‹ OrnithologieChapitre 29 sur 93 · PLANCHE V · texte numérisé non relu

PLANCHE V

Mauvis de la Caroline, Brisson., Ornith., t. I, p. 212,

La Grivette d'Amérique, Buff., Oùis., t. IL, p. 289.

Turdus minor , Gmel., Syst. nut., édit. 13.

Turdus minor, Lath.

Turdus minor, Lichtenst., Doub., n° 425.

Turdus minor, Vieillot, Dict. d'hist. nat., t. XX, p. 232, et Ois. de l'Am. sept., t. KE, p. 7, pl. 65.

Turdus minor, Vieïllot, Encycl. méth., t. XX, p. 6/2.

Turdus minor, Ch. Bonaparte, Syn., p. 75, sp. 100.

Hermit thrush, Turdus solitarius, Wilson, Æmér. ornit., t. V, pl. 43, fig. 2, p. 95.

Lille thrush, Catesby, t. 1, p. 31.

Turdus. Supra spadiceus; subtus griseo-albidus , pectore flavicante, maculis atris vario ; rostro brunneo ; pedibus cinereis.

Picnsions. Eonsheur totale nee. REC E oer 178 millim. Duspli de l'aile aïson'extrémité.: 2: une. ee 105 DENIQUELO RE EBELE CIE AA me iceehieniens sis olote Go Du haut du tarse au bout des doigts...........,... 51

D ADECE NERIATERC ERA TEEN EE RU ee tar De 12

Toutes les parties supérieures brun verdâtre uniforme; le dessous du corps blanchâtre ou légèrement teinté de gris ; la gorge et le haut de la poitrine un peu teintés de jaunâtre et couverts de taches triangulaires noirâtres ; la base des rémiges secondaires à leur côté est blanche. Bec brun en dessus, jaunâtre à la base de la mandibule inférieure ; pieds gris pâle.

Un individu , que nous regardons comme femelle, a toutes les parties supérieures brun légèrement roussâtre , du roux clair sur le devant du cou et le haut de la poitrine; les taches de cette partie sont brun roux , de la même teinte que le dessus et beaucoup moins apparentes.

Cette espèce se distingue du plus grand nombre des espèces de Merles de l'Amérique septentrionale, avec lesquelles elle pourrait être d’ailleurs confondue, par le peu de taches de sa partie inférieure qui n’existent que sur le devant du cou et sur la poitrine, tandis que, chez les autres, elles couvrent presque toutes les parties inférieures.

Le Merle-grivette avait recu de Gmelin le nom de Turdus minor ; Wilson , trouvant cette dénomination fausse, parce qu'il y a d’autres Merles plus petits, la changea en celle de Turdus solitarius; mais, Comme ce nom avait été appliqué au Merle bleu sohtarre, M. Charles Bonaparte lui a rendu le nom que lui avait imposé Gmelin.

Cet oiseau habite, l’hiver, les grandes Antilles et la partie sud de l'Amérique septentrionale ; mais, dès le mois d'avril, il s’avance vers le centre des États-Unis et y reste jusqu’à l’automne, époque à laquelle il retourne vers le nord. On le considère comme un excellent manger, lors de son arrivée des parties sud vers le nord. On le rencontre toujours dans les bois sombres et marécageux , dont il parcourt incessamment les branches inférieures , sans jamais arriver jusqu’à la cime des arbres, en faisant entendre, de temps en temps, un petit cri aigu, constituant son chant habituel.

Il paraît être assez commun à Cuba.

x° 14. MERLE TANNÉ, TURDUS MUSTELINUS, Zin.

Turdus mustelinus , Linn., Gmel., Syst. nat., éd. 13, p- 817, sp. 97.

Turdus mustelinus, Lath., Syst. orn. gen., 32, sp. 15.

Turdus mustelinus, Vieill., ist. des ois. de l'Am. sept., t. IL, pl. 62.

Turdus mustelinus, Nieill., Nouv. dict. d'hist. nat., t. XX, p. 241.

Turdus mustelinus, Viaill., Encycl. méth., 1.1, p. 645.

Turdus mustelinus, Ch. Bonaparte, Synop., p. 75, ÉTARER

Tawny thrush, Pennant, Arct. zool,, 1. II, p. 337, n1910.

