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nople, des Arméniens, de Milan, des Mozarabes Ainsi ce terme n'a pas un sens unanimement défini. 11 s'agirait donc de le fixer, mais il n'est pas donné à un auteur isolé d'imposer le sens dans lequel il doit être entcudu; toujours lui est-il permis de se faire à lui-même une méthode de laquelle il doit* avoir soin de ne pas s'écarter? Qu'y a-t-il de plus grand, de plus auguste dans le culte que nous rendons a Dieu? Tout le monde répondra sans hésiter que c'est l'adorable sacrement de l'Eucharistie, considéré comme <acrifice non sang'.ant du Fils de l'Homme sur le calvaire de la loi nouvelle, sur l'autel du christianisme. Mais dans cclto action saerre, sacrificium, il y a un Ordre spécial de prières qui prend le nom de règle, Canon, parce qu'il n'est point permis d'y ajouter ou d'en retrancher ; c'est ce que nous nommons plus intimement une Liturgie, et néanmoins te titre de Rit peut lui être appliqué. Ainsi, d'après colle méthode, dans l'Eglise Latine il y a une Liturgie dominante, qui est celle de home; mais, nu sein de cette mCme Liturgie, il existe un certain nombre d'Eglises particulières, qui, tout en conservant l'uniformité la plus parfaite dans ce que nous appelons le Canon ou la règle, varient dans les accessoires, tels que les Introïls, les Graduels, les Proses, les Offertoires, les Préfaces, les Communions, cl nous pensons que ci lle différence peut prendre le nom de Rit pour chaque Eglise où elle se fait remarquer. Pour ne pas nous répéter, noos renvoyons à l'article liturgie où celle distinction est établie, sans prétendre néanmoins l'imposer , puisqu'il n'existe point, comme nous l'avons dit, une définition prélise et arrêtée.
Nous professons, dans tout ce livre, une doctrine liturgique non équivoque, par rapport à l'uniformité des prières du service public, en reconnaissant à la Bulle du saint pape Pic V une grande autorité. Nous croyons néanmoins devoir transcrire ici les passages les plus remarquables du Commentaire de D. Manillon sur l'Ordre romain rela*tifs à la question. C'est du vingt et unième paragraphe que nous les traduisons.
« On peut considérer dans les Rites sacrés « trois choses : leur antiquité, leur unifor- « mité, leur constante pratique. L'antiquité « des rites sacrés est presque la même que « celle de la religion; mais leur diversité est « aussi ancienne dans les diverses Eglises. « Beaucoup de choses varient selon les lieux
• et les hommes, dit Firmilien, dans son épt- ■ tre à Cécilien, et néanmoins à cause de « cela on ne s'écarte pas de la paix et de
• l'unité de l'Eglise catholique. Celte divera silé se fil remarquer au commencement
• même chef les Romains , non-seulement , « dit le même auteur, sur la célébration des « solennités pascales, mais encore sur plu-
• sieurs autres points du service divin, *cd
• circa tnulta a/tu divina rei sacramenta. Fir- « milien assure que dans tel lieu donne on a n'observe point ce qui se pratique a Jéruu salcm. Il faut lire sur ce point Socratcs