‹ OrnithologieChapitre 73 sur 93 · OEUFS, PL. XXXI , FIG. I · texte numérisé non relu

OEUFS, PL. XXXI , FIG. I

Scolopax flavipes, Gmel., Syst. nat., XL, n° 31, gen. 86.

Scolopax flavipes, Lath., Syst. ornith., gen. 72, sp. 29.

Scolopax flavipes, Fellow-shanks snipe, Wils., Amer. orn., VII, p. 55, tab. 58, f. 4.

Totanus flavipes , Vieill., Dict. d'hist. nat., t. VI, p. 410.

Totanus flavipes , Viaill., Encycl. méth., t. NX, p. 1106.

Totanus flavipes, Vigors, Zool. journ., 1827, p. 448,

Totanus flavipes, Prince. Max., Beitr...... von Bras., Suiv, p: 723;,-n° 4.

Fellow-shanks, Pennant, Arctic. zoolog., t. KE, p. 387, n° 318.

Chevalier aux pieds jaunes, Buff., Sonn., vol. XXII, p. 94.

Chorlito pardo picado de blanco, Azar., Apunt. para la Hist. de los pax., t. XIE, p. 308, n° 396.

T'otanus natator, Vieill., Nouv. Dict. d'hist. nat., t. VI, p-. 409 (d’après Azara, n° 396).

Totanus natator, Vieill., Encycl. méth., t. UE, p. 1103.

Totanus. Supra saturato-fuscus , albo nigricanteque pictus ; subtus albus, loris nigricante fuscis ; capitis, colli anterioris pennis fusco longitudinaliter maculatis ; cauda albo fuscoque transversim striata ; rostro nigricante-viridi; pedibus flavis.

Dimensions. Longueur totale..................,.............,. 320 millim. Du-plidefailé ason extrémité. messe: 200 DARCOS CRAN RE NE ile Ms 66 RÉ Re Le eue bre iee cet dde uote 140

Tête , dos et couvertures supérieures des ailes bruns ; du blanc en bordure aux plumes de la tête, de petites taches blanches et brunes sur les bords de celles du dos ; gorge , ventre, couvertures supérieures de la queue, blancs ainsi que les paupières inférieures ; chaque plume du cou et du côté de la tête a une tache longue, brune, sur un fond blanc; rémiges primaires noirâtres, les petites couvertures inférieures blanches , rayées de brun. Queue rayée de noir et de blanc ; jambes et pieds jaunes; bec noir verdâtre à sa base , noir à son extrémité; yeux bruns.

Cette espèce se rencontre indistinctement dans les deux Amériques ; elle est on ne peut plus commune dans l'Amérique méridionale, depuis le 40° degré de latitude sud jusqu'aux régions chaudes ; car nous l’avons successivement trouvée sur les rives du Rio-Nigro en Patagonie, à Buenos-Ayres, aux frontières du Paraguay, dans les plaines chaudes de la province de Santa-Cruz de la Sierra, en Bolivia, de même que sur les plateaux des Andes, élevés

de plus de 2500 mètres au dessus de la mer, dans la province de Cochabamba. M. le prince Maximilien de Wied la vue fréquemment au Brésil ; M. de la Sagra l’a rapportée de l’ile de Cuba; les ornithologistes de l'Amérique septentrionale l’indiquent aussi sur leur sol, aux environs de New-York ; ainsi on le rencontrerait à une quarantaine de degrés au nord et au sud de la ligne.

Arrivé en Patagonie au mois de janvier , le Chevalier aux pieds jaunes en repart à la fin d’avril. Près de la Plata , on le voitaux mêmes époques ; mais, à la frontière du Paraguay, il vient plus tôt afin d’y nicher et en repart ensuite. Si nous avons bien compris ses migrations annuelles , il séjournerait tout l’été dans l’hémisphère sud, abandonnant , à l’approche de l'hiver, cette partie du monde pour aller trouver la saison chaude dans l’hémisphère opposé.

