs, pour organiser et diriger la nouvelle église. C'était un lévite, appelé Josèphe avant que les apôtres eussent changé son nom en celui de Barnabe, c'est-à-dire fils du prophète. Il alla d'abord à Tarse prendre un aide en la personne de Saul. Les efforts réunis de ces deux hommes créèrent, dans l'espace d'une année, une église considérable dont les membres furent, pour la première fois, désignés sous le nom de chrétiens ( chrisliani). La terminaison latine de ce mot donne à conclure qu'il fut employé d'abord par les Romains demeurant à Antioche. Quelque temps après, Pierre prit la direction de celte église, et fut le fondateur du siège d' Antioche, qu'il confia ensuite à Evodius en parlant pour Rome (1).

Une seconde persécution , mais dirigée cette fois spécialement contre les chefs de l'Eglise naissante, fut suscitée par

(1) Le silence de saint Luc, qui omet tant de choses, ne prouve rien contre les témoignagnes formels d'Origène , d'Eusèbe de saint Je'rôme , de saint Jean Chrysostôme et de saint Innocent I. Si Eusèbe appelle une fois Evodius le premier évêque d'Antioche, il dit dans un autre endroit : «Ignace fut le deuxième successeur de Pierre » sur ce siège (H. E. 3 , 36).» Que Pierre soit allé à Antioche, cela est exprimé positivement dans l'épîlre aux Galates (2,11), mais le temps qu'il y passa est incertain , quoique quelques Pères portent à sept années la durée de son épiscopat dans cette ville. — Voir Lequien , Oriens christ. II, 673. — Tillemont (Mém. eccl. I, 2, 741) soupçonne que la nouvelle de l'épiscopat de saint Pierre à Antioche repose purement et simplement sur les Recognitions Clémentines, mais il est bien plus naturel d'admettre que l'auteur des Recognitions a adopté la tradition existante , tout en l'ornant à sa manière.

Hérode Agrippa, petit fils d'Hérode-le-Grand. à qui l'empereur Claude avait conféré en même temps la dignité royale et le gouvernement de la Judée. Voulant se montrer juif zélé, et désireux de plaire au peuple, Hérode-Agrippa fit décapiter l'apôtre Jacques, fils de Zéhédée , et jeter Pierre en prison sous la garde la plus sévère. Le chef de l'Eglise , pour la délivrance duquel les croyants alarmés priaient sans relâche, fut délivré, pendant la nuit, par un ange, avant d'être conduit devant le peuple, d'où l'ou devait le mener au supplice. Il quitta Jérusalem sur-le-champ, et la mort subite d'Agrippa, après laquelle la Judée devint province romaine, mit fin à la persécution. Ce fut dans ce temps que Saul et Barnabe vinrent ensemble à Jérusalem, porteurs d'une collecte des fidèles d'Auîioche, pour secourir leurs frères pendant la chèreté prédite par le prophète chrétien Agabus.

L'entière dispersion des apôtres, dans le but d'exécuter les ordres du Seigneur relatifs â la prédication de l'Evangile, parait s'être effectuée peu de temps après la mort d'Agrippa. Selon une tradition très-ancienne et digne de foi, Jésus leur avait enjoint de rester douze années à Jérusalem et dans la Judée avant de partir pour leurs lointaines missions (1). Ce terme expiré , il se séparèrent pour ne plus jamais se réunir ici-bas. L'histoire de la plupart d'entre eux, à partir de ce moment, est enveloppée de ténèbres presque impénétrables. Saint Luc désormais ne rapporte que les actes de saint Paul, et, a l'exception de saint Pierre, de saint Jean, et de saint Jacques, sur lesquels l'on possède quelques renseignements plus précis, on en est réduit, pour

(1) Cette tradition est rapportée par Appolloniiis, écrivain du deuxième siècle (apud Euseb. H. E. 5, 18) qui invoque , à ce sujet, la tradition orale. Clément d'Alexandrie en parle aussi ( Strom. G, :> ) d'après le livre apocryphe, mais très-ancien intitulé : La Prédication de

Pierre. Voici les paroles de Notre Seigneur telles que que ce dernier écrivain les rapporte : a Mit* faJVica .«t» eï;/9st:- ut t$v Kot/uov, un ru tiita

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tous les autres, à de courtes indications, souvent incertaines, touchant leurs travaux apostoliques et leur mort. André, frère de Pierre, prêcha dans les provinces septentrionales de l'Asie Mineure et dans la Scythie, c'est-à-dire dans les pays baignés par la Mer JNoire ; il fut crucifié à Patra en Achaïe. Philippe, l'apôtre, mourut à Hiérapolis dans un âge avancé. Barthélémy annonça, dit-on, l'Evangile dans l'Inde, vraisemblablement dans la partie de l'Arabie située en face de l'Ethiopie. On rapporte de l'Alexandrin Pantène que, voyageant cent ans plus tard dans les lieux où cet apôtre avait enseigné, il trouva, chez les chrétiens, un Evangile de saint Mathieu en langue hébraïque, apporté par Barthélémy. Thomas doit avoir évangôlisé lesParthes, parmi lesquels vivaient beaucoup de Juifs , et de là s'être rendu jusqu'aux Indes Orientales, où il aurait propagé largement le christianisme. Judas Thaddée serait allé en Syrie, en Arabie, en Mésopotamie et en Perse. Mais les nouvelles que nous avons de lui , ainsi que de Simon et de Matthias, viennent d'écrivains postérieurs d'une critique très-peu sûre, et, en général, il n'est pas probable que ces apôtres aient laissé de côté des pays plus rapprochés d'eux pour aller chez des peuples si éloigués.

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