‹ Origines et raison de la liturgie catholique en forme de dictionnaireChapitre 74 sur 519 · Bollandus en faisant connaître la vie de t · texte numérisé non relu

Bollandus en faisant connaître la vie de t

vaiuétés. saint abbé, sous la rubrique du 14 niai, l'at-

teste d'une manière formelle, et D. Marléne nomme plusieurs autre* monastères qui jouissaient du même privilège.

Saint Charles Borromèe admet dans ses Instructions pastorales sur les baptistères la forme ronde et la forme hexagone, mais il préfère l'octogone comme étant plus parfaite ; il y attache un symbolisme en ce que celte dernière ligure les Octaves des fêtes de Notre-

Lc pape saint Hilairc, qui occupa le siège de saint Pierre vers la On du cinquième siècle, fil bâtir dans le baptistère de la basilique de Constantin, trois oratoires en l'honneur de saint Jean-Baptiste, saint Jean l'Evangéliste et la sainte Croix ; les portes en étaient d'airain; on y voyait une colonne d'onyx qui portait un agneau d'or du poids

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de deux livres : les fonts baptismaux étaient Seigneur et des Saints, et aussi parce qu'elle éclairés d'une lampe d'or qui pesait douze est l'emblème mystérieux de la perfection de livres ; trois cerfs d'argent d'où jaillissaient l'éternelle gloire.

des jets d'eau, et qui pesaient ensemble quatre-vingt livres, entretenaient le bassin sur lequel était suspendue une colombe d'or du poids de deux livres.

On lit dans les Voyages liturgiques qu'à Notre-Dame de Rouen, auprès de la chapelle de saint Jean-Baptiste, on voit un grand tombeau long d'environ six^ pieds, dont le couvercle est de bois noirci. Celte forme tumulaire pour des fonts baptismaux n'est sans doute que la traduction symbolique des paroles de l'Apôtre: Conseputti sunui$ cum illo ver bapiismum in mortem:

* Nous avons été ensevelis avec Jésus-Christ « par le baptême pour mourir au péché.»

On cite le baptistère de Florence comme un des plus magnifique» ; il est isolé, selon l'usage antique ; ses portes en bronze sculpté passent pour des chefs-d'œuvre.

JJn concile d'Auxerre, en 578, défend d'enterrer dans les baptistères; on y laissait néanmoins conserver les reliques des saints.

On trouve dans un Canon du Concile de Tolède un décret qui prescrivait à lévêquc do sceller de son anneau les portes du baptistère &u commencement Au Carême, parce

3uc, pendant la sainte quarantaine, on ne evait point baptiser, mais attendre au Samedi saint.

Grégoire de Tours parle d'une église d'Espagne dont les fonts baptismaux se remplissaient d'eau pour le Samedi saint. Afin qu'il fût impossible d'user de tromperie ou de la supposer, l'évéque allait, le Jeudi saint, A ce baptistère, et il en scellait soigneusement la porte en présence de tout le peuple. Le Samedi saint on revenait, et après avoir levé les sceaux, il était bien constaté que le baptistère s'était miraculeusement rempli d'eau. Grégoire ajoute qu'un roi arien de cette contrée prit, pendant trois ans, toutes sortes de précautions pour s'assurer delà vérité du lait, et qu'enfin, obligé de la reconnaître, il se convertit.

^ Le baptistère annexé A la basilique de Saint-Jean de Latran est un des plus remar-

Suablcs du monde :la tradition veut que onslantin y ail reçu le Baptême : mais il a été considérablement modifié par les papes Grégoire XIII. Clément VIII, Urbain Vlll et Innocent X. On l'appelle l'église de Saint- Jean in Fonte. La cuve baptismale est une urne antique de basalte ; elle estdans un em-

K lacement circulaire pavé de riches marres, et l'on y descend par trois marches. Ce baptistère est entouré d'une balustrade octangulaire ; au-dessus s'élève une coupole soutenue par deux rangs de colonnes superposées; les huit eolonnes inférieures sont de porphyre, et portent un entablement antique sur lequel s'élèvent les huit autres colonnes, qui sont de marbre blanc: entre les pilastres de ce second ordre sont huit tableaux représentant les traits de la vie de saint Jean-Baptiste. Les murs du pourtour sont ornés de fresques ; chaque côté est flanqué d une chapelle. On dit que c'étaient deux pièces dépendantes du palais de Constantin, et que le pape saint Hilaire les consacra au culte : les portes de ce baptistère sont de bronze, mais ne valent pas celles de Florence.

On voyait ordinairement, dans les anciens baptistères, un autel où se conservait la sainte Eucharistie, qui était administrée aux nouveaux baptisés. Nous en parlons dans l'article baptême.

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