‹ Origines et raison de la liturgie catholique en forme de dictionnaireChapitre 369 sur 519 · MARIE · texte numérisé non relu

MARIE

Domine, si sustulisti cum, dicilo mihi ubi posuisti eum, et ego cum lollam.

lE iARDIMEII.

Maria !

Marie s'élance à ses pieds, et s'écrie : lUbboiil !

Mais celui qui fait le jardinier doit se retirer comme s'il feignait d'éviter son attouchement. Il dira :

Noli me langerc ; nondum enim ascendi ad patrem meum cl patrem veslruin, dominura Dioum cl dominum vestrum.

Et en parlant ainsi, il se retirera. Marie, se tournant vers le peuple, dira :

Congratulamini mihi omnes qui diligitis Duminum; quia quem quiprebamapparuil michi (mihi); et dum flerem ad mouumentum, ridi Dominum meum. Alléluia 1

Deux anges se plaçant à la tête du tombeau, de façon à être vust disent:

Venile et videte locura ubi |<osîuis eral Donrinus. decx y ic Amas répondent.

Crcdenduiu est magis soli Maria* veraoi 1 lurlxt tallaci.

Sur ces entrefaites vient un frere vétu en

le en cru r reprend.

Scimus Christuiu surresisse A inoriuift we.

.u uoliis, Victor Rea, Miserere.

On entonne ensuite le Ti D101.

Ainsi finit le premier mystère du manuscrit de saint Benoît.

Nous avons déjà Tait observer que dans certains diocèses, il était encore d'usage de chanter Matines, Laudes et une Messe à quatre heures du matin , et que le saint Sacrement déposé au tombeau du Jeudi saint en était transféré au mattre autel , avant la Messe, dans une Procession solennelle. Nous disons en parlant de la Messe du Samedi saint (voyez semaine sainte), que cette Messe était anciennement célébrée dans la nuit du samedi au dimanche de la Télé. U ne faudrait donc pas considérer comme un souvenir de l'ancienne discipline concernant la Messe du Samedi saint, celle du jour de Pâques qui se chante de grand malin. U y a entre ces deux Messes une différence totale. La première de ces deux Messes était célébrée spécialement pour les nouveaux baptisés qui étaient admis a la sainte communion. On donnait même l'Eucharistie aux enfants encore à la mamelle, seulement pour ceux-ci c'était le sang de Jésus-Christ sous l'espèce du vin. Celle Messe élail dilc à la quatrième vcillo de la nuit, c'est-à-diro vers trois heures du matin. Immédiatement après cette Messe, on disait celle de la Résurrection en plusieurs Eglises, et c'est à celle-ci que se rapporte la Messe de Pâques célébrée a quatre heures du matin.

Celte coutume existait assez généralement dans les Gaules. C'était un reste delà Liturgie Orientale dont la gallicane n'était qu'une imitation. Dans les Eglises où le clergé est assez nombreux ne serait-ce pas une heureuse pratique à suivre? Aujourd'hui elle est en vigueur dans un certain nombre d'Eglises, comme nous l'avons dit: pourquoi ne s 'établirait-elle pas dans les autres ? Il n'y a ici aucune dérogation à la Liturgie. Il en serait

autrement s'il s'agissî

:banter la Messe

du Samedi saint au lieu de celle de Pâques. La discipline actuelle de l'Eglise Occidentale n'admet plus cet usage. Mais l'Office de Matines, de Laudes, et au moins une première Messe du jour de Pâques rélébrée >ummo mane pour honorer l'instant de la Résurrection de Jésus-Christ nous paraissent d'une admirable édification. Plusieurs paroisses de Paris, pour nous borner à cette ville, observaient celte pieuse pratique qui a été abandonnée depuis quelques années. Elle subsiste néanmoins encore à Saiif.-Sulpice et en quelques autres paroisses.

Tout le inonde connaît le chant de triomphe : 0 filii et filiœ. Il est marqué pour le Salut du jour de Pâques. Celle Prose est d'une haute antiquité, mais elle est du nombre de telles qui n'ont jamais été destinées à remplacer le neume de l Alléluia, et u'ont point été composées pour la Messe.

PARASCEVE

{ Voyez semaine saixte.)

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