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PL. XXXI, FIG. V, LE BEC

Rallus longirostris, Gmel., Syst. nat., ed. 13, gen. 93, sp. 25.

Rallus longirostris, Lath., Syst. Ornith., gen. 78, sp. 17.

Rallus longirostris, Vieill., ÆEncycl. méth., t. I, p. 1058.

Râle à long bec, Buff., Ois., t. VIIT, p. 163, enl. 849.

Rallus. Capite supra fuscus; gutture albo; corpore supra cinereo-fusco maculato; subtus ferrugineo-albo ; kypochondriis albo-nigro transversim undatis ; rostro elongato, fusco.

Dimensions. Longueur totale du bout du bec à l’extrémité de la

JUEUEL echec -te-bete 367 millim.

Du pli de l’aile à son extrémité.................... 141 De la queue.................sseseseseferesoueee 38 Du becs etre -creclr-rerertretr-CCcereescecee br Sa largeur.................ssessssossesmserseee 7 Sathanteur.........-e-escccctereiestssse:pOatr 10

Tête brun noirâtre en dessus, les plumes du front à tiges larges et lisses ; un indice de sourcils blanchâtre au dessus et en avant de l'œil ; gorge et une partie du devant du cou blancs ; côtés, bas du

cou et poitrine roux clair, passant au blanchâtre , au milieu du ventre ; flancs rayés en travers par de larges bandes noires et blanches ondées ; dos et croupion variés de gris-roux et de noir, le gris aux côtés de chaque plume, le noir au milieu; couvertures supérieures de l'aile roussàtres, terminées d’un peu de blanc; rémiges brun noirâtre , les plumes scapulaires de même couleur, bordées de roussätre; tectrices inférieures de Paile rayées en travers de blanc sur du brun ou brun-jaunâtre à sa base ; pieds verdâtres.

Nous ne doutons pas que notre espèce ne soit celle de Gmelin et de Latham; mais nous n’avons pas la certitude que l'individu figuré par Buffon (Enlum. 849) soit le même, car cet auteur lui donne une trop petite taille ; observation applicable à lindividu cité par Vieillot, à moins que cette différence de taille ne provienne de celle des sexes.

On rencontre cet oiseau à Cayenne; il est commun dans l’ile de Cuba; ainsi il serait, en même temps, du continent américain méridional et des Antilles. Au reste, nous ignorons entièrement ses mœurs.

n° 106. RALE VARIÉ, RALLUS VARIEGATUS, Gmel.

Gallinuela, A CUBA.

Rallus variegatus, Gmel., Syst. nat., ed. 13, gen. 93, sp. 26.

Rallus variegatus , Lath., Syst. ornith., gen. T8, sp. 20.

Rallus variegatus, Nieill., Encycl. méth., t. IX, p. 1060.

Râle tacheté de Cayenne, Buff., Oùs., t. SIL, p. 165, Enl. 775.

Rallus. Æ{bo nigroque striatus et maculatus ; occipite obscuro ; remigibus, caudaque fuscis, mento albo ; pedibus flavis ; rostro flavicante.

Dimensions. Longueur totale du bout du bec à l'extrémité de la

EM RE a RE, LE den Tente 290 millim.

Du pli de aile à son extrémité. ................... 115 Dre eee. 6 LRU A RUES A ARE LU 40

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Tête, cou et les parties supérieures du corps variés de noir et de blanc ; parties inférieures des mêmes teintes que le dessus, mais tachetées beaucoup plus irrégulièrement ; les tectrices des rémiges variées de noir, de blanc et de brun-roussâtre; rémiges noirâtres ; rectrices noires, frangées de blanc ; la gorge blanche; bec trèslong , jaunâtre-rouge à la base de la partie inférieure; pieds jaunes.

Cette espèce est indiquée, par les auteurs qui en ont parlé, comme appartenant seulement à la Guyane : elle y serait même peu commune. M. de la Sagra nous l’ayant rapportée de l’ile de Cuba, elle habiterait simultanément l'Amérique méridionale et les Antilles ; il est probable que ce n’est pas un oiseau de passage, la Guyane et l’ile de Cuba étant également dans les zones chaudes des régions équinoxiales.

n° 407. RALE WIDGEON.

