‹ Origines et raison de la liturgie catholique en forme de dictionnaireChapitre 183 sur 519 · CUSTODE · texte numérisé non relu

CUSTODE

Le» Ordres romains partent d'un rase destiné à contenir les hosties consacrées et qu'ils appellent custodia deaurata. Ce n'est autre chose que ce qu'on nomme aujourd'hui ciboire (Voy. ce mot). On nomme plus communément custode le petit ciboire, avec ou sans pied , qui sert à porter la sainte Eucharistie aux malades. Assez souvent la tige de ce vase est disposée pour contenir l'huHe des infirmes : il est néanmoins beaucoup plus décent que cette huile soit dans un vase particulier. Le nom de custode est pareillement donné à la botte munie de deux cristaux , et dans laquelle est la sainte hostie qu'on expose dans l'ostensoir.

Il parait que du temps des persécutions, lorsqu'il était permis aux fidèles d'emporter l'Eucharistie dans les maisons , on avait des hoites on custodes pour la conserver. On lit dans la Vie de saint Luc le Solitaire un passage oui est cité par Grancolas , et dans lequel il est parlé d'un vase de cette nature. Nous citons en entier ce passage fort curieux tel que nous le lisons dans l'auteur précité : Imponendum sacra mensœ persanctificatorum casculum (nous présumons qu'il faut lire prœsanctijltatorum). ityuidem est oratorium: sinautemcella, scamno mundissimo : tum expticans vélum minus, propones in eo sacras particulas, accensoque thymiemate ter Sanctus cantabis cum symbolo fidei , trinaque genuum (lexione adorons sûmes sacrum preiiosi Christi corpus. « Il faut plarcrsur la table sacrée le «rase des présanctifiés quand c'est un ora- « toire. Si c est une chambre on le place sur « un banc ou escabeau très-propre. Ensuite, « déployant le petit voile, vous y m; tirez les « sacrées particules ; puis , brûlant de l'en- « cens , vous chanterez trois fois Sanctus et «le symbole de la foi. Enfin, adorant l'Eu-

• charislie par une triple génuflexion, vous

• prendrez le saint et précieux corps de Jé- « sus-Christ. »

Nous ne pouvons donner plus d'étendue à cel article, car nous entrons, à cet égard, dans de grands détails en parlant du ciboire, auquel nous avons déjà renvoyé.

Le nom de custode, du mol custos, gardien, est affecté à certains titulaires d'offices ecclésiastiques qui consistent à garder le trésor, les va»es sacrés, les ornements. Les supérieurs de certains couvents sont aussi appelés custodes, gardiens. La province qu'ils régissent s'appelle, pour cette raison, custo— die. On trouve même quelquefois le nom de custos douné au recteur ou curé d'une paroisse.

Page 1