MALE ET FEMELLE ADULTES
Gallinula cloropos major , Aldrov., Avi. , t. LE, p. 449.
Gallinula chloropus , Charleton, Exercit., p. 112, n° 1.
Fulica chloropus, Linn., Syst. nat., ed. 10, p. 82,
Fulica chloropus, Muller, Zool. Dan., n° 217.
Gallinula, Briss., Ornith., t. VI, p. 3.
Fulica chloropus , Gmel., Syst. nat., ed. 13, gen. 91, sp. À.
Callnula Chloropus, Lath., Syst. ornith., gen. 80, sp. 13.
La Poule d'eau, Buff., Ois., vol. VIII, p.171, Enl. 877.
Common gallinule, Lath., Syn., vol. V, p. 258.
Grande Poule d'eau, Albin, Oùis., vol. Il, t. LXXIT, et vol. III, t. XCI.
Penn., Brit. zool., p. 131, t. XLI.
Grunfussiges rohruhn , Bechst., Nat. deut., vol. IV, p. 489. AS
Naum. , t. XXIX, f. 38.
Pullo sultano cimandorlo, Stor. degli ucc., vol. V, pl. 585.
Gallinula chloropus , Temm., Man., t. I, p. 693.
Fulica chloropus, Bonat., Encycl. méth., t. 1, p. 63.
Gallinula chloropus, Bonap., Syn., sp. 275, p. 336.
Gallinula chloropus, Vieill., Faun. franç., p. 333 pl. 142.
Crex chloropus, Lichtens., Doub., p. 79.
Fulica chloropus , Cuv., Reg. an., t. 1, p. 539.
JEUNE
Poulette d'eau, Belon., Nat. des ois., p. 211.
Fulica fusca , Gmel., Syst. nat., sp. 1.
Gallinula fusca, Lath., /nd., vol. IL, p. 771, sp. 15.
La Poulette d'eau, Buff., Ois., vol. VIIL, p. 177.
La petite Poule d'eau, Gérard, Tab. élém., vol. I, p282, n° 2.
The brown gallinule, Lath., Syn., vol. V, p. 260.
Das braune meerhuhn, Naturg. Deut., vol. IV, p. 501.
Pulla sultano femmina, Sitor. degl. ucc., vol. V pl. 487.
Gallinula minor , Briss., Ornith., t. VI, p. 6.
Porphyrio rufus, Briss., Ornith., t. V, p. 534.
Fulica flavipes, Gmel., Syst. nat., ed. 13, gen. 91, sp. 18.
Gallinula flavipes , Lath., Syst. ornith., gen. 86, sp. 81.
Smirring , Buff., Ois., vol. VIII, p. 186.
Porphyrio fuscus , Briss.
Fulica fistularis, Gmel., Syst. nat., ed. 13, sp. 19.
Gallinula fistularis, Lath., Syst. ornith., sp. 12.
La Glout, Buff., Ois., vol. VIE, p. 181.
Fulica maculata, Gmel., sp. 17.
Gallinula. Corpore supra ex olivaceo-fusco, subtus
cinereo, plumis apice albidis ; fronte nuda , rubra ; cruribus armillis rubris ornatis ; alarum margine exteriori albo; rostrorubro, apice flavescente; pedibus virescentibus.
Dimensions. Longueur totale...........,,... MeTOP0couacococ 400 millim. Du pli de l'aile à son extrémité... OO 180 DORAHEUPE ARR... o60do0odono do Sooboave 60 Dutdoirtidu miens. nee een Ce CR 60
Müle vieux. Base du bec élargie en plaque frontale rouge vif, ainsi que le bec, dont la pointe est jaune; yeux rouges ; pieds verdâtres ; un cercle nu rouge au tibia. Du gris ardoisé sur les parties inférieures, la gorge, le cou et la tête; du brun-olivâtre foncé en dessus ; du blanc aux couvertures inférieures de la queue, sur le bord de l’aile, et en grandes taches longitudinales sur les flancs ; du noir sur trois ou quatre des plumes , au centre des tectrices inférieures des rectrices.
Femelle adulte. Elle ne se distingue du mâle que par des teintes plus claires.
