‹ Origines prehistoriques de l'ecritureChapitre 7 sur 9 · MECS · texte numérisé non relu

MECS

E B, c'est le mal, c ’est couper, ca TES casser ; C est partir; S “échapper, être maudit et, en

général, tout ce qui est péjoratif.

A y: l'Homme, c'est le FREE l'as socié, les deux doigts de la main. Ce n est pas l'individu, c'est l'unité dans un peuple (1), une assemblée ; c’est l'assemblée elle-même, la réunion ef, naturellement, l'odeur © est la nuit et la couleur violette. |

Ces extensions principales (car il y en a d’autres, nombreuses) nous donnent idée de la manière déjà fort subtile de déduire quavaient nos ancêtres. Car.cest à l'infini que les significations découlent de l'idée primitive sans jamais empiéter les unes sur les autres. C’est l'univers divin, astral, physique et humain divisé en dix catégories, et c'est d'une richesse d'expression à laquelle nos langues modernes ne peuvent plus prétendre. Chaque lettre a sa valeur idéographique, et cest ce qui explique avec simplicité les rapprochements de mots anciens ayant à peu près la même valeur malgré la différence orthographique d'une lettre : on a expliqué ces analogies péniblement par la théorie des mutations de lettres. En réalité il ny a pas eu mutation, mais une seule lettre changée indique que le soi-disant synonyme ne l'est que

’une seule

grossièrement, pour le vulgaire, mais qu

(2 ) Ad-am, c'est Ad, le SORTE de la femme : Am. L'homme était, en effet, à T origine, soumis à la femme qui ayant, la première, « goûté au fruit de l'arbre de la connaissance », parvint à l’individualité alors que l'homme n’en était encore qu'au stade de l'instinct collectif.

idée, parmi tant d autres communes, distingue le second mot du premier.

Les tiddebakan ou additions sont des lettres nouvelles ajoutées au cours des âges aux dix premières pour répondre à des sons nouveaux introduits par des populations immigrées. Les “os ont été ajoutés à leur tour. Au

Ch R S Kou é H

k*HD1O@:

Tiddebakans, lettres additionnelles Berbères.

ren

début une seule lettre pouvait être alternativement voyelle et consonne, c'était le ïieff, tantôt F et tantôt I.

L'Hébreu est moins ancien que le Berbère, puisque dès l'origine il possède déjà trois voyelles, alef, iod et vav, les points-voyelles, comme dans le Berbère (ou Tamachèque), ont été ajoutés depuis.

La grammaire demanderait de longs développements par son originalité un peu fruste mais un système de préfixes et d'aflixes permet des modifications remarquables des mots selon les cas. Le Basque et les langues norroises ont conservé ces transformations par suflixes et aflixes et doivent être considérés comme des dialectes de la langue primitive, modifiée plus ou moins par un usage multi-millénaire dans des milieux distincts.

Comme la langue berbère, le basque modifie

és mots par des préfixes ou des suflixes. Les

A an PIE

relations primaires : nominatif, génitif, datif et accusatif ainsi que les relations secondaires telles que les idées d’instrument, de fin, de cause efliciente, de leu, sont rendues par des c formes ? diverses du mot VO) ce adjectifs en ajoutant au nom abstrait une

terminaison ;

La syllabe est toujours ouverte, Comme dans le Berbère : on dit par exemple Eroma pour Roma, cest d'ailleurs une coutume fréquente dans le midi de la France où l’on dit volontiers

esquelette pour squelette, ee:

Bien des mots basques ont des rapports certains avec le Berbère, comme d'ailleurs avec d'autres langues méditerranéennes : Harriric qui veut dire le toit vient de oriri, faire saillie. Espesa, jeter, vient de esbesaouen en berbère. Arto, pain, correspond à artos en grec. Makhil, bâton, veut dire makel en hébreu.

Itzal, ombre, se dit tsel en hébreu. Kortuce signifie la croix, presuna personne, dempora e temps, gorputz le corps; et ces exemples montrent assez que le basque se rattache à un ancêtre commun, très ancien, des langues

£d; 4 méditerranéennes.

Si l’on examine, par exemple, les trois lettres tifinar L M N représentant les trois éléments, le ciel, la terre et l’eau, on voit que ces trois éléments sont représentés en hébreu par alef, mem et schin. Ces trois lettres comportent les consonnes L M N, mais n'en ont plus la valeur puisque la première est À, la seconde M et

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