OISEAUX. 51 MERLE A DERRIÈRE ROUX
TURDUS CAROLINENSIS, Zacht.
Zorzal gato, À CUBA.
Muscicapa carolinensis, Linn., Gmel., Syst. nat., éd. 13, p. 946, sp. 18.
Muscicapa carolinensis, Lath., Syst. ornith. gen., 10, sp. 64.
Moucherolle de Virginie, Buff., in-4°, vol. V, p. 268.
Cat-bird, Catesby, Hist. nat. of Carol., t. 1, p. 66.
Turdus lividus, Cat-bird, Wils., 4m. orn., I, pl. 14 fig. 3, p. 90.
Orpheus felivox , Swainson.
Turdus felivox, Bonaparte, Synop., p. 15, sp. 95.
Turdus carolinensis, Licht., Doubl., n° 410, p. 38.
Gobe-mouche brun de Virginie, Briss., Orn., t. I, p. 365.
Turdus. 7oto griseo cæruleo ; capite supra nigTO ; crisso cinnamomeo; cauda nigrescente, griseo-cæruleo marginata ; rectricibus brunneo-nigrescente , griseo limbatis ; rostro pedibusque nigris.
Dimerrstons \Lonpueurétotale ee EE EE 207 millim. Deatqueue Set RPRREE RNA EL 88 Du Piidé Parle à Sometremnte. See utaen dede 90 Dütirse at bout des dois. COUR AN QUI 5o Dusbec:, Fins SERRE RON DER A ANT 15 Hauteurdu becs EEE Sue M Tac ae b
Dessus du corps gris-bleu foncé , plus pâle en dessous, surtout sur la gorge. Tête noire en dessus ; queue noire bordée à sa base, et terminée de gris sur les rectrices inférieures ; les supérieures presque entièrement noires. Ailes brunes , les rémiges bordées ex-
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térieurement de gris et ayant la tige noire; couvertures inférieures de la queue roux-brun très foncé. Bec et pieds noirs; yeux rouge brun.
Les jeunes et les femelles ont le gris plus clair.
Nous croyons que c’est à tort que Swainson a placé cet oiseau parmi les Moqueurs, dont il n’a aucun des caractères ; ilse tient, en effet, comme les Merles proprement dits, dans l’intérieur des buissons et non dessus, et son chant n’est qu’un miaulement monotone, qui lui a valu aux États-Unis son nom de Cat-bird (oiseau-chat), de Zorzal gato (Merle-chat), à Cuba, et qu’on ne peut en rien comparer à celui des Orpheus. Nous croyons donc devoir, comme M. le prince de Musignano , le placer parmi les Merles et non près des Moqueurs, dont, au reste, il se distingue encore très nettement par ses teintes foncées.
Il habite, en même temps, l'Amérique septentrionale, les Antilles, et paraît commun à Cuba, où il ne serait pas sédentaire. On le voit toujours au plus épais des fourrés et des haies, qu’il parcourt, le plus souvent, à terre, en cherchant les insectes et les petites baies dont il se nourrit. Il est ordinairement très gras et, par cette raison, un très bon manger estimé des habitants.
En Virginie , il fait un nid artistement tissé de brins d’herbe et de feuilles ; le dedans est garni de racines : ses œufs sont bleus.
On l'a , suivant Pennant , observé jusqu’au Kamtschatka.
GeNRE MOQUEUR, ORPHEUS.
Turdus, Linn., Gmel., Lath.
Les Moqueurs diffèrent essentiellement des Merles par leurs mœurs : ils se tiennent toujours sur les buissons , sur les petits arbres , tandis que les Merles sont le plus souvent dedans ; d’ailleurs, leur chant, remarquable par son étendue et par sa variété , est bien distinct de celui de ces derniers. Ils se distinguent de plus des Merles par un bec plus grêle , plus convexe , par une longue queue , par les plumes du front souvent usées.
Ils paraissent appartenir, en même temps, au continent septentrional , aux Antilles et à l'Amérique méridionale , par toutes les latitudes, par toutes les hauteurs, sur les Andes. L'espèce de Cuba y vient de l’Amérique du nord.
OISEAUX. D3 x° 16. MOQUEUR ORDINAIRE.
ORPHEUS POLYGLOTTUS, ZLinn.
Sinsonte , À CUBA.
Turdus polyglottus, Linn., Gmel., Syst. nat., n° 10.
Turdus polyglottus, Lath., sp. 45.
