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TOUTES LES LIVRÉES

V’anellus melanogaster, Bechst.

V’anellus melanogaster, Temminck, Man., t. I, p. 547.

Vanellus helveticus, Vieill., ÆEncycl. méth., t. I, p. 1077, pl. 36, fig. 3-#.

Vanellus. Subtus niger; abdomine albo; rectricibus albis, nigro fasciatis ; rostro pedibusque nigris.

RS ner 20e. 7220 num 283 millim.

Du pli de l'aile à son extrémité................... 190 RTE Re A Re PARA EE ee 70 RE EE ee da celles Se ee See dus 28 EE e E T A PR ÉPE CCRRS EC PE 8 Sa: Enpmpnr-:: 2. Re REP C 7

Mâle et femelle vieux , en plumage d'amour. Du noir couvre l’espace compris entre l’œil et le bec , la gorge, les côtés et le devant du cou , le ventre , les flancs , le milieu de la poitrine , l’occiput , le dos, les couvertures des rémiges ; varie la nuque , forme des bandes obliques sur les tectrices inférieures des rectrices et traverse, par lignes , les rectrices médianes. Du blanc pur se montre au front, sur les côtés du cou, de la poitrine, sur les cuisses, sur le ventre; forme une bande au dessus des veux ; varie la nuque, et sur l’occiput , le dos , les couvertures supérieures des rémiges, se divise en espaces assez larges à l’extrémité de chaque plume. Rec-

trices médianes rayées de noir et de blanc ; du bren mélangé au noir et au blanc de la nuque ; pieds et yeux noirâtres; bec noir.

Plumage d'hiver. Du blanc se remarque à la gorge, au front,

aux cuisses, sur le milieu du ventre, sur les couvertures supérieures des rectrices et à la queue ; cette dernière partie rougeûtre près de son extrémité et rayée de brun sur les rectrices latérales. Des taches cendrées et brunes ornent le fond blanc de la poitrine, des flancs , du côté du cou et des sourcils. Dessus du corps brun-noïrâtre, avec des taches jaunâtres, les plumes terminées de cendré et de blanc. Du noir sur les pennes internes de l'aile.

Jeune de l’année. Dessus du corps gris clair, orné de taches blanchâtres ; les taches des flancs, de la poitrine, des sourcils et du front plus grandes et plus pâles ; du blanc à l'extrémité des pennes de Paile.

Comme on a pule voir par la synonymie , cette espèce , suivant ses livrées, a reçu plusieurs dénominations spécifiques différentes, réduites, par l'observation, à une seule qui doit lui rester.

Cette espèce montre plus que toute autre combien les méthodes sont arbitraires , lorsqu’elles ne s'appuient pas sur la connaissance des mœurs. Tous les chasseurs savent quelle différence existe entre les habitudes des Pluviers et celles des Vanneaux : en effet, les Vanneaux aux manières inquiètes , partout où nous les avons vus, sur le sol européen comme sur celui d'Amérique, sont, pour ainsi dire, les sentinelles des autres oiseaux , dans les lieux où ils ont établi leur nichée; et leur cri est si facile à saisir, qu’il n’est pas d’enfant qui ne reconnaisse de loin leur Pihuit répété lentement dans leur vol ; tandisque les Pluviers, plus riverains, moins criards, ne peuvent leur être comparés. Les Vanneaux sont distingués des Pluviers par la présence d’un pouce que ceux-ci n’ont pas ; et ce seul caractère fait placer parmi les Vanneaux cette espèce qui vit tellement comme les Pluviers proprement dits, qui en a tellement le plumage, que partout on la confond avec le Pluvier doré, dont elle se sépare rarement. Il est évident pour nous que, malgré le pouce de cette espèce, il faudrait, si l’on ne suivait que l’analogie des mœurs, la replacer parmi les Charadrius , et ne plus la laisser avec les Vanneaux , dont elle n’a ni les habitudes, ni le plumage.

Le Vanneau-Pluvier est encore du nombre des Echassiers qui se rencontrent simultanément sur les deux mondes. Commun en France , en Allemagne , en Hollande, en Russie ; assez rare en

di

Suisse, on le trouve dans l'Amérique septentrionale, depuis la baie d'Hudson jusqu’à la Louisiane ; et M. de la Sagra Payant rapporté de l’île de Cuba, nous pouvons’étendre la limite de son habitation jusqu'aux Antilles ; ainsi, habitant encore le nord de PAsie, il serait propre à tout l’hémisphère sud , depuis le 10° degré jusqu’au pôle.

