POST SANCTUS
Vere sanctus , vere benedictus dominus noster lesus Christus filius tuus. Qui, cum Oeus esset maiestatis, descendit de caelo, formam servi qui primas perierat suscepit , et sponte pati dignatus est ut eum quem Ipse fecerat liberaret. Unde (2) et hoc paschale sacrificium tibi offerimus pro his quos ex aqua et Spiritu sancto regenerare dignatus es, dans eis remissionem omnium peccatorum^ ut invenires eos in Ghristo lesu domino nostro ; pro quibus tibi, Domine, supplices fundimus preces ut nomina eorum pariterque famnli tui imperatoris scripta habeas in libro viven-
(1) « 'A^ioç Y*P fil, ûç àXY|6wç, xal icocvdftoc... (Cl. OP.). — 'A^ioç el, poatXeu Tûv &«f^^ ^^^ iràoT]; à-xuà^^tri^ x^ptoc... (Jac). — nXi^pv); ^^p loriv, <bc àXv)6â>c , ô oOpavè; xal if) Y^j ti}; à.'^oj^ aov 8ô^; (Aiex.). »
(2) Cette phrase a quelque analogie avec le Hanc igitur de la messe ^ pascale suivant l'usage romain.
tiura. Per Christum dominum oostrum, qui pridie quam^^ro aostra et omnium salute pateretur, accipiens pauem, etc. (i).
Dans les anciens livres gallicans, le récit de Tinstitution de TEucharistie est toujours omis, ou plutôt on se borne à l'indiquer par les premiers mots ; le célébrant devait le savoir par cœur. Voici le texte ambrosien :
Qui pridie quam pro oostra et omnium salute pateretur, accipiens pancm elevavit oculos ad te , Deum Patrem suum omnipo* tentcm , tibi gratias agens benedixit, fregit , deditque discipuUs suis diccns ad eos : « Hoc est enim corpus meum. » Simili modo, postea quam caenatum est, accipiens calicem elevavit oculos ad caolos, ad te, Deum Patrem suum omnipotentem, item tibi gratia» agensy benedixit, tradidit discipulis suis, dicens ad eos : « Accipite et bibite ex eo omnes ; hic est enim calix sanguinis mei , Dovi et aeterni testamenti , mysterium fidei , qui pro vobis et pra multis effundetur in remissionem peccatorum. » Mandans quoque et dicens ad eos : a Haec quotienscumque feceritis» in meam commemorationem facietis , mortem meam praedicabitis , resurrectiouem meam adnuntiabitis, adventum meum sperabitis, donec iterum de caelis veniam ad vos.
Voici maintenant le texte du missel mozarabique :
[Adesto (2), adesto, lesu, bone pontifex, in medio nostn, sicut fuisti in medio discipulorum tuorum ; sanctifica banc oblationem ut sanctificata sumamus per manus sancti angeli tui, sancte domine ac redemptor aeterne.
Dominus noster lesus Ghristus in qua nocte tradebatarj accepit panem et gratias agens benedixit ac fregit» deditque discipulis
(1) n est à peine besoin d'avertir que les missels imprimés et même les missels manuscrits du bas moyen âge ont adopté ici la .première partie du canon romain, bien qu'elle fasse manifestement double emploi. Je me réfère au sacramentaire de Biasca et à ceux d'un âge analogue.
(2) La prière Adesto ne peut être primitive , car dans les missels fltiérovingiens du septième et du huitième siècle le Vere sanctus est ^ujours joint immédiatement au Qui pridie. — Les mots Dominus noster f etc., sont un raccord ; je lesmets entre crochets avecl'oraison
*A4esto jusqu'à l'endroit oii le texte se relie grammaticalement aux premiers mots du Qui pridie.
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sois, dîceiis : « Âocipite et manducate : hoc est corpus meum quod pro vobis tradetur. Quotiescamque manducaveritis , hoc facile in meam commemorationein. > — ^- AmeD. — Similiter et calicem postquam caenavit , dicens : « Hic est calix novi testameoti in meo sanguine, qui pro vobis et pro muftis effundetur lu remissionem peccatorum. Quotiescumque biberitis, hoc facile in meam commemorationem. — ^. Amen. — Quotiescumque mauducaveritis panem hune et calicem istum biberitis, mortem Domiui anountiabitis, donec veniet in claritatem de caelis. — i|. Amen.
Dans ces deux formules , la dernière phrase s'inspire d'un passage de saint Paul (/ Cor.^ XI, 26); un trouve un développement semblable dans la liturgie des Constitutions , dans celles de saint Jacques , de saint Basile, de saint Cyrille et de saint Basile (copte).
