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PL. XXXI, FIG. II

Guariao, À CUBA.

Guarauna Brasiliensibus, Marcgrav., Hist. nat. Bras., p- 204.

Ardea scolopacea, Gmel., Syst. nat., ed. 13, n° 87, gen. 8/4.

Ardea scolopacea, Lath., Syst. ornith., gen. 69, sp. 89.

Scolopax guarauna, Gmel., Syst. nat., ed. 13, gen. 86, sp. À.

N Ur americanus fuscus, Briss., Ornith., t. V, p. 330, n° 6.

Nurmenius guarauna , Lath., Syst. orn., gen. 71, sp. 8.

Numenius guarauna, Vieill., ÆEncycl. méth., t. WI, p. 1156.

Courlis brun d'Amérique , Buff., Ois., t. VII, p. 44.

Rallus guarauna, Kllig.

Courlan ou Courliri, Buff., Oiseaux, t. VIL, p. 442, Enl. 848.

Scolopaceus heron, Lath., Syn., t. WI.

Prasilian wssembrel, Lath. IX, p. 125.

Aramus scolopaceus, Vieill., Gal., pl. 252, p. 134.

Aramus scolopaceus, Vieill., Æncycl. méth., t. I, p. 1135, et Dict., t. VIIL, p. 300.

Aramus scolopaceus, Bonap., Æm. orn., t. IV, p. 111, pl. 26, fig. 2.

Aramus scolopaceus, Bonap., 4dd., p. 156.

Aramus scolopaceus , Bonap., Syn., sp. 237, p. 309.

Aramus scolopaceus, Scolopaceus curland., Bonap., Amer. orn., I.

Aramus scolopaceus, Vigors, Zool. jour., 1827, p. 447, no

OISEAUX. 257 El Carau, Azar, Apunt. para la his. de los Pax., 1. I, p. 202 , n° 366.

Aramus carau, Vieil., Dict. d'hist. nat., t. VU, p. 300 (d'après Azara).

Aramus carau, Vieill., Encycl. méth., t. WW, p. 1134. nbdeartes Spis, 247.11, pl.-91:

Nothorodius guarauna, Wagler, Syst. avium, X, sp. 1. Nothorodius guurauna, Prince. Max., Panne vor so te DV,.p. (TT.

Rallus gigas, Lichtens., og. Doubl., p. 79, n° 815

Aramus. Capite supra, alis, rectricibusque nigricante fuscis ; gutture albescente ; collo , pectore , dorso antice, tectricibus alarum ventreque fuscis, albo maculatis ;

rostro , flavo roseo, apice nigricante; pedibus nigris.

Dimensions. Longueur totale du bout du bec à la queue....,.... 70 millim. Da piide Fiileràa son 'exirémité 22e NE. 360 Dellatqueue---...16..00 een oies dites cris ie 130 Duibécosrsssesaness cesse Masse lin cette 110 SACHAUTOUTE steel nine ee Ce UE 16 SAR EMB IT ae es marre dise se ÉTAGE 10 EU A EEE UE BHO EDR HMS 340 Drdoistdumikeu. 52... TC TON EE TS 120

Mâle. Dessus de la tête, croupion , queue et les couvertures, ainsi que les rectrices , d’un brun foncé avec des reflets verdâtres sur les ailes et bronzés sur la queue ; les rectrices et les rémiges primaires plus foncées que les autres; gorge blanchâtre ; tout le reste du corps brun , avec une large tache blanche en long sur le milieu de chaque plume. Pieds noirs ; bec noir à son extrémité, jaunerosé à sa base ; yeux jaune rosé.

Femelle. Le dessus de la tête est tacheté comme le cou.

Jeune de l’année. Is manquent , avant la première mue, des taches blanches du cou , celui-ci étant uniformément brun-clair.

Cet oiseau se rencontre dans les deux Amériques et aux Antilles. Nous Pavons observé sur toutes les plaines situées à l’est des Andes depuis la province d’Entre-Rios , au 30° degré de latitude méridionale, jusque dans les marais de la république de Bolivia, S'il s'étend aussi loin au nord qu’au sud, on pourrait lui assigner

pour patrie trente degrés de chaque côté de Péquateur au nouveau monde.

A Cuba, comme dans toutes ses résidences , on le rencontre toujours dans les marais, au bord des lacs couverts de joncs ou de grandes herbes, et jamais près des eaux courantes , dont les rives sont dépourvues de végétation. Là, sédentaire par couples ouisolé, sans se mêler aux autres espèces d'oiseaux aquatiques, il parcourt incessamment le bord des eaux, où il n’entrejamais ; d’une démarche aisée , remuant la queue à chaque instant , comme le Râle géant, montrant de la vivacité dans ses mouvements, il paraît toujours pressé , sans néanmoins témoigner de défiance. Si pourtant on s’approche assez de lui pour qu’il en soit effrayé , il s'envole avec peine en battant des ailes, les pattes pendantes à la manière des Macrodactyles, et va se poser au milieu des herbages, à peu de distance, sans jamais fournir de longs trajets dans son vol, toujours lent et gêné. Quelquefois il se perche sur les arbres peu élevés, mais n’y reste jamais aussi longtemps que les Hérons.

