NOMS
à l’île de Cuba et aux
Antilles.
des aux
| rique deux pat Has
GENRES. méridio-, septen- | Amé- genre. | famille.|h}
nale. Yjtrionale. | riques.
Orpheus
Sciurus
| Sylvia
Tanagra Pyranga....
Tyrannus....
Muscicapa. .
Setophaga..
Culicivora...… Muscipeta....
Hirundo. ....
Caprimulgus..
Passerina Carduelis. ...
Linaria Pyrrhula Fringilla. ....
Sturnella.....
Ictenus ec Xanthornus..
Quiscalus. ..
Corvus Cæreba Trochilus. ...
! Alcedo
Si maintenant nous comparons l’ensemble des résultats que nous avons obtenus dans Amérique méridionale (1) à ceux que nous venons de présenter pour l'ile de Cuba , nous verrons, en
(1) Voy. d'Orhigny, foyage dans l'Amérique méridionale, Oiseaux, p. 15,
comparant famille par famille, les Passereaux de ces deux régions, que les Laniadées ÿ sont également représentés ; que les Hyotheridées, si communs dans les halliers du Brésil et de toutes les régions chaudes situées à l’est des Andes, y manquent entièrement . de même que les Rhinomydées , relégués dans les parties les plus méridionales ; que les Turdidées et les Sylvidées y sont proportionnellement au moins aussi nombreux dans un lieu que dans l’autre; que les Tanagridées, plus particulièrement propres à l’'Amérique du sud , ne sont qu’en petit nombre à Cuba, ce qui paraît très naturel , lorsqu'on croit reconnaître la grande analogie de sa composition zoologique avec celle de l’Amérique septentrionale ; que les Pipradées, les Coracidées , les Ampélidées ne s’y trouvent absolument pas ;, tandis que les Muscicapidées ÿy sont dignement représentés par des espèces sédentaires et de passage; que les Caprimulgidées et les Hirundidées , si commnns au sud, ne sy trouvent qu’au nombre de quelques espèces, ce qui n’a pas même lieu pour les Alaudidées qui y manquent entièrement ; que les Fringillidées , les Corvidées , les Sturnidées y sont également nombreux. Ce qui étonne surtout lorsqu'on voit l’ile de Cuba contenir beaucoup d’oiseaux insectivores et un grand nombre de Pics, c’est de n’y rencontrer aucune espèce des familles des Certhidées , des Sittadées , ni des Huppucerthidées ; mais il n’en est pas tout à fait ainsi des Cœrébidées , aux couleurs brillantes, des légers 7rochilidées, et même des Syndactyles que représentent quelques espèces seulement.
LANIADÉES, LANIADÆ.
Cette famille, assez nombreuse en espèces en Europe, n’est représentée à Cuba que par une seule espèce, tandis que la famille des Myothéridées , si nombreuse sur le sol de l'Amérique méridionale , manque entièrement aux Antilles.
GENRE VIRÉON, VIREO, ’äeill.
Sylvia, Wils., Motacilla, Lin. Gmel., Pie-grièche, Cuv., Tanagra , Less.
Les Viréons différent des Pies-grièches proprement dites , par
OISEAUX. 43 leur bec plus allongé, mince. Ils diffèrent aussi des Thamnophilus par leur queue, terminée carrément ; leurs ailes longues , dont les deuxième , troisième et quatrième rémiges sont égales. Leur facies est celui des Becs-fins et non celui des Tanagridées, dont Vieillot et M. Lesson les rapprochent. L’espèce que nous citons est en même temps des deux Amériques.
x° 11, VIRÉON VERDÂTRE, VIREO GILVUS, Bonap.
Muscicapa melodia, Warbling flycatcher, Wils., Amer. orn., pl. 42, fig. 2.
Muscicapa melodia, Vielllot, Encycl. méth., t. A, p. 825.
Vireo virescens, Vieill., Hist. nat. des ois. de l'Am. sept., p. 104.
Vireo virescens, Vieill., Dict. d'hist. nat., t. XXXWVI, p. 407.
Vireo virescens, Vieill., Encycl. méth., t. N, p. 785.
Vireo gilvus , Bonaparte, Synopsis , p. 10, sp. 90.
Lanius olivaceus, Licht., n° 525.
Thamnophilus agilis, Spix, pl. 34, fig. 1.
Vireo olivaceus, d’'Orb., l’oyag. dans l’Am. mér., Oiseaux , p. 162.
Vireo olivaceus, d'Orb. et Lafresnaye, Syn. mag. de zool., p. 9.
Vireo. F’ertice griseo nigricante; supercilüs albis ; corpore supra virescente, subtus albo-griseo; pectore, crissoque lutescente ; rostro pedibusque cæruleis.
