PLANCHE XXII
Lafresn., Mag. de zool., 1832, pl. 11.
Todus multicolor, Gould, Zcones avium.
Todus. Supra prasino viridis ; fronte anguste lorisque aurantio flavis ; subtus sericeo-albis ; gutture et collo antice rubris, albo marginutis; macula infra auriem, splendide cærulea; pectore parum canescente, hypocondriis roseis ; ano flavo ; rostro depresso , elongato, apice rotundato obtuso.
Dimensions. Longueur totale...................... Lecce 90 millim. Darplhidelade /sontextrénuie ce 71e: ete 37 Delarquent Reel ELEC LOC EE 20 Duibecstererereeer cer r crroece SO DO CUUCE 16 SA NATO CUT 2e ST ec CR Se eee eee 4 Chemins sinrocénoosudeabooenbaatonnonconge 3
Lorum ou espace compris entre le bec et les yeux, et front jaune orange ; dessus de la tête et du cou vert sombre; le reste du dessus du corps vert brillant; gorge et devant du cou rouge carmin, bordé latéralement d’un large liseré blanc , terminé , en bas, de chaque côté du cou, par une tache d’un joli bleu céleste; poitrine et ventre gris blanc ; flancs rosés ; couvertures inférieures de la queue jaune clair; le dessous de Paile jaune ; yeux bruns; bec obtus, arrondi.
Cette espèce diffère essentiellement du Zodus viridis des auteurs, type du genre, par une taille plus petite , par son bec plus court,
{1) Oviedo, Coronica de las Indias occidentales, avait, dès 1547, signalé cet oiseau ; car il est impossible de ne pas le reconnaître dans cette phrase : « V’erdad » es que aÿ unos paxarilos todos verdes, no mayores que los sirgueritos (linottes) » de Castilla pero aquellos aun que sean verdes, no son papagallos. » Lib. XIV,
Le
cap. 1v, fol. 110.
OISEAUX. 133 obtus au lieu d’être aigu , par le lorum orangé ; le rouge des devants du cou moins large ; par les taches bleues du dessous de Poreille. >
Les auteurs avaient toujours confondu ce todier avec le Todus viridis jusqu’en 1833 , époque à laquelle M. de Lafresnaye , dans une intéressante notice sur les véritables caractères du genre, insérée dans le Magasin de zoologie, signala les différences qui caractérisent ces deux espèces, sans néanmoins assigner de dénomination à celle-ci. Peu de temps après l’impression de sa notice, ayant reconnu , sans aucun doute, que c’était bien une espèce distincte, il lui imposa, dans sa riche collection , le nom de Todus Cyanogenys, mais ne fit pas imprimer ce nom ; aussi, quoiqu'il ait réellement la priorité, sommes-nous obligés de donner à l’oiseau la dénomination de T'odus multicolor , que M. Gould vient de lui imposer, dans son Icones avium, et qui doit maintenant lui rester.
Le Todus viridis, cité par M. Vigors (Zool. journ. 1827, p. 439, n° 8), n’est autre chose que Je Todus multicolor.
Nous pensons absolument comme notre savant ami M. de Lafresnaye, sur la place que doit occuper le Todier, à côté des Martinspêcheurs, dont il diffère par la dépression de son bec; mais, pour les mœurs de ces deux oiseaux , elles ne paraissent avoir aucune analogie, car le Todier , au moins l’espèce qui nous occupe, vit dans les halliers , et se nourrit exclusivement d'insectes et de quelques graines. Sur six individus dont on a ouvert l’estomac, deux n’ont montré que des insectes , des coléoptères, des fourmis et des hyménoptères, tandis que les quatre autres, avec des insectes, avaient encore quelques graines. On sait que les Martins-pêcheurs se nourrissent de poissons.
En aucune manière cet Oiseau ne peut être voyageur ; car son vol est très court, et accompagné d’un bruit assez fort qui lui a valu le nom espagnol qu’il porte à Cuba, et est sédentaire dans lile, où il niche.
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