CHANT XXXVI
Les dieux se partagent entre Dériade et Bacchus. Mars combat contre Minerve; Diane contre Junon, qui la blesse
et qui insulte à sa défaite. Apollon l'enlève de la mêlée et se mesure lui-nïême contre Neptune. Mercure réconcilie les dieux et rétablit la paix dans l'olympe. Dériade se prépare de nouveau au combat, et ranimant ses soldats, il les détermine à livrer une bataille décisive. Bacchus se prépare de son côté à une nouvelle action, et les bacchantes font déjà siffler leurs serpents. Le Tartare ouvre ses portes pour recevoir les morts. Ici est la description de la mêlée et du carnage.
Bacchus se mesure contre Dériade, et pour le combattre, il prend diverses formes, comme Prêtée : il est blessé sous celle de panthère. Il se métamorphose, comme l'âme du monde, en feu, en eau, en plante, en arbre, en lion, etc. Dériade combat en vain le fantôme qui lui échappe, et il défie inutilement Bacchus, qui fait naître une vigne, dont les branches entrelacent les roues du char de Dériade et l'entortillent lui-même ; il est forcé d'implorer la clémence de Bacchus qui le débarrasse de ses liens. Mais le fier Indien n'en. reste pas plus soumis, et cherche toujours à faire de ce dieu son esclave.
Bacchus ne pouvant réussir à vaincre les Indiens par terre, fait construire des vaisseaux par lès Rhadamanes. Il se rappelle la prédiction de Rhéa, qui lui avait annoncé que la guerre ne finirait que lorsqu'il armerait des vaisseaux contre ses ennemis. Il y avait déjà six ans que cette guefre durait, lorsque Dériade fit assembler ses noirs sujets. Morrheus les harangue et leur rappelle ses anciens exploits. Il leur "apprend que les Khadamanes construisent des vaisseaux pour Bacchus ; et il les rassure sur les suites de ce nouveau genre d'attaque. En attendant, on fait une trêve de trois mois pour enterrer les morts.
CHANT XXXVIL
Cette trêve occupe tout le livre suivant, qui contient la description des diverses pompes funèbres. On coupe
dans les forêts les arbres qui doivent servir à, dresser les bûchers auxquels on va mettre le feu, Bacéhus fait célébrer des jeux à roccasion de ces funérailles et propose divers prix.
La course des chars, la course à pied, la lutte, le combat du ceste, le disque, et différents autres exercices, forment cet intéressant spectacle.