Nous lavons toujours rencontré dans les parties des marais dépourvues d'herbe, sur les plages sablonneuses des lacs d’eau douce, sur les bords de la mer; il vit, le plus souvent, seul ou par couples ; seulement, à l’instant de ses voyages, il se rassemble par troupes innombrables composées d'individus de la même espèce et de quelques autres Chevaliers. Sa démarche est vive; souvent il entre dans Veau jusqu’au genou, et cherche dans le fond les larves et les petits insectes dont il se nourrit, ou bien enfonce son bec soit dans le sable , soit dans la boue, afin d’en retirer les petits animaux qu’il y suppose cachés. Il est inquiet , se laisse difficilement approcher ou s'envole même de très loin , jetant alors un cri assez fort, qu’il fait également entendre lorsque, d’un vol rapide , se dirigeant horizontalement , il change de place ou parcourt la surface des eaux.

Vers les mois de novembre et de décembre, il s’accouple, s’isole alors , choisit le bord d’un lac ou d’un marais; et là, sur un peu d'herbe sèche , non loin des eaux, sa femelle dépose quatre œufs oblongs, bien plus pointus à un bout qu’à l’autre, d’un jaune brun clair tacheté de brun-rouge et dont les diamètres sont 30 et 44 millimètres. C’est en cet instant que le mâle, tandis que sa compagne couve, s'envole, bat des ailes à la manière des Alouettes qui planent, faisant entendre une chanson joyeuse qu’il ne répète qu’au temps des amours, et accompagnée d’un air de contentement remarquable; puis il se laisse tomber et fait constamment des courbettes comme notre Chevalier aux pieds rouges , semblant ainsi chercher à distraire sa femelle de la fatigue, de l'ennui de l’incubation.

x° 98. CHEVALIER A LONGUE QUEUE.

TOTANUS LONGICAUDA.

S'arapico, A CUBA.

Tringa Bartramia, Bartram's sandpiper, Wils., Amer. m0; vol "VII p>69, pl.°59;" 1.2:

Totanus Bartramia, Temm., Man., t. II, p. 650.

Totanus Bartramia, Bonap., Syn., sp. 261, p. 327.

Tringa longicauda , Bechst., Vogel nach.

Tringa longicauda , Lath., nd. orn., p. 453, n° AG. Der Langgeschwanzite strandlaüfer, Naum., og. nachtr.,; tab..38, f. 75.

Totanus. Cauda elongata, gradata, rectricibus quaternis intermediis fuscis; rectricibus exterioribus, fulvescentibus, nigro zonatis ; ventro albo ; pectore colloque Julvescentibus nigris strüs ornatis; pedibus roseis.

one LONBUEUT LORIE. 5. 2 0 dates oo am ejolate «sn 257 millim. PRÉC Re te cie ne dei een ie en SU ONIS 45

Mâle et femelle. Ventre et cuisses blancs ; cette teinte un peu roussàtre couvre les tectrices intérieures des rectrices ; côtés du corps rayés, en travers, de zigzags noirs; poitrine, joues et cou isabelle, longitudinalement striés de noir ; tête en dessus, haut du dos noirâtres , chaque plume bordée d’isabelle ; scapulaires et tectrices supérieures des rémiges roussâtre-isabelle, passant au brun vert, sur le milieu de chaque plume, rayées, en travers, de petites bandes noires espacées , placées diagonalement, traversant Pisabelle foncé des rectrices latérales ; les quatre médianes brunes, ornées de raies diagonales très rapprochées ; yeux brun clair, pieds couleur de chair ; bec brun-jaunâtre ; queue longue , étagée.

Jeune. Les parties antérieures du dessous du corps et les flancs portent des taches lancéolées ; dessus orné de grandes taches brunes, excepté sur le dos; les autres accidents de teintes moins marqués.

Cette espèce , propre à l'Amérique du nord, et qu’on possède de passage à Cuba, se trouve aussi, mais accidentellement, en Europe, où elle a été rencontrée sur les côtes de la Hollande et en Allemagne. C’est encore un exemple d’un oiseau américain habitant deux continents.

Ses mœurs paraissent être les mêmes que celles des autres Chevaliers.

x 99. CHEVALIER À CROUPION VERDÂTRE.

TOTANUS SOLITARIUS, Bonap. (1).

S'arapico, A CUBA.