La rencontre des deux liturgies mozarabique et ambrosienne, soit entre elles soit avec les liturgies 'd'Orient, sur un détail de cette importance, est un fait très remarquable.
13* L'épiclèse.
Vient ensuite une prière (1) dans laquelle on développe tantôt ridée de la commémoration du Seigneur, tantôt celle de la transformation eucharistique par l'opération du Saint Esprit. Il arrive même assez souvent que ni Tune ni l'autre de ces deux idées ne se trouve exprimée. Je donnerai deux spécimens, tous deux empruntés au Missale gothicum, le premier à la messe de Noël, Tautre à la messe de la Circoncision. L'oraison est introduite par une rubrique variable : Post sécréta , Post Pridie , Post mysterium.
PosT Sborbta. — Noël.
Gredimus , Domine , adventum tuum ; recolimus passionem
(1) Isidore y loc, cit. : <c Porro sexta ex hinc succedit, conformatio sacramenti, ut oblatio quae Deo offertur, sanctiûcata par Spiritum aanctom, Gbristi corpori ac sanguini conformetur. »
tuam. Corpus tuiim in peccatorum nostrorum remissionem confractum est, sanguis sanctus tuus iD pretium nostrac redempiionis effusus est ; qui cum Pâtre et Spiritu sancto vivis et régnas in saecul[a saeculorum].
Circoncision.
Haec nos, Domine, instituta et praecepta retinentes, suppliciter oramus uti hoc sacrificium suscipere et benedicere et sanctificare digneris; ut fiât (1) nobis eucharistia légitima in tuo Filiique tui nomine et Spiritus sancti, in transformationem corporis ac sanguinis domini Dei nostri Icsu Christi, unigeniti tui, per quem omnia créas, creata benedicis, benedicta sanctifîcas et sanctificata largiris , Deus , qui in trinitate perfecta vivis et régnas in saecula saeculorum.
Ces courtes formules ont été remplacées à Milan par la suite du canon romain , U7ide et memores , etc. Mais ici encore il est possible de signaler dans les plus anciens manuscrits une trace de conformité avec Tusage gallican. Dans ces manuscrits, les prières Unde et memores , Supra quae , Supplices te rogamus^ Mémento, Nobis quoque, sont supprimées le jeudi saint, et, à leur place, on trouve la formule suivante (2) :
Uaec facimus, tiaec celebramus, tua Domine, praecepta servantes et ad communionem inviolabilem hoc ipsum quod corpus Domini sumimus mortem dominicam nuntiamus.
14* La fraction.
Germain : Confractio vero et commiœtio coiyoris Domini tcmtis mysteriis declarata... In hac confractione sacerdos \>ult augere; ibidem débet addere^ quia tune caelestia terrenis miscentur et ad orationem sacerdotis
(1) Les mots qui suivent sont une sorte de formule consacrée, caractéristique de Tépiclése gallicane.
(2) Le Canon du jeudi saint a été publié par Mnratori, Lit. RomanM. vetuSj t. I, p. 133, d'après un manuscrit qui appartient maintenaat i M. le marquis Trotti (décrit par M. Delisle, toc. cit,^ p. 2052).
i ^aeli aperiuntur. Sacerdote autem frangente , supplex
i clems psallit antiphonam, quia [Christo] patiente dolore
mortis, omnia (1) trementis testata sunt elementa. Oratio
! vero dominica pro hoc ibidem- ponitur ut omnis oratio
nostra in dominica oratione claudatur.
La fraction était très compliquée ; uqe certaine dose -de superstition s'introduisit de bonne heure dans ce rite. On arrangeait sur la patène les parcelles de Thostie de manière à dessiner une forme humaine. Le con- * elle de Tours de 567 interdit cette pratique et or- 4 donna de disposer les parcelles en forme de croix (2). ' C'est encore, avec une légère variante, Tusage moza- . rabique. Les parcelles de Thostie sont disposées ainsi qu'il suit ; chacune a sa désignation spéciale, correspondant aux mystères de la vie du Christ :
Mors
Corporatio
Nativitas
Circumcisio
Resurrectio
Âpparitio
Passio
Regnum
<!) Sic— J*ai suppléé Christo ; il doit encore manquer quelque chose. (2) ce Ut corpus Domini in altari non in imaginario ordine, s%à sub
En Irlande Thostie était divisée de sept façons différentes, suivant les fêtes (1) ; en cinq parties aux messes communes, en sept aux fêtes des saints (confesseurs) et des vierges, en huit aux fêtes des martyrs, en neuf le dimanche , en onze aux fêtes des apôtres , en douze aux kalendes de. janvier et au jeudi saint, en treize le dimanche après Pâques et le jour de l'Ascension , en soixante-cinq aux fêtes de Noël, de Pâques et de la Pentecôte. On les disposait en forme de croix, avec quelques complications quand elles étaient nombreu-^ ses ; à la communion chacune des parties de la croix ou de ses appendices était distribuée à un groupe spécial de personnes, prêtres, moines, etc.
