‹ Origines et raison de la liturgie catholique en forme de dictionnaireChapitre 80 sur 519 · BEDEAU · texte numérisé non relu

BEDEAU

C'e«t le nom qu'on donne à un officier ecclésiastique chargé de maintenir l'ordre et de faire les honneurs dans les cérémonies. Sou nom lui vient de la baguette, ou pedtm, qu'il tient à la main, comme marque de son office. Dans la basse latinité on appelait cet officier pedellus, ou porte-baguetle: par la substitution d'une lettre à une autre on en a fait 6edeilut ; de là bedeau au lieu de pedeau. Cette étymologie est authentique.

L'office de bedeau ne remonte pas à une très-haute antiquité; il est probable qu'à l'imitation des bedeaux ou massiers des universités, des cours judiciaires, etc., on établit dans les églises ces bedeaux. C'est surtout dans les marches solennelles, telles que les processions , qu'un ou plusieurs bedeaux étaient convenables pour les régler et assigner à chacun la place qui lui était destinée.

La police des églises, appartenant aux curés ou à tous autres dignitaires qui y ont le premier rang, le bedeau y fait la fonction d'appariteur ou d'huissier, et il a le droit d'appréhender au corps et d'expulser de l'église ceux qui en troubleraient l'ordre.

Le costume des bedeaux est assez généralement une longue robe, souvent noire, et quelquefois violette ou même rouge. En certaines églises le bedeau porte l'habit court, et autour du cou une chaîne d'argent à laquelle est attachée une large médaille représentant le Patron de l'Eglise.

Dom Claude de Vert rappelle une décision du grand Bossuet au sujet de l'obligation d'eni endre la Messe le dimanche. D'après cette décision,le bedeau passant la majeure partie du temps où se dit la Grand'Messe, à la sacristie, pour y couper le pain bénit, satisfait néanmoins au précepte, parce qu'il vaque à une fonction de son office, laquelle se rattache au culte lui-même.

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