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Démotique é
avec les caractères arabes, les éthymologies multiphées entre le sanscrit, le grec et le latin, les langues orientales, le celte, les dialectes de la mer du Sud et de l'Amérique, et beaucoup d'autres raisons qui ne sont pas de mon sujet, semblent venir à l'appui de cette conjecture (Révolutions
anciennes, chap. LVIII, P- 1 33). >
LE TAMACHÈQUE
La décade est sainte, et la lettre iod, . ? ° qui L représente, a la forme d'un demicetcle parce que la décade renferme toutes
les idées simples. Dix est le nombre des catégories, dont neuf accidents et une substance.
ZoHAR.
M. de Fortia d Urban, président de l'Aca-
démie de Vaucluse et grand celtisant, disait, il Y a cent ans, au sujet de caractères relevés sur cer-
Des médailles marseillaises dites puniques et
FHALX THIS
Médailles de Provence.
dont la forme est étrangère à l'art graphique phénicien : « Ces caractères paraissent les restes d'une écriture prinutive échappée aux destructions causées par la submersion de l'Atlantide. Ces caractères, tellement anciens que leur signification hiéroglyphique était perdue et qu ils en étaient
evenus purement alphabétiques, ont été conservés par les Caeltibériens, les Pélages et les Phéniciens. Les Grecs les ont arrondis sous une forme plus agréable, les Romains sous une forme plus sévère
mais qui a aussi sa beauté (Antiquités de V'au-
cluse, 1808, P: 368). »
Nous allons voir, au contraire, que cette signi-
fication hiéroglyphique n'est pas perdue et qu’elle 128
est d’une simplicité admirable et bien digne de
cette civilisation hyperboréenne que nous allons
ainsi pouvoir pénétrer.
La Jangue originelle, complétée depuis quelques signes additionnels ou tiddebakan (additions), se composait à l’origine de dix signes seulement : dix consonnes. Les voyelles étaient
inutiles, comme elles le sont de nos jours en
sténographie : le lecteur, comme l'écrivain, com-
plètent aisément la phonétisation en ajoutant, au
moment de la lecture, les sons qui servent à vocaliser les consonnes. D'ailleurs, la plupart des langues antiques procèdent de la mens façon.
Les dix tifinars où lettres primitives sont em-
pruntées à trois plans : trois sont sur le plan
L'LMN. RE SU E eE TOR OO
HNIOU+Sx À A:
Tifinars Berbères.
divin, trois sur le plan astronomique et trois sur le plan terrestre ou phénoménal. La dixième. qui résume les neuf premières, est l'Homme. Cette conception résume toute la philosophie primi-
tive.
Les trois premières tifinars sont les trois éléments divins : le Ciel, la Terre et l'Eau, ES
M, N (ces trois consonnes formant encore l’os-
Me HT -ME
sature du mot français élément, notons, en pas-
sant, que le feu ny figure pas).
| | L, c'est le Dieu suprême Ilou Elom (elohim
au pluriel) des Soumiriens, représenté par deux pierres dressées (les deux colonnes de Zeus P ater)
qui le caractérisent.
M M, Ma:a, la Terre, la déesse mère, la
matière représentée par le dolmen : deux piérres droites et une horizontale, ou avec son ouverture
disposée Pr ottalément : l'abei sou roche où
l'allée couverte.
M LVL L'fL,.L auf animateur, Oannès, dieu des eaux, représenté
par le me nhir.
D trois idées astronomiques sont :
Ü R, Our, la lune, représentée par un
carré, faute de pouvoir tracer un cercle.
() S, le soleil, un carré ou un cercle, avec
un point au milieu.
+ E, l'étoile, représentée par une croix Carrée. Ler trois idées phénoménales sont :
$ F, l'éclair, un z1g-7ag.
D K, l’action : deux jambes en mouvement, E D; la brutalité, représentée par une pierre
cassée, un rectangle avec une barre transversale.
Te l'homae (le compagnon):
ni
formé par les deux doigts de la main, ou un V renversé.
Nous reconnaissons, dans ces signes, les lettres canariennes, étrusques, numides et préphéniciennes : celles des médailles dites puniques, de Marseille,et de tant d'autres inscriptions préhistoriques.
Ces dix signes permettent d'exprimer toutes les idées. Les mots les plus nobles ont trois significations : une signification divine, une astronomique et une terrestre. C’est le cas des noms des dieux, des héros et des villes. Les autres termes ont une valeur astronomique et terrestre ou simplement terrestre et vulgaire.
Cela se conçoit par une étude parfaite des similitudes ou idées dérivées dont nous allons donner des exemples, ce qui nous fixera en même
temps sur la « culture >) des peuples primitifs.
J TC Et la divinité suprême, par extene 2 2? . .
sion, c est l'existence même, la richesse, la pos- L 2 PET : ; x session, C’est l'élévation au figuré comme au ? .
propre. C'est resplendir, être beau, être bon.
C’est la liberté, condition de la noblesse. C’est
le cœur, organe de la vie, et Cest l'eau nécessaire e ;
A cette.wvie.
[1 M. C’est la mère divine, la nature natu-
rante, d'où tout sort, où tout rentre ; c'est la matière, l'amas, la mère et la mort, et, naturellement : la fente, l’orifice, la bouche.
| N. C'est le démiurge, c'est le dieu des
eaux, le fils de L, soufile animateur, verbe incréé :
EL Ar
c'est le tonnerre, la voix de N, c'est aussi la parole des hommes. Il est un avec Dieu le père, et il signifie unifier, faire un, monter à cheval. Le tonnerre tue, et N c'est tuer, c'est le sang qui coule : Anou est le Dieu des eaux, N c'est la pluie et cest nager.
O ou O KR, la lune, c'est l'embryon, le nouveau-né ; les phases de la lune simulent D tement: R cest faire saillie, c’est sortir en déchirant, c'est le fils, la créature, c'est
crier, pleurer, rire, aimer, appeler.
CJ ou O S, c est le soleil, c ‘est celui qui se
mat es qui meut toutes En c'est le Jour, c'est aujourd hui, aller de l'avant, être brillant, être choisi, cuire, chaufler (x £
T, c’est l’étoile du matin, celle qui dirige
le soleil c'est l'œil de la nuit, la Lam e, la vérité, P
la jeune fille : c'est la source, le point.
£ F, l'éclair, rapide, s'enile; s étend, s épanouit, se fend, se divise, se ramifie, et, employé comme lettre, exprime toujours ces idées. C'est l'évidence et la lumière.
>< K, l'action, c'est le travailleur, c'est
l'outil, c'est se mettre en action, orter, roduire, ; É Pb
saisir: cest le chasseur. Ke: employé comme aflixe, indique le nom de métier, d'animal ou
2, d instrument.
(x ) L S a représenté le soleil de tous temps ; le swastika est d’ailleurs une forme intermédiaire entre VS moderne et rS
ancien souvent représenté par un cercle circonscrivant une croix.