Turdus dominicus, Linn., Gmel., Sysé. nat., n° 21.
Turdus dominicus, Lath., sp. A8. |
Mimus, Briss., Orn., t. Il, p. 262, n° 17.
Le Moqueur, Buff., Hist. nat. des ois., t. ME, p. 325, Enl. 518, fig. 1.
Turdus orpheus, Vieïll., Encycl. méth., t. NH, p. 677.
Turdus polyglottus, Wils., 4m. orn., A, p. 13, pl. 10, eu
Turdus polyglottus, Bonap., Syn., sp. 95, p. 74.
Grey mocking-bird, Catesby, t. 1, p. 27.
Turdus polyglottus, Licht., Doubl., p. 39, sp. 445.
Orpheus. Obscure cinereus, subtus pallide cinereus ; remigibus primoribus exteriore albis; rostro nigricante ; pedibus cinereis.
Dimensions ALongUueuT tbEAle Rte ne le niet aussi a ele = sets seistoleleie 40 millim. Du pli de l’aile à son extrémité.................... 111 Dé queues fe ARR MR ire 120 DUPDEC SALUE Me NET LIN Sn a Tete eh ele ee 27
Yeux jaunes , sourcils blancs, toutes les parties supérieures gris-brun très pâle , plus foncé sur les ailes dont les rémiges primaires et secondaires sont blanches, vers le milieu et à leur extrémité. Quelques tectrices supérieures ont la même distribution de couleur : le pli de l'aile blanc ; le croupion gris-bleu , le dessous du corps presque blanc, queue brune avec une tache blanche vers l'extrémité des rectrices latérales.
Cet oiseau est du grand nombre de ceux qui se trouvent en même temps sur le continent septentrional de l'Amérique et aux Antilles. Il est, dit-on, très commun à Saint-Domingue, et M. de la Sagra nous assure qu’il se trouve aussi à Cuba. On le rencontre presque toujours dans les savannes et non loin des habitations ; car il semble aimer la société et se plaire principalement près des lieux habités ; là, courant à terre un instant, il s’envole ensuite, vient se poser sur le point le plus élevé des arbustes ou des buissons, y commençant ses chansons imitatives et variées , qui semblent tour à tour fortes, expressives, et reproduisent les divers chants des autres oiseaux : tout son être est animé lorsqu’il fait entendre sa voix, et l’on pourrait croire alors que ses demi-phrases , remplies de goût et presque jamais semblables , expriment les diverses sensations qu’il éprouve. C’est cette variété de chant qui l’a fait appeler Moqueur, et qui a valu , à une espèce voisine, le nom mexicain de £incontlatolli (quatre cents langues). Le plus souvent, lorsqu'il commence ses hymnes harmonieuses, il voltige, bat des ailes en l'air, au dessus d’un buisson sur lequel il se laisse tomber ensuite mollement , et s'envole de nouveau une seconde après, sans cesser sa mélodie, ce qui l’a fait considérer par Ulloa (1) comme le roi des oiseaux chanteurs.
On ve peut plus hardi, plus courageux, lors de sa nichée, il défend valeureusement les approches de son nid; en guerre alors avec toute la gent ailée, sans considérer la taille des autres oiseaux , il les attaque tous et les force de s'éloigner. Son nid, placé dans les grands buissons et soigneusement garni en dehors de branches épineuses, contient quatre ou cinq œufs blancs, parsemés de points roux , surtout sur le gros bout.
On transporte beaucoup de ces oiseaux privés des Florides à la Havane, où l'on en fait le plus grand cas; aussi les campagnards de l'ile de Cuba cherchent-ils, par toutes les ruses possibles, à s’en procurer : ilsles apportent dansles villes, oùils valent ordinairement sept ou huit piastres (35 à 40 francs); mais, s’ils sont instruits et qu’ils chantent bien, ils se vendent de vingt-cinq à trentequatre (125 à 170 francs). On a cru longtemps qu'il était impossible de les conserver en cage; néanmoins Pexpérience a prouvé le contraire. A l’état sauvage, ils se nourrissent d’insectes ; dans l’esclavage, on leur donne des bananes. Pour les priver promptement,
(1) DVolicias americanas , entrelenimiento var.
lorsqu'on a pu les prendre , il faut les mettre en un lieu où ils puissent voir le plus de monde possible : ils s’habituent bientôt et commencent leurs chansons joyeuses.
GENRE SCIURUS, Swainson.