On le voit toujours sur les rivages de la mer ou à embouchure des rivières, ainsi que sur les bords des lacs salés, par petites troupes de cinq à six ou par couples, seuls ou réunis aux Pluviers dorés (Charadrius pluvialis), avec lesquels il vit en très bonneintelligence et voyage le plus souvent ; ce qui a fait dire à Belon (1) que ce sont les rois, les appelants de la bande ; néanmoins l’hiver les Vanneaux- Pluviers sont presque toujours seuls.

Ils se nourrissent de petits vers, d’annelides, de crustacés et d’insectes qu’ils prennent en courant rapidement sur les plages ou sur la vase, découverte à la basse mer. Ils nichent en grand nombre en Asie et quelquefois dans les îles au nord de la Hollande. Leurs œufs, au nombre de quatre, d’un olive très clair à taches noires , sont déposés sans apprêts sur le sable ou sur la terre sèche.

GENRE PLUVIER, CHARADRIUS, Zinn.

Charadrius, Linn.

Pluvialis , Briss.

Les Pluviers diffèrent méthodiquement des Vanneaux par le manque de pouce; du reste, ils ont le même bec, les mêmes pieds ; ainsi, sous le point de vue zoologique , ces deux genres pourraient être réunis en un seul ; si nous les comparons sous le rapport des mœurs, nous trouverons que les Pluviers diffèrent essentiellement des Vanneaux par des habitudes riveraines que n’ont pas les Vanneaux proprement dits, c’est à dire le Vanellus cristalus , et quelques autres qui se tiennent dans les prairies , et sont on ne peut plus criards.

La seule espèce de Pluvier que nous ayons à Cuba se trouve, en même temps, aux Antilles et sur le sol de Amérique septentrionale.

(x) Belon, Wat. des Ois., p. 162.

N° 102. PLUVIER KILDIR.

CHARADRIUS VOCIFERUS, Linn.

Frailecillo, À CUBA.

Charadrius vociferus , Linn., Syst. nat., ed. 10, gen. 79, sp. 4.

Charadrius vociferus, Gmel., Syst. nat., ed. 13, n° 3, sen. 86.

Charadrius vociferus , Lath., Syst. ornith., gen. T4, sp. 6.

Charadrius vociferus, Kildeer plover, Wils., {mer. orn.., ve D: 19 pl 592140:

Charadrius vociferus, Bonap., Syn., sp. 219, p. 297.

Charadrius vociferus, Bonaterre, Encycl. méth., t. 1, p. 15.

Charadrius vociferus, Vigors, Zool. journ., 1827, p- 448, n° 44.

Charadrius vociferus, Noisy plover, Pennant, Arct. zool., II, p. 400.

Le Kiüldir, Buff., t. VIIL, p. 96.

Pluvialis vociferus, The chattering plover, Catesby, Ca- FOIS, LbAUE

Gavia brachyptera vocifera, Klein, p. 21, n° 8.

Pluvialis virginiana torquata, Briss., Orn., t. V, p. 68.

Charadrius. Corpore supra ex griseo fusco; subtus albido ; vertice et nœnia infra oculos nigris; supercilüs albis ; torque duplici : supremo albo; infimo nigro; rectricibus rufis, versus apicem nigris et margine subrufis ; rostro nigro ; pedibus flavicantibus.

Dimensions. Longueur totale. .....,.....,...sscreeseorsseosse 270 millim.

Dos et une plaque sur la tête gris brun ; gorge, front et dessous du corps blanchâtres ; au bas du cou , un collier noir, au dessus

OISEAUX. 247 duquel est tracé un demi-collier blanc ; sur la poitrine, une bande noire qui s'étend d’une aile à l’autre; rémiges brunes, les moyennes gris brun ; rectrices rousses, jusqu'aux deux tiers de leur longueur, terminées de teinte moins foncée , l’intervalle entre ces deux couleurs d’un beau noir; bec noir; jambes et pieds jaunes ; yeux grands, bruns, bordés de paupières rouges.

Cette espèce se trouve, en même temps, dans l”Amérique septentrionale et aux Antilles, où elle est très-commune. On la rencontre par bandes nombreuses, dans les lieux marécageux, près des mangliers, et sur le bord des marais et des lacs. Lorsqu'elle vole, ses troupes forment une ligne horizontale arquée , qui passe rapidement à quelques pieds seulement au dessus des eaux, et des plages, en criant comme nos Pluviers d'Europe; ou bien, sur les plages et les savanes, on les voit courir avec une grande rapidité, y cherchant les petits crustacés, les insectes et même les petites coquilles dont elle se nourrit.

