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que (rois hommes nommés Colendus , Nonus et Idus alimentèrent le peuple, le premier pendant dix-huit jours, le second pendant dix et le troisième pendant quinze, et que c'csl pour reconnaître uu bienfait si excellent, qu'on donna leurs noms à diverses époques d'un mois.
Le nom de calendrier est donné à une table sur laquelle on inscrit pour chaque jour de l'année la féle ou le saint qu'on solennise. Anciennement on la nommait la table des fastes ou les fastes, par imitation de ce qui était pratiqué chez les païens. Baronius dit que cest de la table des fastes que lu Martyrologe romain tire son origine. Celuici a porté aussi le nom de JUatricula sanctorum. Nous n'avons pas besoin d'ajouter que chaque diocèse à un calendrier sacré, connu sous Icsdivers noms de Breve,Ordo,eie. L'ahnannch (terme arabe) n'est autre rhoso que le calendrier. Les Bréviaires et les Misse!* sont aussi précédés d'un calendrier.
Guillaume Durand nous présente dans son Ralionallcs six vers suivants, qui expriment le nombre des calendes, des nones et des ides pour chaque mois :
Scx nonas mains orloher, julins pI mars, Qualluor al reliimi : lencl idus quiliuet octo. Jaiius cl augusius dénis, non is<|ue deceniber, Julius, oclobur, mars, maius, ht pla dweo.i|uc, Juuius, ai'rilis, septemucr el i|«c novi-iultiT Ter scias reliuct, rebrus>|uc bis ocio calcudas.
« Les mois de mai. octobre, juillet el mars « onl six jours de nones, les autres mois en a onl seulement quatre ; chaque mois a « huit ides. Janvier , août cl décembre oui • dix-neuf jours de calendes ; juillet . mars , «octobre et mai en ont dix-sept; juin, a avril, septembre el novembre ont dix- « sept calendes; février en a seize et s'il a tombe en l'année bissextile , il en a dix- « sept. »
Selon le même auteur, le nom de nones viendrait de nundinœ . foires ou marchés , parce qu'on les tenait dans ces premiers jours, ou bien parce que le premier jour des nones était le neuvième avant les ides. Cellesci , toujours formées de huit jours, se nommeraient ainsi parce que la division du mois s'y faisait, el que le verbe iduo, iduas, etc., signiGc léparcr.
En quelques provinces de France, aujourd'hui encore , on donne le nom de calendes à la féle de Noël. Nous pensons que ce terme y a été retenu depuis le temps où l'on était dans l'usage d'annoncer, le dimanche précédent, la solennité prochaine do Noël , en ces termes : « Votre charité saura , « mes frères, que le huit des calendes de jan- « vier, nous célébrerons la naissance de « Jésus-Christ. » Plusieurs cantons des montagnes du diocèse de Mcnde , ancien Gévaudan. aujourd'hui département de la Lozère, ne désignent la fête de Noël que sous le nom de calendes.
Nous ne parlons pas du calendrier éphémère que la révolution française avait promulgué. Le hul principal que l'on s'y proposait ne peul se dissimuler; la haine de
la religion catholique l'avait inspiré plutôt que le désir du perfectionnement astronomique : d'ailleurs ce calrndrier, borné h la France, plaçait celle-ri dans une position exceptionnelle qui brouillait singulièrement toutes nos relations internationales. Avouons néanmoins que les noms des mois cl tics jours ne présentaient aucune réminiscence du paganisme , comme ceux que nous lc.tr donnons encore aujourd'hui (Voyez
KÉniK).