Pendant que s'opérait ce rite, le chœur exécutait une antiphone. C'est celle que la liturgie ambrosienne^ appelle Confractorium\ dans la liturgie mozarabique on suppose aussi un chant de cette forme ; mais les livres mozarabiques actuels le remplacent par la récitation du symbole. Le texte suivant m'est fourni par le missel de Stowe; il est à remarquer que ce n'est pas une antiphone, mais un répons.
Fiat, Domine, misericordia tua super nos quenriadmodum speravimus in te.
Cognoverunt Dominum, alléluia, in fractione panis, alléluia.
Panis quem frangimus corpus est domini nostri lesu Christi , alléluia.
Calix quem benedicimus, alléluia, sanguis est domini nostri lésa
crucis titulo componatur » (Conc. Tur,^ II, c. 3). C'est, je crois, contre le mémo abus que protestait le pape Pelage I*' dans une lettre écrite , vers 558 , à l'évéque d'Arles Sapaudus (Jaffé , 978) : « Quis etiam illius non excessus, sed sceleris dicam, rodditurus est rationem, quod apud vos idolum ex similaginc, ve iniquitatibus nostris ! patienter fieri audivimus , et ex ipso idolo fideli populo , quasi unicuique pro merito, aures, oculos, manus ac diversa singulis membra distribui ? »
(1) Traité irlandais sur la messe (dixième sièclej, dans le missel de^ Stowe, Whitley Stokes^ p. 10. Cf. ci-dessus, p. 148, note 2.
Christi, alléluia, in remissionem peccatorum nostrorum, alléluia.
Fiat, Domine, misericordia tua super nos, alléluia, quemadmodum speravimus in te , alléluia.
Cognoverunt Dominum , alléluia.
Le chant terminé, on récitait Toraison dominicale (1) , encadrée , comme dans toutes liturgies , entre une courte préface et un développement du Libéra nos a malo. Voici ces deux textes, d'après le Missale gothicum pour le jour de Noël :
Non nostro praesumentes , Pater sancte , merito , sed domioi jiostri lesu Christi Filii tui obedientes imperio, audemus dicere :
Pater noster, etc.
Libéra nos, omnipotens Deus, ab omni malo, ab omni periculo, et custodi nos in omni opère bono, perfecta veritas et vera libertas, DeuSy qui régnas in saecula saeculorum.
Le Pater était récité, non seulement par TofiBciant, mais encore par le peuple (2). Actuellement, dans le rit mozarabique , Tassistance n*a d'autre rôle que de répondre Amen, à chacune des demandes du Pater,
Venait ensuite le rite de la Commixtion. L'officiant trempait dans le calice une ou plusieurs des parcelles consacrées. Dans le rit mozarabique actuel, c'est la particule Regnum qui sert à cet uisage. Le célébrant ;la tient au-dessus du calice et dit par trois fois :
Vicit lep de tribu luda, radix David, alléluia.
(1) C'est la dernière des sept prières énumérées par saint Isidore {loCj, cit.) : m Harum ultima est oratio qua Dominus noster discipulos •sucs orare instituit , etc. » — Avant le Pater ^ on récitait , en Espagne, le symbole de Nicée. Cet usage fut introduit par une prescription formelle du troisième concile de Tolède (589), c. 2 (cf. Isidore, toc, cit.f c. 16).
(2) Greg. Tur., Virt. s. MartinU II, 30. C'est l'usage grec; cf. Greg. M., Ep., IX, 12.
On lui répond :
Qui sedes super Cherubim, radix David, alléluia.
Puis il laisse tomber la particule dans le calice en disant :
Sancta sanctis ! Et coniunctio corporis domini Dostri lesu Ghristi sit sumeDtibus et potantibus nobis ad veniam, et defunctis fidelibus praestetur ad requiem.
L'ordre de ces cérémonies, dans le rit mozarabique, est attesté par le quatrième concile de Tolède, c. 17, qui mentionne d'abord Toraison dominicale , puis la Commixtion (coniunctionem panis et calicis)^ puis la Bénédiction , enfin la Communion.