RALLUS CAROLINUS, Linn.

Gallinuela, A CUBA.

Rallus carolinus, Linn., Syst. nat., ed. 10, gen. 83, sp. ÿ.

Rallus carolinus, Gmel., Syst. nat., ed. 13, gen. 93,

Gallinula carolina, Lath., /ndex.

Rallus virginianus, Rail, Wils., mer. orn., VI, p. 26, pl. 48, lg. 2.

Gallinula carolina, Bonap., Syn., sp. 272, p. 334.

Gallinula grisea, Lath., Syst. ornith., gen. 80, sp. 17.

Rallus virginianus , Briss., Ornith., t. V, p. 175.

Rallus stolidus, Viall., Dict. d'hist. nat., t. XXVIIT, p. 5067.

Rallus stolidus, Vieill., Encycl. méth.,t. KI, p. 1071.

Gallinula americana , the American rail, or Sorée, Catesby, Carol. ,t. I, p. 70, pl. 70.

Rallus terrestris americanus , Klein, Avi., p. 103, n° 4.

Litile american water-hen, Edwards, pl. 14%.

OISEAUX. 263 Räle de l'irginie, Buff., Ois., t. VIH, p. 165. Sorée, Penn., Arct. zool., p. 491, n° 409.

Rallus. Fuscus ; capistro nigro, pectore plumbeo : rostro flavo ; pedibus viridescentibus.

Dimensions. Longueur totale du bec à la queue................. 200 millim. Du pli de l’aile à son extrémité. ..............,.... 100 DeHAIQUEUC EEE recenser 30 DETENTE AS PONT ENT MR 30

Mâle. Du noir au front, au sommet de la tête, au menton, forme une bande qui descend du milieu du cou sur la poitrine et jusqu’au ventre. Du cendré-bleuàtre couvre la poitrine, les sourcils , les joues; tête en dessus et toutes les parties supérieures variées de brun-olivâtre et de noir au milieu des plumes, celles-ci bordées de blanc; rémiges primaires brun olivätre; les secondaires rayées de noir et de blanc; rectrices brun-olive sombre, les quatre médianes cendré clair, bordées de blanc dans la moitié de leur longueur ; flancs rayés de noir, de blanc, de fauve et d'olive foncé ; ventre blanc, avec la partie inférieure fauve brun; bord extérieur de l'aile blanc; bec jaune; pieds verdâtres; yeux bistrés.

Femelle et jeune. Le noir manque entièrement ; la poitrine brun pâle ; la gorge blanche.

Le Râle que nous venons de décrire ne vient pas du continent méridional, dans l’ile de Cuba, comme les deux espèces précédentes; il n’est pas non plus, comme elles, sédentaire dans les régions chaudes du nouveau monde; au contraire.…, s’il vient tous les ans aux Antilles, c’est pour fuir les rigueurs du froid de certaines parties de l'Amérique septentrionale. En effet, dans la saison froide , il habite la Louisiane et les Antilles ; mais, dès le printemps, il commence ses voyages; il se rend au centre des États- Unis où restent quelques individus de son espèce, tandis que les autres s’avancent vers le Canada et la baie d'Hudson, où ils nichent aussitôt après leur arrivée, dans le mois de mai; puis, à l’automne, ils reviennent en Pensylvanie, et vont prendre plus au sud leurs quartiers d’hiver.

Nommé Widgeon par les Anglo-Américains , d’après le peu de crainte qu’il montre ; Panpala palesseu, par les naturels du Canada, ce Räle se tient, le plus souvent, le long des côtes maritimes ;

néanmoins, dans l’arrière-saison, il paraît préférer les lieux où il y a beaucoup d’avoine sauvage, dont il se nourrit, ce qui l’engraisse tellement, qu’il ne peut plus voler, de sorte que les naturels le poursuivent à la course, et finissent par le prendre, après l'avoir épuisé de fatigue. Il est, au reste, on ne peut plus recherché en Virginie, où il n’est pas moins estimé que notre Ortolan.

