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PRÉFACE. III

lusîon , méritait d'être mise en relief, comme un vénérable monument de nos antiquités religieuses. Je crois avoir ajouté quelques observations nouvelles aux conclusions de Mabillon et de Martène, surtout en ce qui regarde le rituel de Tordination et celui de la dédicace. Mais c'est surtout vers la liturgie romaine que j'ai dirigé mes recherches. C'est évidemment celle dont l'histoire est le plus intéressante pour nous, puisque elle est, depuis des siècles, la seule liturgie de l'Occident.

Bien que je ne me sois pas interdit, quand cela m'a semblé possible, de remonter au delà du quatrième siècle, je me suis tenu cependant le plus souvent dans une région chronologique moins reculée. On peut relever des faits liturgiques très intéressants dans les documents antérieurs à Constantin ; mais ces faits sont isolés , ces documents sont rares et rarement explicites. La conjecture a vraiment trop à faire pour ces temps-là. Mieux vaut descendre un peu plus bas ;et procéder sur des renseignements à la fois sûrs et abondants.

Je n'ai pas dit sur ces origines liturgiques tout ce que l'on en voudrait savoir , ni sans doute tout ce que l'on en pourrait savoir. Mon érudition a des limites. D'autre part, je n'ai pas voulu, encore une fois, faire un gros livre, mais un petit livre. C'est pour cela que je me suis abstenu systématiquement de raccorder par des explications l'usage présent avec l'usage ancien. Ces explications eussent été interminables. J'en dis autant des questions théologiques ou confinant à la théologie qui se posent à propos de certains rites , par exemple de l'épiclèse de la messe , de la réconciliation des

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