DB LA SOCIÉTÉ DES ÉTUDES HISTORIQUES
7, RUK DE MÉDICIS^.7
KJ 2-
DU
Ék
TOULODSB. — IMP. A. CHAUVIN BT FILS, RDB DBS 8ALBNQUB8 . t8.
préface: ,
Ce volume contient la description et Texplica- ;:ion des principales cérémonies du culte catholique, telles qu'on les célébrait, du quatrième au neuvième siècle, dans les églises de l'Occident lalin. 11 porte un titre un peu ambitieux, qui nest pas tout à fait celui que j'aurais voulu. Mais je xî'8.i pas cru devoir repousser les suggestions de îrAon éditeur et je me suis contenté de reléguer au i^viii^:^ titre l'étiquette que j'avais rêvée.
Au tond, il n y a ici que des notes de tours. J'ai traité ce sujet à deux ou trois reprises dans mon enseignement de Tlnstitut catholique. Mes élèves et quelques autres personnes ont désiré avoir mes leçons par écrit : je les leur donne.
C'est peu de chose, assurément, et je n'ai pas la prétention de comparer ce petit livre aux grands travaux des liturgistes français et étrangers, qui, depuis le dix-septième siècle, ont approtondi toutes les parties de cet immense domaine. Mais les petits livres ont leur utilité. Les commençants , qui ont besoin de s'orienter, les personnes pressées, absorbées par des études qui côtoient celles -ci et qui désirent se mettre vite au courant, me feront
il PRÉFACÉ.
peut-être bon accueil. Du reste, grâce aux limites assez étroites où je me suis renfermé , il m'a été possible de travailler toujours de première main, sur les textes originaux.
vSi peu que Ton dépasse le temps de Charlemagne pour TOccident et une limite à peu près équivalente pour rOrient, on se trouve en présence d'une telle quantité de livres liturgiques qu'il faudrait avoir devant soi plusieurs vies pour les étudier et les classer convenablement. Les grands ouvrages, si méritoires, de Renaudot et de Martène ne donnent qu'une faible idée de l'appareil conservé dans les bibliothèques de manuscrits. Mais si Ton remonte au delà du neuvième siècle, les livres liturgiques sont incomparablement plus rares : il n'est pas impossible de les étudier tous et même de les éclairer par des rapprochements empruntés aux autres documents historiques. C'est ce que j'ai essayé de faire, sans recourir, il est vrai, aux manuscrits, malheureusement fort dispersés , et en m'en tenant aux textes publiés par Tommasi, Mabillon, Martène, Muratori, etc. Ce dernier a réuni les pièces principales dans les deux volumes de sa Liiurgia Romana vetus^ qui forme comme un Corpus^ incomplet sans doute, mais fort commode , des anciens livres liturgiques latins.
C'est de la liturgie latine que je me suis occupé surtout, ne cherchant dans les usages grecs ou orientaux que des termes de comparaison. Notre vieille liturgie gallicane, celle de saint Césaire d'Arles, de saint Germain de Paris, de saint Grégoire de Tours, celle à laquelle les histoires et les conciles des temps mérovingiens font à chaque instant al-