Tringa solitaria, solitaris sandpiper, Wils., 4mer. orn., VIL, p. 53, pl. 58, f. 3.

Totanus solitarius, Bonap., Syn., p. 325, sp. 263.

Totanus chloropygius, Vieill., Dict. d'hist. nat., t. VE, p. 401.

Totanus chloropygius, Vieill., Encycl. méth., t. WE,

Totanus chloropygius, Vigors, Zool. journ., 1827, p. #41, n° 40.

Totanus. Supra fusco-virescens, gula, collo anteriori

albis ; pectore griseo-albo maculato ; remigibus primoribus nigris ; tectricibus alarum inferioribus majoribus albo maculatis ; superciliis strigaque sub oculari albis; rostro basi fusco, dein nigro ; pedibus rubescente-viridibus.

(1) Wilson ayant imposé à cette espèce le nom de T'ringa solitaria , avant que Vieillot ne lui eût donné celui de Totanus chloropygius, nous croyons devoir, comme M. le Prince de Musignano, conserver à ce Totanus le nom spécifique de Solitarius. I est fâcheux que Vieillot (Æncycl., p. 1105) ait donné le nom de Zotanus solitarius à l'un des Chorlitos d’Azara, son n° 394; car, en reproduisant une espèce distincte sous une dénomination déjà appliquée à une espèce connue, on surcharge la nomenclature d'explications que rend nécessaires l’emploi simultané d’un même nom à deux espèces tout à fait différentes.

Dimensions. Longueur totale....... dites AUD SOUS DCE Ti LR EE 210 millim. Du pli de l’aile à son extrémité... ................, 130 DC RENE ee ere ee be ne Ua ee es 40 DDPS SN PARAITRE, EPRRANER 40

Mâle. Une raie blanche en dessous, une autre en dessus de l’œil; dos, croupion, tectrices supérieures des ailes, rémiges secondaires, tectrices supérieures des rectrices , et les deux rectrices supérieures verdâtres : cette teinte passe au gris sur le dessus et sur les côtés du cou, et devient lustrée sur le dos ; des taches blanches allongées ornent le cou, peu apparentes sur la tête, mais très nombreuses sur les ailes ; poitrine grise, avec quelques taches blanches ; le reste du dessous du corps et les rectrices latérales tachetés de noir ; devant du cou et gorge blancs ; les trois rémiges secondaires les plus longues , tachetées et guillochées de blanc, au côté interne ; rémiges noires; grandes tectrices inférieures rayées de noir et de blanc ; pieds vert rougeàtre. ù

Femelle et jeune. Les parties supérieures du corps glacées de gris.

Le Chevalier s’avance Pété jusqu’à la baie d'Hudson, mais revient ensuite dans tous les États-Unis, et de là aux Antilles. Assez commun à Cuba, il s’y tient sur les rivages maritimes ou près des eaux douces. Ses mœurs sont les mêmes que celles des autres espèces; il se nourrit de petits crustacés, de vers et de larves d’insectes.

GENRE BÉCASSEAU, TRINGA, Briss.

Tringa, Scolopax, Gmel., Lath.

Gallinago, Cinclus, Tringa, Briss., etc.

Parmi les Échassiers à long bec, les Bécasseaux se distinguent facilement par la mollesse et par la flexibilité de leur bec, comprimé à sa base, déprimé à son extrémité, sillonné jusque près de sa pointe ; par leurs pieds grêles, aux doigts souvent entièrement divisés ; par la présence d’un pouce articulé avec le tarse.

Oiseaux riverains, on les rencontre aussi souvent dans les terres que sur les rivages maritimes, et fort sociables par nature, ils se montrent toujours en grandes troupes , même au temps de la nichée; volent horizontalement à la surface de la terre ou des eaux, et changent tellement de livrée, suivant les âges , qu’ils ont donné lieu à une foule d'espèces nominales.

On les rencontre partout; néanmoins, en Europe, ils sont beaucoup plus nombreux en espèces. L'Amérique en possède aussi un bon nombre, souvent les mêmes que celles de l’ancien monde , témoin le Tringa Temminckiü, qui se trouve en même temps aux Antilles, dans l’Amérique septentrionale et sur notre continent.

x° 100. BÉCASSEAU TEMMIA.