M. Swainson , avec raison, a séparé des Merles proprement dits les espèces que leurs habitudes riveraines et terrestres rapprochent des Anthus et des Motacilla, de telle manière qu’au lieu d’habiter l’intérieur des buissons , des grands arbres et de nicher dans les fourrés ou sur les arbres , ils se tiennent le plus souvent à terre , comme les Alouettes , relevant la queue comme les Hotacilla , et nichant sur le sol. Nous n’en connaissons aucune de lAmérique méridionale , toutes étant des Antilles et de PAmérique septentrionale.
Ce sont de petites espèces qui, par leur bec assez grêle et aigu , par leurs tarses menus et longs , font le passage des Merles aux Becs-fins.
Elles ne sont pas sédentaires à Cuba et n’y arrivent que dans l’hiver.
LA
N° 47. SCIURUS AUROCAPILLUS, Ssvuinson.
Sciurus aurocapillus, Swains., North. zool., W, p. 227.
Motacilla aurocapilla, Gmel., Syst. nat., éd. 13, gen. 114, sp. 29.
Turdus aurocapillus, Lath., Syst. orn., gen. 32, sp. 6.
Turdus aurocapillus, Golden crowned thrushk, Wils., Amer. orn., I, pl. 14, f. 2, p. 88.
Turdus aurocapillus, Viell., Dict. d'hist. nat., t. XX, p- 231, et Ois. de l’Am. sept., pl. 64.
Turdus aurocapillus, Vieill., Encycl., t. 1, p. 61.
Grivette de Saint-Domingue, Buff., Ois., t. HI, p. 317, Enl., 398, fig. 2.
Ficedula pensylvanica aurocapilla, Figuier à tête d'or de la Pensylvanie, Briss., Orn., t. WE, p. 504, gen. A0, sp. 57.
Sylvia aurocapilla, Bonap., Syn., p. 77, sp. 102.
Sciurus. Olivaceus ; subtus albus ; vertice aureo, supercilüs nigris ; pectore nigro maculato; rostro fusco, basi incarnato ; pedibus flavicante-fuscis.
Dimensions Mioaraenrtatale Me. Rs RCE AE 145 millim. Du plide l’aile à son extrémité... .............,., So DMEVGH EME OMR ENT CEST OS 6 000 0 00 20 13 3 090e 45 Du became mile ne met ere CCE 11 Hanteur dub ec e PER ER ENE MERE 1 Circonférenceldu corps "21e RE CORR ENTER 90
Mâle. Bec couleur de corne, jaune pâle en dessous; pieds jaunâtre fauve, olivâtres en dessus. Une bande noire partant de chaque narine passe sur l’œil et se dirige jusqu’à la nuque. Le dessus de la tête orangé-roux; un trait descend du coin du bec, de chaque côté, le long du cou, en forme de moustache, jusque sur la poitrine; côtés de la tête gris verdâtre; la gorge et le devant du cou , ainsi que le dessous du corps, d’un blanc pur, des taches allongées noires sur le haut du ventre et des flancs, moins foncées sur ces dernières parties.
Femelle. Elle diffère du mâle par des couleurs moins vives, surtout sur le dessus de la tête, qui est plutôt jaune pâle qu’orangé.
L'hiver, cette espèce habite les grandes Antilles et parait assez commune à Cuba et à la Jamaïque; mais, dès le mois d'avril, elle abandonne les îles et s’avance vers la Pensylvanie et vers les provinces voisines, où elle passe l’été, pour en repartir à automne. Pendant son séjour aux États-Unis , elle y niche : son nid, posé à terre sur les coteaux exposés au midi, ressemble à un petit four, par sa forme ovale dont l’entrée est à l’une des extrémités ; il est composé de feuilles sèches et d’herbes grossières et contient quatre œufs blancs, tachetés de brun. Constamment solitaire , silencieuse, défiante même , cette espèce vit sur le bord des ruisseaux qui traversent les bois, se perche quelquefois sur les branches basses des buissons et des arbres , mais se tient , le plus souvent, à terre, où elle a un mouvement de queue semblable à celui de notre lavandière; sa démarche est peu vive, et elle paraît entièrement dépourvue de gaité; son cri peut être exprimé par la syllabe pêche, répétée très vivement trois fois de suite.
OISEAUX. 97 En automne , elle est très grasse et constitue un très bon manger.
x° 18. SCIURUS SULFURASCENS, Mob.