‹ OrnithologieChapitre 55 sur 93 · N° 71. ARA TRICOLOR · texte numérisé non relu

N° 71. ARA TRICOLOR

MACROCERCUS TRICOLOR, Vreul.

Guacamayo, À CUBA.

Ara tricolor, Vaillant, Aist. nat. des Perroqg., pl. 5 ANUS À

Petit ara, Buff., Ois., Enl. 641.

Macrocercus tricolor, Vieil., Dict. d'hist. nat., t. WI p. 262.

Macrocercus tricolor, Vieill., ÆEncycl. méth., t. WI, p. 1418.

Macrocercus. Capite, jugulo, pectore , ventreque rubris ; collo superiore flavo ; scapularüs, tectricibus alarum minoribus fusco-rubris, viridi marginatis; majoribus et remigibus virescente-Cy aneis ; uropygio violaceo-cæruleo; rostro nigro.

Pons HONOUeUrR totale. ess eee eattarsiee etes as ee 550 millim. Du pli de l’aile à son extrémité. ................... 270 DÉMQUEUR ES Te ne A dan ere die sa ae le 350 DAibects FRE. Mendes entente re Mouton. 30

Tête,poitrine, ventre, jambes, devant et les côtés du cou d’un beau rouge; cou en arrière, d’un beau jaune ; gorge rouge-brun bordé de jaune ; les petites tectrices supérieures des rémiges et les plumes scapulaires, brun-rouge bordé de vert et de jaunâtre ; les grandes tectrices et les rémiges bleu d’azur verdâtre en dessus , rouge de cuivre en dessous ; croupion et les tectrices inférieures des rectrices , bleu violet ; les inférieures bleu pâle bordé de vert ; rémiges latérales bleu d’outremer à l’intérieur et à la pointe, d’un rouge cramoisi à l’intérieur ; les deux médianes cramoisies, bleues vers le bout ; tectrices inférieures de l'aile rouges et verdàtre brun.

Buffon n’avait considéré cette espèce que comme une simple variété de l’Ara rouge (Macrocercus macao); mais Vaillant, Vieillot et les autres auteurs qui lui sont postérieurs, l’ont, avec juste raison , présentée comme distincte.

La peau que nous avons reçue de cette espèce n’était accompagnée d'aucune note, de sorte que nous ne savons rien de ses mœurs dans l’île de Cuba , où elle est maintenant peu commune et y devient d'autant plus rare, que les habitations s’y multiplient davantage.

s.-6G. PERRUCHE, CONURUS.

Psittacus , Linn., Gmel., Latham.

Les Perruches sont beaucoup plus petites que les Aras, à longue queue aiguë ct étagée comme eux, mais n’ayant que le tour des yeux nu, tandis que, dans ceux-ci, tout l’espace compris entre l’œil et le bec porte le même caractère.

La seule espèce que nous ayons à Cuba se rencontre en même temps sur le sol de l'Amérique méridionale, d’où elle y sera venue, si toutefois elle n’a pas suivi les Caribes dans leurs anciennes migrations du continent aux iles.

n° 72. PERRUCHE PAVOUANE.

CONURUS GUYANENSIS.

Periquito, À CUBA.

Xazxabes, Oviedo, 1541, Coronica de las Indias, lib. XIV, cap. iv, fol. 110 (1).

Psittacus guyanensis, Viaill., Encycl., t. UE, p. 1401.

(1) « Ay otros menores de colas luengas y los codillos o en cuentros de Las » alas, y los sobacos colorados, y todo el restante de ellos verde, que aquestos » se llaman Xaxabes. »

« Il y en a d’autres plus petits (des Perroquets) à queue longue avec les coudes » ou plis des ailes et le dessous des ailes rouges, et tout le reste du corps, vert; » ceux-ci se nomment Xarabes. » H est évident pour nous que c’est bien cette espèce dont parlait Oviedo.

Psittacus guyanensis, Princ. Max., Beitrage zur nat. mon Bras.;t.1W,"p. 169.

Psittaca guyanensis, Perruche de la Guyane, Brisson., Ornith., 1010: 9910 59.

Perruche de la Guyane, Buff., Ois., t. VI, p. 255, Enl., n° 467 et 407.

