‹ Origines et raison de la liturgie catholique en forme de dictionnaireChapitre 32 sur 519 · AMICT · texte numérisé non relu

AMICT

Ce linge destiné à couvrir une partie du corps, comme l'annonce son nom , était in- .connu dans les premiers siècles de l'Eglise. On était dans l'usage d'avoir le cou nu, comme cela se pratique encore chez les Orientaux , qui ne varient pas si souvent que nous dans leur manière de s'habiller. Vers le huitième siècle , on s'avisa de regarder celle coutume comme indécente, cl les ecclésiastiques s'empressèrent de se couvrir le cou. Telle est l'opinion de Benoit XIV. L'ami et se niellait sur l'aube, comme cela s'observe encore dans le Kit ambrosien. Le but qu'on se proposait était ainsi atteint, car les aubes n'avaient pas comme aujourd'hui un col élevé, mais étaient évasées par le haut , comme le sont encore celles des enfants de chœur. Amalaire s'exprime ainsi au sujet de Yamiet : Amietus est primim vestimentum nostrum quo collum undique eingimus.

Quelques auteurs ont voulu trouver dans YAmirt une imitation parfaite de l'éphod du grand prêtre de l'ancienne loi. Celte opinion qui donneà IMmici une origine bien respectable, peut être contestée par le fait seul de son introduction récente, dont nous avons assigné l'époque au huitième siècle.

On trouve Yamiet désigné sous les noms à'anaboladium, ambolagium, el même anabo- Inbium. Le premier dont les deux autres sont évidemment une corruption, est d'origine grecque, car ce mot a le même sens qu'amict. Quelques auteurs rappellent aussi humerale, rvperhumerale , linge qui couvre les épaules.

Le cardinal Bnna dit que de son temps (le dix-septième siècle), on ornail Yamiet de franges en or et en argent , mais il réprouve cet usage comme contraire à l'antiquité.

On lit dans le martyrologe de sainte Colombe , qu'elle remit aux satellites. qui la: conduisaient au supplice son Anabolarium , qui était de soie, afin qu'ils lui donnassent le temps de prier avant son martyre. L'Amict était donc commun aux laïques et même aux femmes ? Nous pensons qu'il est ici question do voile ou mouchoir do>it les personnes du* sexe usent encore aujourd'hui. En certaines Eglises, Yamiet se met sur la téle et retombe en guise de voile sur les épaules. A la Préface, on le rabat sur les épaules, et on le remet sur la tête après la communion. Celle coutume existait à Paris, dans la cathédrale, an commencement du dix-neuvième siècle.

. N'est-il pas à regretter qu'elle y soit complètement abolie ?

La prière que fait le prêtre en prenant Yamiet, signifie bien clairement que c'est sur

la léte qu'on le mettait . Impone , Domine . ■cnpili meof.. ; et pour se conformer aux paroles, le prêtre exact observateur des formes, met d'abord Yamiet sur la tête , en récitant la prière , et aussitôt après le rabat sur le cou et les épaule».

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