Dimensions. Longueur totale du bout du bec à l’extrémité de la
queen. CRE ee CheUR MAC Helpe eee ele 140 millim. Du pli de l’aile à son extrémité.................... 70 Deflaiquent: 222 -e-er sceller 40 Du tarse au bout des doigts....................... 30 ET TR HO ao LATE SAR 0 BSICHAMOPOE ARE 11 Saihainteur eh lin debit LR RE tetes eee 1
Bec allongé et gros , bleuâtre ; pieds longs et grêles, bleuâtres ; yeux bruns. Dessus de la tête gris brun , plus ou moins foncé
4 GISEAUX.
selon le sexe; un large sourcil blanchàtre prend à la base des narines et s'étend jusque derrière la tête; une tache grise entre l’œil et le bec. Dessus du corps, des ailes et de la queue, verdâtre ; rémiges et rectrices brun pâle, bordées de verdatre ; gorge et milieu du ventre blancs ; la poitrine et les flancs teints de verdâtre ; couvertures inférieures de la queue jaunes, ainsi que les tectrices inférieures des ailes.
Les différences apportées par l’âge et par le sexe se bornent au gris de la tête , plus foncé chez les mâles, et au ventre, presque entièrement jaune chez les jeunes.
Cette espèce, souvent confondue avec le Vireo olivaceus (muscicapa olivacea, Wils.), s’en distingue facilement par le manque de ligne noire, au dessus du sourcil blanc, et par une bordure blanche au lieu d’être verte, aux rectrices et aux rémiges.
Le Viréon qui nous occupe habite en même temps l’Amérique septentrionale , où il a été observé par Wilson , l'Amérique méridionale , où nous l’avons rencontré en grand nombre, et les Antilles , d’où il a été rapporté par M. de la Sagra ; ainsi, d’après nos observations personnelles et celles des auteurs que nous avons cités , cette espèce se rencontrerait depuis le 30° degré de latitude méridionale jusqu’en Pensylvanie. Nous l’avons trouvé sur les rives du Rio-Parana , à la frontière du Paraguay, et dans les plaines chaudes de la province de Moxos et de Chiquitos ; mais seulement dans les plaines situées à l’est des Andes ou, tout au plus, sur ceux de leurs contre-forts qui ne sont élevés que de mille mètres au dessus du niveau de la mer. Elle habite donc en même temps toutes les contrées chaudes des deux Amériques et des Antilles.
Différant en tout des Pies-grièches de l’Ancien-Monde et des Thamnophilus du Nouveau, cette espèce ne descend jamais au sein des halliers où même sur les buissons, à moins que ceux - ci ne soient assez élevés ; car, spécialement forestière , elle se tient constamment sur les arbres dans le fourré de leurs coupes, sans sortir en dehors , ni s’approcher de la lisière des bois. Dès le matin, elle sautille de branche en branche, surtout sur les plus basses, avec une extrême vivacité, sans s'arrêter un seul instant , y cherchant les insectes dont elle se nourrit. Non seulement elle a pour demeure les forêts des plaines, mais encore celles des montagnes, se tenant alors plus particulièrement dans les ravins humides. Comme nous Pavions rencontrée toute l’année dans les mêmes lieux, nous étions
OISEAUX. 45 persuadé qu’elle était sédentaire ; néanmoins, Wilson assurant qu’elle arrive en Pensylvanie au mois d'avril , il faut donc qu’elle ne le soit que dans les régions chaudes, émigrant des zones tempérées à l’instant des froids. Presque toujours isolée, elle est cependant commune à Cuba et dans l'Amérique méridionale. Elle fait entendre fréquemment un petit cri plaintif qui, le plus souvent, la décèle; car sa couleur la rend difficile à apercevoir au milieu du feuillage; ses accents sont dit-on, coulants et trainants, surtout au temps des amours. Son vol ressemble à celui des Thamnophilus ; néanmoins il est plus prolongé et peut même fournir de longues traites. Nous ne l’avons jamais aperçue à terre.
TURDIDÉES, TURDIDÆ.
Cette famille, par rapport à la surface comparative, est au moins aussi nombreuse en espèces aux Antilles que sur le sol de notre Europe; car l’ile de Cuba seule en nourrit sept, parmi lesquelles le Turdus rubripes est propre aux Antilles , tandis que toutes les autres se trouvent également sur le continent septentrional. On pourrait dire aussi que, relativement , les Turdidées sont plus nombreux aux Antilles que sur le continent méridional.
GENRE MERLE, TUÜRDUS, Zian.
Indépendamment des caractères distinctifs entre les Merles proprement dits et les deux genres suivants qui, réellement, sont de peu de valeur , quant aux formes , les mœurs de ces oiseaux les séparent nettement les uns des autres ; en effet, les Merles se tiennent toujours dans l’intérieur des buissons ou des bois, et non dessus , comme les Orpheus, ou à terre comme les Sciurus; ainsi donc ici comme dans beaucoup de cas, en ornithologie, la connaissance des mœurs est indispensable pour fixer les limites de chaque groupe d’espèces.
La première espèce est propre à Cuba, toutes les autres habitent en même temps le continent septentrional.
n° 42. MERLE AUX PIEDS ROUGES, TURDUS RUBRIPES, Tem.
Zorzal de patas coloradas À CUBA.