C’est le matin et le soir surtout, qu’en se promenant dans l’herbage, il fait retentir les environs de sa voix sonore, qu’on entend même d’une demi-lieue de distance ; voix que les Guaranis du Paraguay ont traduite par Carau (Caraou, pron. franc.); les habitants de Cuba, par Guaraio. Xl est impossible qu’un voyageur ne la remarque pas, tant elle est forte, d’autant plus que les divers individus qui peuplent le même marais la répètent en se répondant, et la perpétuent ainsi longtemps dans l’espace.

Ces oiseaux ont le même genre de nourriture que les Räles et les Poules d’eau, c’est-à-dire qu'ils ne mangent pas de reptiles ni de poissons comme les Ardeidæ, mais qu’ils se contentent de vers, d'insectes et surtout de mollusques. Combien de fois ne les avonsnous pas vus transporter dans leur bec, comme les Räles géants, une coquille d’Ampullaire , en s’avancçant avec vitesse des parties fangeuses d’un marais, vers le premier tronc d'arbre, puis la secouer, la frapper avec force, jusqu’à ce qu'ils y eussent fait un trou qui pût leur permettre de manger l’animal qu’elle renferme? Aussi n’est-il pas rare de trouver, au bord des marais de la frontière du Paraguay et dans la province de Chiquitos, en Bolivia , des amas de coquilles d’Ampullaires percées; amas quelquefois élevés de plus d’un mètre, et qui longtemps nous ont intrigué sur l’être qui pouvait les former, jusqu’à ce que nous ayons pris louvrier sur le fait.

Vers la fin d’octobre, dans l’hémisphère sud, ils commencent à se séparer par couples, cherchent des joncs touffus, placés dans la partie la plus inaccessible d’un marais, y apportent de l'herbe sèche, y construisent un nid spacieux, presque plat, semblable à celui de la Poule d’eau et des Foulques ; nid sur lequel la femelle dépose trois ou quatre œufs très-lisses, acuminés à l’une des extrémités , ayant 55 et 65 millimètres dans leurs deux diamètres. La couleur en est livide-jaunàtre , marquée de taches bistrées , éloignées les unes des autres, plus rapprochées sur le gros bout. On y voit aussi, du même côté, des lignes transversaies irrégulières de la même couleur. Le mâle et la femelle se partagent les soins de l’incubation. A peine éclos , les petits suivent immédiatement la mère, qui dirige leurs premiers pas avec une tendre sollicitude; aussi, dès qu’elle est inquiétée, s’envole-t-elle au-dessus d’eux, en jetant des cris d'alarme, qui les préviennent du danger , et qui les font se tapir de suite immobiles, au sein des herbes aquatiques, ne sortant plus de leur retraite avant que leur mère ne vienne les rappeler. D'abord couverts d’un duvet noirâtre, ils sont plus d’un mois avant de pouvoir voler.

La chair de ces oiseaux blanche, et de bon goût, comme celle des Räles, est fort estimée, ce qui fait qu’on les chasse partout, et qu’on en apporte beaucoup au marché de la Havane.

Indépendamment des noms que nous avons cités, l’oiseau qui nous occupe porte encore les dénominations suivantes, chez les indigènes de l'Amérique méridionale : c’est le Carau, en Guarani du Paraguay ; Caran, en Guarayo de la Bolivia. Nous trouvons encore ses synonymes dans les langues de la province de Moxos, c’est le Cachure, des Chapacuras ; le Cuchira, des Muchojeones; le Caräcarà, des Baures; l'Huyuchu , des Itonamas; le Corahuan, des Cayuvavas ; le Macati, des Itenes ; le Purerahui, des Pacaguaras ; le Colabu, des Movimas.

GENRE RALE, RALLUS, Zinn.

Rallus, Linn., Gmel.

Gallinula, Lath.

Rallus crex, Bechst., etc.

Le genre Râle, facile à reconnaître à son corps fortement com-

primé, à sa tête arrondie, sans plaque frontale, à son bec souvent droit, comprimé, mandibule supérieure sillonnée en dessus et voûtée, inclinée vers la pointe ; à ses narines percées à jour, à ses ailes concaves, à ses pieds tétradactyles , aux doigts bien séparés et non aplatis, se trouve sur toutes les parties du monde , dans les prairies, dans les lieux marécageux. L'Amérique, néanmoins, en possède beaucoup d'espèces, parmilesquelles trois viennent à Cuba : le Rallus longirostris et le Rallus varieqatus, du continent méridional, tandis que le Rallus carolinus y arrive de l'Amérique du

Nord.

n° 105. RALE A LONG BEC.

RALLUS LONGIROSTRIS, Gmel.

Gallinuela parda, À CUBA.

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