Turdus melodus, Wood thrush, Wils., 4m. orn., t. 1, p- 22, pl. 2, fig. 1.

Turdus. Supra rufescens, capite lateribusque colli intense rufis; uropygio caudaque parum olivascentibus. Alis dorso colores, tectricibus rufo extus marginatis ; regionis paroticæ plumis in media albescentibus margine Juscis. Subtus albus ; gutture, collo antico, ventre hypocondriisque maculis magnis triangularibus aut cordiformibus nigris notatis.

mensionsLonsueur totale... déruseeues.cetues 180 millim. Dinplide tarte" SOntextrEMITE. 2-0 ereeeleleeelasietete 110 Haluaeoddaioodéoondhssodtodoete teens nnc 70 Dinbectre Sin in M ÉRn RE AO R eq 27

Tout le dessus de couleur brune ; mais celui de la tête, depuis le vertex, la nuque et tout le haut du dos sont teintés de roux assez vif; un sourcil étroit, blanchâtre au devant des yeux, puis blancroussätre , surmonte læil et se dirige vers la nuque ; les tectrices des ailes sont bordées et terminées de roux. Le dessous du corps blanc et teint de roussâtre sur la poitrine. Les plumes des joues sont noirâtres avec un trait blanc dans leur milieu ; le devant du cou et ses côtés sont marqués de petites taches noires triangulaires qui s’agrandissent beaucoup sur la poitrine, où elles prennent une nuance noire; elles continuent ainsi sur le ventre et sur les flancs , jusqu’auprès de l’anus. Bec brun de corne, la base couleur de chair en dessous ; pieds couleur de chair.

Cette espèce diffère essentiellement du Zurdus minor par une taille plus forte, par la nuance rousse de son cou et par les taches

OISEAUX, à 4

du dessous du corps qui sont plus grandes, d’un noir bien plus prononcé, et qui s’étendent sur l'abdomen jusqu’à Panus.

M. Charles Bonaparte, dans sa nomenclature de l’ornithologie de l'Amérique du nord de Wilson, fait observer que cet auteur a, le premier, bien distingué les trois petites espèces de Merles de l'Amérique septentrionale, si voisines les unes des autres , mais qu’il a embrouillé la nomenclature de cette espèce-ci et de son Turdus mustelinus. Notre espèce étant évidemment le T'urdus mustelinus de Linné, l’espèce à laquelle Wilson donne ce nom de T'urdus mustelinus étant nouvelle et point du tout celle de Gmelin et de Latham ; tandis qu’il donne le nom de Turdus melodus à cette espèce, c’est donc avec beaucoup de raison que M. Ch. Bonaparte cite le Turdus melodus de Wilson comme synonyme de l’espèce qui nous occupe , et impose un nouveau nom à celle qui , improprement , y avait été rapportée par Wilson.

Ce Merle , apporté de Cuba par M. de la Sagra , parait habiter, l'hiver, les Antilles et les parties sud de l'Amérique septentrionale ; : mais , dès le mois d’avril et de mai , il arrive en Pensylvanie et à New-York, y niche, puis en repart vers le milieu de l’été ; en juillet, on ne rencontre plus que des jeunes. Il se tient habituellement au sein des grands bois , et monte jusque sur la cime des arbres lorsqu'il veut faire entendre son joli ramage , qu’il répète surtout le soir et le matin; mais, dès l'instant qu’il a des petits, il se tait jusqu’à l’année suivante. Il ne fait qu’une couvée au centre des États- Unis , place son nid sur les arbres à dix ou douze pieds au dessus du sol , surtout à la bifurcation des grosses branches, le composant de petites racines , de mousse et d’herbes fines , et y dépose quatre œufs blancs tachetés de noirâtre et de roux vers le gros

bout (1).

On le connait aux États-Unis sous le nom de Wood robin et de

Ground robin.

(1) Telle est la description des œufs, dans Vieillot, Aistoire des oiseaux de l'Amérique septentrionale ; dans l'Encyclopédie, il dit tout le contraire, leur donnant la couleur bleu clair uniforme, et présentant son nid comme composé de feuilles de hêtre, et revêtu dans l’intérieur d’une couche de terre grasse, sur laquelle les herbes sont appliquées.

Page 1