Dans le rit ambrosien , le Pater est récité après la Fraction, mais la Commixtion suit immédiatement la Fraction, comme dans le rit romain depuis saint Grégoire. Le Sancta Sanctis a disparu aussi.
15"* La bénédiction.
Germain (1) : Benedictionem vero populi sacerdotibus fundere Dominus per Moysen mandavit,,. Propter serva/ndum honorem pontificis sacri constituerunt canones ut longiorem benedictionem episcopus proferret, brevio^ rem presbyter fimderet, dicens (2) : « Pax, fides et cari tas et communicatio corporis et sanguinis Domini sit semper vobiscum. »
La Bénédiction a donné lieu à un grand nombre de formules , variables suivant la fête , dont Tusage survécut en France à l'adoption de la liturgie romaine- On les retrouve encore, au moment où j'écris, dans le rituel de l'église de Lyon. Le diacre avertissait les
(1) Cf. Isidore, loc, cit., c. 17.
(2) Dicit, éd.
fidèles d'incliner la tête sous la bénédiction de Févéque. La formule dont il se servait, attestée par saint Césaire d'Arles (1), est encore usitée dans le ritmozarabique : Humiliate vos benedictioni / C'est l'analogue de la formule grecque : Tiç xscpaXiç ^fxwv tÇ Kup((i> xXiv(0(xev ! Après le salut ordinaire (2), l'évêque prononçait une bénédiction en plusieurs phrases , à chacune desquelles l'assistance répondait Amen.
Deus , qui adventum tuae maiestatis per angelum Gabrihelem priusquam descenderes nuntiare iussisti,
Qui digoauter intra humana viscera ingressus , ex alvo virginis hodie es mundo clarificatus ,
Tu, Domine , benedic banc familiam tuam , quam bodierna solemuitas in adventu tuo fecit gaudere ;
Da pacem populo tuo, quem pretiosa nativitate vivificas et passionis toierantia a morte perpétua redemisti ;
Tribue eis de tbesauro tuo indeficientis divitias bonitatis ; reple eos scientia , ut impoUutis actibus et puro corde sequantur te ducem iustitiae, quem suum cognoscunt factorem ;
Et sicut in diebus illis advenientem te in mundo perfidia Herodis expavit et periit rex impius a facie régis magni, ita nunc praesenti tempore celebrata soiemnitas peccatorum nostrorum vincla dissolvat ;
Ut cum iterum ad iudicandum veneris , nullus ex nobis ante tribunal tuum reus appareat ; sed discussa de pectoribus nostris caligine tenebrarum , placeamus conspectui tuo et perveniamus ad illam terram quam sancti tui in requiem possidebunt aeternam.
La courte formule , à l'usage des prêtres , se retrouve, à peu près telle que saint Germain la donne, dans le missel irlandais de Stowe et dans la liturgie ambrosienne. Missel de Stowe :
Fax et caritas domini nostri lesu Christi et communicatio sanctorum omnium sit semper nobiscum.
(1) <c Rogo, fratres, quoties clamatum fuerit ut vos benedictioni hu~ miliare debeatis, non vobis sit laboriosum capita inclinare, quia non homini, sed Deo humiliatis » (Aug. serm., 285, n» 2).
(2) Moz.
Missel ambrosien :
Pax et communicatio domini nostri lesu ChrisU sit semper vobiscum.
Ici , le rit ambrosien place la cérémonie du baiser de paix, en conformité avec l'usage romain.
16° La communion.
Germain : Tr^canum vero quod psallitur signum est cathoUcae fidei de Trinitatis credulitate procedere. Sic enim prima in secunda , secunda in tertia et rursv/m tertia in secunda et secunda rotatur in prima. Ita Pater in Filio mysterium Trinitatis complectit : Pater in Filio, Filius in Spiritu sancto, Spiritus sanctus in Filio et Filius rursum in Pâtre.
Pour la communion, en Gaule, les fidèles entraient dans l'enceinte sacrée et venaient jusqu'à Tautel (1). En Espagne il n'en était pas de même ; les prêtres et les diacres communiaient à Tautel, les autres clercs dans le chœur (en avant de Tautel), les laïques hors du chœur (2). Les hommes recevaient l'hostie sur la main nue, les femmes sur la main revêtue d'un linge appelé dominical , qu'elles apportaient pour cet usage (3). Pendant la communion, on exécutait un
(1) Conc, Turon. II, 4 : « Ad orandum et communicandum laicis ^etfeminis, sicut mos est, pateant sancta sanctorum. » Cf. Greg. Tur., H. Fr,, IX, 3; X, 8 : « ad altarium. »
(2) Conc. Toi, IV, c. 17.
