PLANCHE XXI, FIG. I
Trochilus colubris, Linn., Gmel., Syst. nat., ed. 13, gen. GG, sp. 12.
(1) Nous n’adoptons pas le nom d’Ornismya donné par M. Lesson, parce que
celui-ci est antérieur.
Trochilus colubris, Humming-bird, Wils., Am. orn., W p- 26, pl. 10, f. 3-4.
Trochilus colubris, Bonap., Syn., sp. 155, p. 98.
Trochilus colubris , Vieïill., Dict. d'hist. nat., VU, Peau
Trochilus colubris, Vieill., Encycl. méth., 1. U, p. 564.
Trochilus colubris, Lath., Syst. ornith., gen. 30, sp. 38.
Mellivora avis carolinensis, the Humming-bird , Catesby, Carol., X, p. 65, tab. 38.
Le Rubis, Buff., Ois., t. VI, p. 15.
Audebert, Ois. dorés, t. 1, pl. 31, 32.
Oiseau-mouche à gorge rouge de la Caroline, Briss., orn., IE, p. 716, n° 13.
Ornismya rubinea, Less., Monog., pl. 48.
The Red throated humming-bird, Edwards, Histor., p. 38.
Klein, Ævi., p. 106, n° 5.
Orthorhynchus. Viridi-aureus ; pectore ventreque griseis, rectricibus nigris ; gula flimmea ; rostro obscure luteo, apice fusco; pedibus fuscis.
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Male. Dessus de la tête vert sombre , passant au vert doré sur le corps et sur les couvertures supérieures de la queue ; poitrine et milieu du ventre gris ; brun verdàtre sur les flancs ; rémiges noirâtres à reflets violets ; queue fourchue, assez longue , noire , à reflets violet bleu : les rectrices intermédiaires vert doré ; la gorge et les côtés du cou recouverts de plumes presque métalliques d’une belle couleur rouge de feu.
Femelle. Les parties supérieures moins vives , les rectrices latérales verdâtres à leur base, noires au milieu , blanches à leur extrémité, gorge et devant du cou de la même couleur grise que le reste des parties inférieures. Bec et pieds noirs.
Cette charmante espèce, bien caractérisée par sa belle collerette couleur de feu, s’avance, à ce qu’il paraît, Pété, jusqu’au Canada,
où elle arrive en mai, et repart en septembre, pour passer l’hiver au Mexique et dans les grandes Antulles : elle est, à cette époque, très-commune à Cuba, où, comme toutes les autres espèces de Trochilus, elle vole, en bourdonnant, d’une fleur à l’autre, les courtisant tour à tour, pour-en sucer le nectar , dont elle se nourrit , ainsi que de petits pucerons. Qui, dans les pays chauds d'Amérique, ne s’est arrêté des heures entières devant un oranger couvert de fleurs , pour contempler ces légers oiseaux semblables à des papillons aux couleurs diaprées , qui s’y rassemblent de toutes parts , et semblent se jouer autour , sans prendre, pour ainsi dire, un seul instant de repos? qui n’a cherché à s'emparer de ces êtres si brillants, si agiles, ornements de la nature? Mais, après une longue observation , si l’on parvient à reconnaitre la branche favorite où l’oiseau-mouche vient, tous les soirs, se reposer de ses courses vagabondes ; si enfin un peu de glu ou l'adresse seule le fait saisir la nuit pendant son sommeil, le pauvre captif perd de sa vivacité, de son air sémillant et meurt bientôt sur les touffes de fleurs qu’une sollicitude intéressée lui prodigue en vain; car leurs parfums ne sont plus ceux qu’il puisait au fond de leur calice, aux jours de sa liberté perdue.
v° 58. OISEAU-MOUCHE DE RICORD.
ORTHORHYNCHUS RICORDI.
nées AUOUB A PLANCHE XXI, FIG. Il.
Onismya Ricordi, Gervais, Mag. de zool., pl. 41, 42. Orthorhynchus. Capite viridi-brunneus; supra viridi-
aureo-rubescente; gula, gutture, ventreque viridi aureus ; crisso albescens ; alis nigris; cauda elongata, nigro-cæ-
rulea; rostro rigro, mazxilla rosea.
Dimensions. Longueur totale................................, 10 millim. Du pli de l’aile à son extrémité.................... 59 Dela quenes.... se, sue se peeeone ss enesee 3=
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Male. Dessus de la tête vert noirâtre peu vif, parties supérieures d’un beau vert métallique doré et rougeàtre ; gorge, devant du cou d’un beau vert à reflets dorés : cette teinte, encore moins vive , couvre aussi les parties inférieures; derrière et couvertures inférieures de la queue blanc grisâtre. Aïles noirâtres , queue longue, large, noire à reflets violets; bec noir à la mandibule supérieure , rosé à l’inférieure, et dont l’extrémité est noire.
Femelle. Teintes plus sombres. La base de toutes les rectrices , en dessus , verdâtre ; la gorge, le devant du cou et le bas-ventre gris foncé, plus pàle aux couvertures inférieures de la queue ; bec noir , une tache blanche derrière chaque œil.
Cette espèce, rapportée pour la première fois de Cuba, par M. Ricord , qui, pendant plusieurs années , s’est occupé de recherches d'histoire naturelle aux grandes Antilles, a été décrite avec raison, par M. Gervais, comme espèce nouvelle. En effet, elle est tout à fait distincte de toutes les espèces connues par son derrière blanc, ainsi que par l’ensemble de ses teintes.