Quelques auteurs ont appliqué à ce pluvier ce que dit Ulloa de son Frayletes, qui servirait de sentinelle aux autres oiseaux , en les prévenant , par ses cris, de l'approche du chasseur , qw’il prive ainsi d’un bon coup de fusil ; mais nous croyons qu’on s’est trompé : aucun Pluvier proprement dit n’a cette habitude en Amérique, tandis qu’elle est propre aux Vanneaux, dont l’auteur espagnol décrivait les habitudes si connues sur tout le sol de Amérique méridionale , que des nations indigènes même se mettent sur pied lorsqu’elles entendent crier ceux qui avoisinent le lac au bord duquel elles se sont fixées; car c’est pour elles l'avis certain de Papproche d’un individu qu’il est prudent de reconnaître.

RALLIDÉES, RALLIDÆ, Leach.

Macrodactyles , Cuv.

Cette famille, l’une des mieux circonscrites peut-être, parmi les oiseaux Echassiers , est facile à distinguer par ses longues jambes, ses doigts allongés, son corps comprimé , ses ailes courtes et concaves, ainsi que par les caroncules, les parties nues de son front, les armes aiguës dont quelques unes de ses espèces sont pourvues.

Ses mœurs sont tout à fait en rapport avec ses formes ; ses longs doigts lui permettent de marcher dans les grandes herbes ou dessus ; aussi est-elle essentiellement riveraine ou même aquatique.

Parmi les genres dont elle se compose, Cuba nous présente des Parra, des Aramus, des Rallus, des Porphyrio, des Gallinulaet des Fulica. Pour que tous les genres américains s’y trouvassent, il n’y manquerait donc que les genres Palumedea et Chauna , de l’Amérique méridionale ; aussi l’ile de Cuba est-elle on ne peut plus favorisée sous ce rapport.

À l’exemple de Cuvier , nous avons ici réuni le genre Fulica aux autres Macrodactyles, plaçant la Foulque à côté de la Poule d’eau, dont elle ne diffère que par le feston de ses pieds, puisqu’elle vit avec cette dernière, et qu’elle en a les mœurs ainsi que les caractères zoologiques. Nous signalons ce fait pour prouver combien peu larbitraire des classifications artificielles est en rapport avec la nature. La Foulque, en effet , ressemble en tout à la Poule d’eau et vit absolument de même; mais elle a un léger élargissement entre les phalanges de chaque doigt, caractère de peu de valeur, quand on le compare à l’aplatissement inférieur des pieds de la poule d’eau. Suffisait-il pour autoriser Vieillot (1) à placer ces deux oiseaux dans deux familles distinctes, le premier dans les l'ennatipedes, le second dans les Macrodactyles ? M. Temminck, pour la même raison, classe ces deux oiseaux dans deux ordres différents, le premier avec les Pennatipedes, le second avec ses Grallatores (2).

On possède à Cuba huit espèces de Rallidées , dont aueune n’est Spéciale aux Antilles ; toutes se trouvent également sur une bien plus vaste étendue du globe. Trors se rencontrent simultanément dans Amérique méridionale; une seule y vient de l'Amérique septentrionale ; deux habitent les deux continents américains , tandis que les deux qui restent, plus largement réparties, sont propres, l’une aux deux Amériques et à l’ancien monde, Pautre à l'hémisphère boréal, dans l’ancien et dans le nouveau.

(1) l'aune française, p. 333 et 335.

(2) Manuel d'Ornithologie, t. HI, p. 693 et 303.

OISEAUX. 249 GENRE JACANA (1), PARRA, Linn.

Parra auctorum.

Caractérisé par son bec, voisin de celui des Pluviers, caronculé à sa base ; par son cou allongé, par les éperons dont ses ailes sont armées, par ses pieds tétradactyles à doigts longs , fortement séparés, armés d’ongles canaliculés en dessous, très allongés, droits et aigus. Ce genre se distingue par lhabitude de marcher sur les herbes flottantes des eaux stagnantes des marais des régions chaudes de l’ancien et du nouveau monde.

L'espèce américaine que nous décrivons se trouve, en même temps , sur les Antilles et dans l'Amérique méridionale.

n° 103. JACANA COMMUN, PARRA JACANA.

Gallito , À CUBA.

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