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INDULGENCE

Celle question est plutôt du domaine de la théologie que de la Liturgie. Nous nous bornerons donc à ce qui peut en être dit, dans un ouvrage de ce genre. L'indulgence est la rémission de la peine temporelle due au péché. Dans la primitive Eglise, on accorda des indulgences aux pécheurs, sur la demando des saints confesseurs, persécutés pour la foi de Jésus-Christ. C'est ici un merveilleux effet de la communion des biens spirituels qui règne entre tous les membres de l'Eglise, et l'on jugea légitimement que les mérites do ces martyrs pouvaient être appliqués aux pécheurs, comme satisfaction des peines canoniques qui leur avaient été imposées.

Le premier exemple que nous ayons d'une indulgence plénière est de 1095. Le pape Urbain II, dans un Concile tenu à Clermont, l'accorda à ceux qui prendraient les armes pour le recouvrement de la terre sainte.

Au commencement du seizième siècle, le pape Jules 11 voulant faire élever un temp e qui surpassai en maguilkeneele* plus soinp-

tucux de l'univers chrétien, posa les fondements de la basilique de Saint-Pierre. Léon X, son successeur, non moins zélé, se trouvant dépourvu des ressources nécessaires pour continuer le plan de Jules II, fil publier des indulgences pour ceux qui y contribueraient.

Ce n'était point du reste la première fois que les papes accordaient des indulgences à « eux qui concouraient par leurs bienfaits à la construction des églises. En 1289, le pape Nicolas IV avait accordé des indulgences à tout fidèle qui aiderait de ses deniers l'abbé de l'onllevoy, qui rebâtissait son église monastique. Les papes accordaient aussi des indulgences à ceux qui se dévouaient à la bonne œuvre de construire des ponts et des églises (Voyez pontifes).

Les évéques ont le droit d'accorder des indulgences; mais le plus communément, c'est le pape qui en est dispensateur.

II y a des indulgences qui sont attachées à certains objets, comme autels privilégiés, chapelets, scapulaircs, etc.; d'autres à certaines fêtes, comme la Transfiguration, la Présentation de la sainte Vierge , les pèlerinages, les confréries , diverses pratiques de dévotion. On sentira facilement qu'il nous est Impossible d'entrer dans des détails à ce sujet. Le nouveau Kilucl de Relley, par monseigneur Dévie, indique dans le plus grand détail les indulgences qui ont été accordées parles papes, moyennant certaines pratiques de piété. Ce recueil est une reproduction de l'ouvrage italien intitulé : Raccolta. Nous avons assez souvent l'occasion de rappeler le* indulgences accordées pour certaines pratiques de piété et en quelques fétes solennelles. La controverse Idéologique au sujet des indulgences est très-bien traitée par Bergier, dans son Dictionnaire de Théologie. Il y prouve, contre le* hérétiques de tous les temps et de tous les lieux, que l'Eglise est suprême dispensatrice des indulgences, et que s'il y a eu quelques abus en ce genre, c'est aux hommes seuls que la faute peut être attribuée. L'abus ne saurait jamais proscrire et condamner l'usage.

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