A la baie d'Hudson, près des côtes maritimes, il niche au milieu des herbes; sa femelle pond de dix à douze [œufs ‘d’un blanc sale tacheté de brun et de noirâtre.

GENRE PORPHYRION, PORPHYRIO, Briss.

Porphyrio, Briss. Fulica, Linn., Gmel.

Gallinula, Lath.

Les Porphyrio ont le corps comprimé, les ailes concaves, arrondies, les pieds séparés du Rallus ; mais ils s’en distinguent par leur front dont les plumes sont entamées par une plaque, leur bec plus court que la tête, robuste, conico-convexe, comprimé, pointu, avec mandibule inférieure gibbeuse à son extrémité, et des narines couvertes d’une membrane saillante et situées au milieu de sa longueur ; par leurs teintes vives. Ils sont aussi plus aquatiques que les Râles, et plus amis des lieux boisés.

On rencontre les Porphyrio sur toutes les parties du globe ; néanmoins ils sont plutôt des régions chaudes que des régions tempérées. La seule espèce que nous ayons dans ile de Cuba séjourne dans les régions chaudes de l'Amérique méridionale et de V'Amérique septentrionale, où elle est très-commune.

OISEAUX. 265 x° 108. PORPHYRION TAVOUA.

PORPHYRIO MARTINICA (}:

Gallareta, A CUBA.

ADULTE

Fulica martinica, Linn.

Porphyrio minor, Briss., Orn., t. V, p. 526, n° 2, pl. 42, fr. 2.

Fulea martinicensis, Gmel., Syst. nat., ed. 13, gen. 92, STE

Gallinula martinica , Lath., Syst. ornith., gen. T8, sp. 9.

Gallinula martinica , Bonap., Syn., sp. 27%, p. 336.

Gallinula martinica, Vigors, Zool. journ., 1827, p. 448, n°/2.

Gallinula porphyrio, purple gallinule, Wils., Am. orn., IX, p. 67, pl. 73, fig. 2.

Martinica gallinule, Lath., Gen. hist., IX, p. M7,n°27, pl. 160.

Porphyrio tavua, Vieill., Gal., pl. 267, (adult.) pl. 61, n° 4.

Porphyrio tavua , Vieïll., Encycl. méth., t. NX, p. 1052.

Petite poule sultane, Buff., Ois., t. VIIT, p. 206.

Gallinula martinicensis, Princ. Max., Beitrag...…. von Brass, ti: N;;p..812

Fulica porphyrio, Turt., Syst, 1, 422.

(1) Nous croyons que c’est de cette espèce que parle Marcgrave, en disant (Wat. hist. Bras., p. 190), de sa première espèce de Jacana : « Cauda brevis, ut » gallinæ silvestris ; pennæ in dorso , alis et ventre ex viridi et nigro mixtæ, sub » cauda albæ ; versus collum et in toto collo, pectore ejusdem coloris cum plumis , » quæ in collo pavonum laut columbarum quarumdam visuntur. Caput habet » parvum , ut gallina silvestris, quod tegitur membranaceo quodam teçumento » rotundo coloris ut gemma Turcois. » Ilest, en effet, évident que la couleur de la plaque du Porphyrio martinica est de la même teinte, ainsi que la poitrine et le dos. Il faudra donc retrancher du genre Parra, le Jacana, Briss., Orn., t. V, p.121; le Parra viridis, Gmel., Syst. nat, ed. 13, gen. 92, sp. 12; le Parra viridis, Lath., Syst. ornith., gen. 18, sp. 4 ; le Jacana vert, Buf., Ois., t. VIII, p. 192 ; le Parra wiridis, Vieill., Encycl. méth., t. HE, p. 1055 ; toutes espèces basées sur la description de Marcgrave et purement imaginaires.

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