BAR
tarda pas d'v en ajouter un troisième, ce qui dénatura l'origine de l'étvmologie. Enfin on y ajouta une quatrième corne ou pli snillant, ceci fit donner à la coiffure le nom de bonnet carré. Au centre des quatre angles, on ménageait un petit gland qui bientôt se changea en houppe. Tels étaient les bonnets carrés •ous le règne de Louis XIV ; c'est ainsi qu'ils sont en plusieurs contrées de l'Europe.
En France, sous Louis XV, époque de mauvais goût, la barrette ou burette se rehaussa, les quatre angles ou saillies s'effacèrent, la petite hooppe de soie s'agrandit sucecsshement et devint le principal ornement de ce couvre-chef. Le poids de cette houppe a rendu le bonnet carré fort incommode; sa forme conique et trop élevée n'a rien de bien gracieux ni de grave. En quelques diocèses de France, on est revenu à la barrette carrée, telle que la portaient les ecclésiastiques du dix-septième siècle. Paris vient de donner l'exemple, cl nous pensons qu'il sera suivi ailleurs ; mais il est juste de dire que déjà, depuis quelques années, d'autres diocèses, et notamment celui de Marseille, avaient réformé cette coiffure ecclésiastique. Du reste nous ne donnons pas à cet objet plus d'importance qu'il n'en mérite, les jeux s'habituent facilement à toutes les formes ; mais on nous pardonnera de faire encore ici remarquer, comme ailleurs, qu'on laisse trop ordinairement au libre arbitre, ou plutôt aux caprices et au mauvais goût de ceux qui fabriquent ces objets, une latitude immodérée: c'est aux Ecclésiastiques •culs, éclairés par l'autorité compétente, qu'il doit appartenir de régler la forme que doit avoir leur costume, soit au dehors du temple, soit surtout dans l'exercice de leurs fonctions religieuses.
Làbamtte on bonnet carré, depuis l'usage qu'on en fait dans l'Office public, a dû être l'objet d'une Rubrique qui lui est particulière. 11 est de certaines parties de l'Office où celui qui la porte doit l'avoir sur la téte, et d'autres où il ne doit pas s'en couvrir. En règle générale, on se couvre de la barrette toutes les fois qu'on est assis dans la stalle, sur le siège abattu : or ceci n'a lieu à la Messe que pendant l'Epllre, le Graduel et la Prose, à inoins que le saint Sacrement ne soit exposé. Cette règle est commune au célébrant, a son assistant et aux ministres inférieurs, lorsqu'ils sont assis sur leurs sièges dans le sanctuaire, avec les exceptions de droit. Aux Heures du malin et du soir, on se couvre pendant les Psaumes, quoiqu'on ne soit assis que sur la miséricorde de la stalle, à plus forte raison pendant les Répons quand on est assis dans le siège même. On se découvre au chant de la petite doxologie: Gloria Patri, etc. Le cérémonial de chaque diocèse indique ce qu'il faut faire.et nous ne pouvons entrer dans ces détails ; nous dirons seulement qu'il est plus important qu'on ne pense, dans un chœur composé de plusieurs ecclésiastiques, d'observer, A cet égard, un rite uniforme» afin qu'il y ait plus d'ensemble et du dignité*