Maracana verde, Azara, Apunt. de los Paxar., t. 1, a 1.

Lesson, Traité, p. 188.

Psittacus guyanensis, Linn., Gmel., Syst. nat., ed. 13, gen. 45, sp. 70.

Psütacus guyanensis, Lath., Syst. ornith., gen. 5

Perruche ara pavouane, Vaillant, Perroquets, pl. 14 et 15, p. 35.

Conurus. Viridis ; genis rubro maculatis; tectricibus alarum minoribus coccineis; majoribus flavis ; remigibus infra luteis, margine versus apicem nigricante ; pedibus griseis.

Dernsions./ (1) Toppuenr totale: it... Jr, sue +... 260 millim. Du pli de l’aile à son extrémité.............. Sea oe 135 ME RQURE SEP A es ce eeLL ce ele nine eee 12 DHADEC ee ciel Ce ee PEU e Re IT EU 15 Sa largeur...... ET Ci ee cent te eee 11

Bec rosé très pâle , tour des yeux blanc, yeux aurores, pieds gris ; toutes les parties supérieures vert-pré, plus foncé sur le bas du dos ; dessous vert pâle ; rémiges vert bleuâtre sur leur côté externe, la tige noire, le côté interne jaune-brun ; dessous de l’aile jaune-verdâtre ; petites couvertures inférieures et plis de l'aile d’un beau rouge de vermillon ; rectrices vert foncé à tiges noires en dessus , jaunâtres en dessous ; quelques taches rouges placées sans ordre aux côtés du cou.

Cette petite Perruche, très commune dans l’ile de Cuba, se trouve, en même temps, sur la plus grande partie du continent méridional ; depuis longtemps elle a été indiquée comme se trouvant

(1) Les individus que nous avons rencontrés dans la Bolivia, quoiqu’en tout semblables, avaient un cinquième de plus de taille, ce qui tient peut-être à l'âge.

en grand nombre à la Guyane, Azara l’a rencontrée au Paraguay, et nous l’avons vue fréquemment dans les immenses bois du pied oriental des Andes, près de Santa-Cruz de la Sierra et à Chiquitos ; ainsi , elle habite, dans l’hémisphère sud , jusqu’au 25: degré, et dans l'hémisphère boréal, jusqu’à Cuba, qui est le dernier point nord où elle arrive, sans jamais passer, à ce qu’il paraît, sur le continent septentrional.

On ne peut plus répandues et toujours composées de paires , les troupes nombreuses de cette espèce fréquentent les bois, au temps de la nichée, mais sont extrêmement familières ; le reste de l’année, elles s’approchent des villages, même des villes, se posent sur les orangers des jardins dont elles mangent les fruits et les fleurs ; ainsi l’on voit que , loin d’être d’un naturel farouche, comme le dit Vieillot, elles sont, au contraire, très familières, et même beaucoup trop pour les cultivateurs, dont elles ravagent non seulement les semis de maïs, mais encore les plantations de café, en mangeant la pulpe de ce fruit, sans jamais avaler les fèves, qu’elles laissent tomber à terre.

Les bois et les campagnes retentissent souvent des cris aigus et désagréables de cette Perruche, à laquelle les habitants font une chasse continuelle, non seulement pour préserver leur récolte, mais encore pour l’élever, parce qu’elle s’habitue facilement à la domesticité, et alors se montre des plus gentilles. Le Vaillant en cite une qui se couchait sur le dos et joignait les pattes, en récitant toute l’oraison dominicale en hollandais.

TROGONIDÉES , TROGONIDÆ.

Trogon, Linn., Gmel.

Cette famille ne contient , parmi les oiseaux de Cuba, qu’une seule espèce du genre Trogon.

GENRE COUROUCOU, TROGON, Zinn.

La seule espèce que nous ayons est spéciale à Pile de Cuba , d’où

elle ne paraît pas s'éloigner.

Le nom de Couroucou , donné comme imitation du chant des

espèces de ce genre, est représenté au Paraguay , chez les Guaranis, par celui de Surucua ( Sou roucoua Pron. française) , et chez les habitants de Cuba par celui de Tocororo.

n° 73. COUROUCOU TEMNURE.

TROGON TEMNURUS, Tem.

Tocororo, À CUBA.

Page 1