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DES ESPÈCES A

ORDRES. FAMILLES. par famille. par ordre.

SES À EEE

Falconidæ Accipitres Strixidæ Fringillidæ Passeres Cærebidæ Crotophagidæ. ..........

Psittacidæ

Colymbidæ ARATITE essences

ToTaux...

Si nous recherchons, pour chacune des espèces, quel a pu être le motif qui l’a déterminée à s’avancer jusqu’à Cuba , à travers l'archipel qui sépare cette île du continent, nous trouverons que le Polyborus vulgaris, habitué à suivre partout, et dans toutes les directions, l’homme dans ses voyages, dans ses migrations, a fort bien pu accompagner les Caribes dans leurs conquêtes, du continent vers les iles (1), et s'arrêter avec eux aux dernières Antilles, sans passer au continent septentrional. Nous pouvons croire que le Strix perlata, le Falco hamatus, sont venus s’y

(1) Voyez, à cet égard, ce que nous avons dit, dans notre ouvrage, sur l'Homme américain (de l'Amérique méridionale), considéré sous ses rapports physiologiques et moraux, article Guarani.

fixer dans le cours de leurs voyages. Pour les Passercaux, les plus habitués aux migrations d'hiver, aucun ne vient par ce motif à Cuba; car le ringilla dominicana, et le Cæreba cyanea , les seuls que nous y ayons, sont des régions chaudes, de même que le Crotophaga ani, le Macrocercus tricolor, le Conurus guyanensis, parmi les Grimpeurs; la Columba montana, parmi les Gallinacés ; le Rallus variegatus, le Rallus longirostris, le Parra jacana , parmi les Échassiers; l’Anas spinosa , le Colymbus dominicensis, parmi les Nageurs. Ne voyant donc arriver à Cuba aucun oiseau de ceux qui, sur le sol de l'Amérique méridionale, émigrent annnuellement pour fuir les froids, nous croyons pouvoir assurer, au moins pour celles des espèces que nous possédons, qui vivent en même temps à Cuba et sur le continent du sud, qu’elles ne sont venues habiter cette Antille, où toutes paraissent sédentaires, qu’en s’avançant peu à peu d’ile en ile; suivant les unes, dans leur trajet aérien , la direction des vents alizés; les autres, dans leur voyage sur l’eau, les courants généraux qui portent du sud au nord; se laissant pour ainsi dire transporter d’une ile à l’autre, parce qu'elles y trouvaient la température propre à la zone torride et limite de leur habitation, arrivant ainsi jusqu’à Cuba, sans néanmoins passer de là jusqu'aux Florides.

En résumé, les espèces de Cuba qui se trouvent en même temps sur le continent méridional n’y sont pas de passage , mais bien dans une des dépendances de la zone équatoriale, leur patrie exclusive; car toutes paraissent nicher dans l’ile de Cuba, et s’y montrer séden- (aires.

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