(3) S. Césaire (serm. 252 de Tempore, Mlgne , P. L. , t. XXXIX, p. 2168 : « Omnes viri, quando ad altare accessuri sunt, lavant ma- Bus suas; et omnes mulieres nitida exhibent linteamlna ubi corpus Ohristi accipiant. » Synode d'Auxerre, vers 578, c. 36, 37, 42 : « Non licet mulieri nuda manu eucharistiam acciperc. Non licet mulleri manum suam ad pallam dominicam (la nappe d'autel) mittere. Ut una-
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morceau de chant que saint Germain appelle Trecanv/m et qui lui paraît être une expression du dogme •de la Trinité. Voici ce chant, d'après la formule mozarabique :
Gustate et videte quam suavis est Dominus. Âlleluia! ÂUeluia! Alléluia !
Benedicam Dominum in omni tempore, semper laus eius in ore .meo. AUeluia ! Alleluia ! AUeluia !
Redimet Dominus animas servorum suorum , et non derelinquet omnes qui speranl in eum. Alleluia ! AUeluia ! Alleluia !
Gloria et honor Patri et FiUo et Spiritui sancto in saecula saeculorum. Amen. Alleluia ! AUeluia ! Alleluia !
Les deux premiers versets se retrouvent dans les chants de communion du missel de Stowe et de TAntiphonaire de Bangor ; ils sont beaucoup plus longs que celui-ci, mais comme lui entrecoupés d'Alleluia (1). Il est remarquable que les trois versets du Trecanum mozarabique soient empruntés précisément au psaume 33, qui, dans saint Cyrille de Jérusalem, dans la liturgie des Constitutions apostoliques, et dans celle de saint Jacques, est marqué comme étant le chant de la communion (2).
Je crois devoir donner ici , comme spécimen de la poésie liturgique gallicane , une hymne composée pour servir de variante au psauine de communion.
quaeque mulier quando commuDicat dominicalem suum habeat; quod si qua non habuerit, usque in alium diem dominicum non communicet. »
(1) Un chant entrecoupé d'alleluia, comme celui-ci, se rencontre aussi dans la liturgie arménienne et dans la liturgie syriaque de saint Jacques. — La liturgie ambrosienne a ici un chant appelé Transitorium.
(2) Le verset marqué avant la postcommunion dans le missel mozarabique a dû se rattacher originairement au Gustate. Le voici : Refecti Christi corpore et sanguine te laudamuSy Domine, Alleluia ! .Alleluia ! Alleluia !
Elle figure dans l'Antiphonaire de Bangor (i). rythme est celui des trimètres iambiques :
Sancti venite, Christi corpus sumite, sanctum bibentes quo redempti sanguinem.
Salvati Christi corpore et sanguine, a quo refecti laudes dicamus Deo.
Hoc sacramento corporis et sanguinis omnes exuti ab inferni faucibus.
Dator salutis Christus, Filius Dei, mundum salvavit per crucem et sanguinem,
Pro universis immolatus Dominus ipse sacerdos existit et hostia.
Lege praeceptum immolari hostias qua adumbrantur divina mysteria.
Lucis indultor et salvator omnium praeclaram sanctis largitus est gratiam.
Accédant omnes pura mente creduli, sumant aeternam salutis custodiam.
Sanctorum custos rector quoque Dominus vitae perennis largitor credentibus.
Caelestem panem dat esurientibus, de fonte vivo praebet sitientibus.
Alfa et Oméga (2) ipse Christus Dominus venit, venturus iudicare homines.'
17' L'action de grâces.
La communion finie, Tévêque invite rassemblé remercier Dieu , puis il prononce lui-même la pri
(1) Mignç, p. L. , t. LXXII, p. 587; Warron, loc. cit., p. 187 titre est : Ymnum quando commonicarent sacerdotes,
(2) (0 éd. Pour la mesure, il faut autre chose que le son o. Je pose qu'il y a élision entre Alfa et et.
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-d'action de grâces. Voici ces deux formules, d'après le Missale gothicum du jour de Noël :
POST COICMUNIONEM.
Cibo caelesti saginati et poculo aeterni calicis recreati, Fratres karissicni , Domino Deo nostro laudes et gratias indesioeoter agamus , petentes ut qui sacrosauctum corpus domini nostri lesu Christ! spiritaliter sumpsimus, exuti a carnalibus vitiis, spiritales effîci mereamur, per doiliiQum nostrum lesum Christum Filium suum.