Loin d’émigrer comme lOiseau-mouche Rubis , celui-ci est un des habitants sédentaires de l'ile de Cuba, qu’il n’abandonne jamais , et dont il fait un des plus jolis ornements. Les habitants , sans doute pour imiter le bruit qu’il fait en volant , lui donnent le nom de Zun-Zun. Intéressant par son plumage , par ses manières, ses œuvres ne sont pas non plus sans mérite : artistement construit et souvent composé de laine, de la soie qui entoure la graine de lAsclepias anasarica, son nid est attaché à l’enfourchure de jeunes branches. Ce nid, comme celui de tous les Trochilidées, ne contient qu’un ou deux œufs , dont naissent des petits qui , à leur naissance, ont le bec très court,
XIII* FAMILLE
ALCYONIDÉES, ALCYONIDÆ.
Cette famille , assez nombreuse en Afrique, n’est représentée , dans Pile de Cuba , que par une seule espèce qui y arrive du continent septentrional , et appartient au genre suivant.
GENRE MARTIN-PÉCHEUR, ALCEDO, Zinn.
Cette espèce appartient au sous-genre des Martins-pêcheurs proprement dits.
x° 59. MARTIN-PÉCHEUR A CEINTURE ROUSSE.
ALCEDO ALCYON, Gmel.
Martin zambullidor, A CUBA.
Alcedo alcyon, Gmel., Syst. nat., ed. 13, p. 180, n° 7.
Alcedo alcyon, Lath., Syst. ornith., gen. 24, sp. 32, var.
Alcedo alcyon, Belted king-fisher, Wils., mer. orn., LIL, p. 59, pl 29375417
Alcedo alcyon, NVieill., Encycl. méth., t. 1, p. 283.
Alcedo alcyon, Bonap., Syn., p. 48, sp. 41.
Alcedo alcyon, Ray, 4v., p. 184, n° 14.
Ispida, Catesby, Carol., , t. LXIX.
Ispida carolinensis, Briss., Ornith., t. IV, p. 512, n° 21.
Le Jaguacati, Buff., PL. enl., n° 715.
Le Jaguacati, Sloane, Jam., U, p. 315.
Le Jaguacati, Pennant, Arct. zool., Il, p. 169.
Alcedo alcyon, Vig., Zool. journ., 1827, t. TI, p. 439, Sp. T.
ue king’s fisher, Edwards, Aist., t. IT, p. 115.
Alcedo. Corpore supra ex cinerascente-cæruleo ; subtus albo : crista in vertice ; macula alba ante et subtus oculos; fascia pectoraii ferruginea, transversa; remigibus rectricibusque albo maculatis ; rostro pedibusque
fuscis.
Dimensions. Longueur totale................................. 29 millim. Du pli de l’aile à son extrémité.......,........... 160 10 EN PAPE CU CS EE RP CAE CS 85 Du becs NN RE EE ae Une 45 Haiutemmduibecs AE amer ententes eee 13 Larsenrt du Det: surremancae sen entree es 11
Toutes les parties supérieures cendré bleuâtre uniforme ; la huppe formée de plumes allongées , bleuâtres, dont le milieu est brun-
noir; deux taches blanches de chaque côté de la tête, Pune en avant des yeux, l’autre au-dessous ; gorge et ventre blancs : un collier de cette couleur ; sur la poitrine, une large bande rousse nuancée de gris-bleu ; grandes tectrices supérieures bleues , pointillées de blanc, en arrière , noires , terminées de blanc, sur les pennes primaires. Grandes rémiges noires terminées d’un peu de blanc, ornées de quelques taches; de cette couleur sur leur côté externe, ainsi qu'à leur base interne, rémiges secondaires bleues au côté externe, noires au milieu, rayées de blanc au côté interne; rectrices bleuâtres en dedans, noires ailleurs, avec des lignes interrompues transversales , blanches. Les yeux obscurs.
L'espèce qui nous occupe s’avance dans l'été jusqu’à la baie d'Hudson ; mais, lorsque l’automne amène les frimas en ces contrées boréales, elle regagne peu à peu les contrées plus méridionales et arrive ainsi jusque sous la zone torride, sur le continent comme sur les Antilles : M. de la Sagra l’a fréquemment observée dans l'ile de Cuba, où les Espagnols la nomment Martin Zambullidor (Martin plongeur), du nom générique appliqué à toutes les autres espèces. La, comme partout ailleurs , cette espèce se tient au bord des rivières, perchée sur un rocher , sur une branche ; y reste immobile des heures entières, guettant les petits poissons et les crustacés ; aussitôt qu’elle aperçoit sa proie , elle plonge au sein de l'onde avec une extrême agilité , la saisit, revient, la mange sur son perchoir , puis reprend son attitude apathique. Son chant consiste en un cri fort et aigu , qui n’a rien d’agréable, et a quelques rapports avec celui des pics.
GENRE TODIER, TODUS, Zin.
L’ile de Cuba recèle une espèce tout à fait distincte qui lui est particulière, ne s’écartant jamais de son territoire et de celui des autres Antilles.
x° 60. TODIER À JOUES BLEUES.
TODUS MULTICOLOR (1), Gould.
Peorrera , À CUBA.