TRINGA TEMMINCKII, Lester.

Sarapico, À CUBA.

Tringa Temminckii, Leister, Nachtr., zu Bechsteins, Naturg. Deut., 1, p. 65.

Tringa Temminckiü, Temminck, Man., t. I, p. 622, pl. cols M, cf. 01:

Temminckischer, Strandlaufer, Meyer, Vog. liv.-und esthl., p. 205, sp. 6.

Tringa pusilla, Bechst., Naturg. Deut., 2 éd., vol. IV, p- 308, n° 8.

Tringa Temminckiü, Vieill., 2° éd. du Nouv. Dict. d'hist. nat., tab. 34, p. 473.

Tringa Temminckü, Vieill., ÆEncycl. méth., t. WI, p- 1086.

Tringa Temminckii, Bonap., Syn., sp. 253, p. 319.

Tringa Temmuünckii, Vieill., Faun. franc., p. 289, pl..126, f..3;

Tringa. Supra nigra rufaque; fronte, jugulo pectoreque rufo-cinereis ; corpore subtus, tectricibus tribus externis, albis ; rostro pedibusque nigris.

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Plumage d'amour. Dessus du corps orné de plumes d’un noir foncé au milieu et bordées légèrement de roux ; de petites taches

longitudinales noires sur du cendré-roux se remarquent au front, au devant du cou , et sur la poitrine ; du blanc pur sous le corps et la gorge ; les quatre rectrices intermédiaires brun noirâtre; bec et pieds noirs; queue étagée; bec incliné à sa pointe.

Plumage d'hiver. Les plumes du dessus du corps, brun-cendré clair avec du brun-noirâtre près de la tige; poitrine et devant du cou roux cendré ; dessous du corps, gorge, les couvertures latérales des rectrices et les trois rectrices externes, d’un blanc pur ; le reste des couvertures noirâtre; rectrices médianes cendré rembruni.

Jeune de l'année. Parties supérieures cendré noirâtre, chaque plume bordée de jaunâtre; rectrices cendré uniforme trés clair ; du noir à l'extrémité des scapulaires ; du roussâtre cendré en avant du cou et sur la poitrine. Les sourcils et le dessous du corps blanc pur ; pieds verdâtres.

Nous parlons encore d’un oiseau qui, habitant l’été le pôle arctique, se trouve, en même temps, dans l’ancien et au nouveau monde. On le rencontre, en effet, de passage en Allemagne, en France; on le voit aussi dans PAmérique du nord et aux Antilles , principalement à Cuba. Il se tient au bord des rivières, des lacs, et quelquefois, sur les rives de la mer, où il mène le même genre de vie que les autres Tringas, c’est-à-dire qu’il y est souvent par troupes, s’y nourrissant d'insectes et de petits crustacés. Il niche probablement dans les régions les plus septentrionales des deux continents; mais son nid et ses œufs sont encore tout à fait inconnus.

CHARADRIADÉES, CHARADRIADÆ, ZLeach.

Pressirostres, Cuvier.

Nous ne possédons de Cuba que deux genres de cette famille, le Vanellus et le Charadrius. Il manquerait donc à cette ile les Ædicenemus de P’ancien monde, les Otis, les Hæmatopus des deux mondes, les Cursorius du continent africain, et encore, dans les deux genres qui représentent ici la famille entière, l'ile de Cuba ne possède-t-elle qu’une espèce de chacun : l’une commune

à l'Amérique et à l’Europe , l’autre y venant de l'Amérique septentrionale.

GENRE VANNEAU, VANELLUS, Briss.

Tringa, Linn., Gmel., Lath.

V’anellus , Bechst., Temm., Vieill., etc.

L'espèce unique du genre propre à Cuba pourrait, d’après ses mœurs , être regardée comme appartenant aux Charadrius plutôt qu'aux Vanellus. Elle se trouve sur tout l’hémisphère nord, en Europe , en Asie et en Amérique.

x° 401. VANNEAU PLUVIER.

VANELLUS SQUATAROLUS.

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