Jeune avant la seconde mue d'automne. Bec vert-olivätre à son extrémité, cette teinte se mêlant au brun-olivâtre de sa base; plaque frontale peu étendue, olivâtre foncé; yeux bruns ; pieds olivätres; haut du tibia teinté de jaune. Du brun olivâtre couvre le haut de la tête, le dos, le croupion, la nuque. Du brun foncé sur la queue et les rémiges; ces dernières parties terminées par une bordure plus claire; du blanchâtre teinte la gorge, le devant du cou et forme une tache au-dessus de l’œil; du gris clair colore les paries inférieures, les flancs sont marbrés d’olivâtre.
Jeune de l’année. Beaucoup plus de blanchâtre autour du bec; bien plus pâle en dessous.
Connue des plus anciens auteurs d'histoire naturelle, cette espèce se trouve dans toute l’Europe, dans l'Amérique du nord, et de là jusqu’aux Antilles. Dans l’ancien monde, elle est commune en France, en Italie, en Allemagne,, en Hollande. Partout, elle habite les jones, les herbes qui croissent aux bords des lacs, des marais et des rivières. Avec des manières on ne peut plus vives, elle parcourt rapidement les rivages, nage au milieu des jones, en tenant souvent la tête haute ou se cache au milieu des herbages. Si quelque objet l’effraie pendant sa promenade sur la berge , elle court promptement à l’eau , et se met à nager; mais, si elle se voit poursuivie, elle cherche à s’envoler, en s’aidant quelque temps de
ses pieds, qu’elle appuie sur l’eau. Son vol, durant lequel ses pieds sont pendants, est rarement prolongé le jour ; c’est la nuit que les troupes émigrent , lorsque le froïd les chasse des contrées où elles s'étaient momentanément fixées.
La nourriture de la Poule d’eau consiste en petits insectes, en coquilles, en petits poissons ; elle ne dédaigne pas, assure-t-on, quelques plantes aquatiques. Au printemps, elle se cache au plus épais des marais; elle y construit sans beaucoup d’art, au sein des roseaux, un nid composé de joncs, et y dépose cinq à huit œufs blanc cendré, parsemés de petites taches rougeñtres. Les jeunes courent et suivent la mère aussitôt après leur naissance.
GENRE FOULQUE, FULICA, Zinn.
Ce genre ne diffère des Gallinula que par la présence, entre chaque articulation des doigts, d’un élargissement en festons qui aide beaucoup à la natation ; car il a, du reste, la plaque frontale, le bec et tous les autres caractères de la Gallinula, ainsi que ses mœurs, bien qu’il soit plus aquatique.
On rencontre les Fulica dans tous les pays froids, tempérés et chauds. L'espèce de Cuba habite simultanément les deux Amériques et presque tout l’ancien continent.
n° 110. FOULQUE MORELLE.
FULICA ATRA, Linn.
Gallareta de pico blanco, A CUBA.
Poule d'eau, Belon, Hist. nat. des Ois., p. 281.
Fulica veretum, Gesner., Avi., p. 389.
Fulica atra , Mull., Zoo!. Dan., n° 216.
Fulica atra, Linn., Syst. nat., ed. 10, gen. 82, sp. 1.
Fulica, Briss., Orn., t. VI, p. 23.
Fulica atra, Gmel., Syst. nat., ed. 13, gen.491 , sp. 2.
Fulica atra , Lath., Syst. ornith., gen. 83, sp. 1.
Fulica atra, Common coot, Wils., mer. orn., IX, p. 61, ml: 79 6.
Fulica atra, Bonat., Encycl. méth., t. L, p. 61.
Fulica atra, Vieill., Faun. franç., p. 335, pl. 143, fig. 1.
Fulica atra, Temm., Man. , t. Il, p. 706.
Fulica atra, Lichtens., Doub., p. 80, sp. 830.
Fulica atra, Cuv., Règ. an., éd. 2, p. 540.
Fulica aterrima, Gmel., Syst. nat., sp. 3.
Fulica aterrima, Lath., Ind., sp. 2.
La Foulque ou Morelle, Buff., Ois., VIII, p. 211, Enl. 197.
Grande Foulque ou Macroule, Buff., Ois., vol. VIIT, p. 220.
Common and greater coot, Lath., Syn., vol. V, p. 275 et 271.
Schwerzes wasserhuhn, Bechst., Nat. Deut., vol. IV, p- 191.
Naum., log. t. XXX, f. 40.
Stor. degli ucc., vol. V, pl. 524 et 525.
Meir koet, Sepp., Nederl. vog., vol. I, p. 61.
Fulica æthiops , Sparm., Mus. carls., fase. 1, p.13 (trèsjeune).
Fulica æthiops, Gmel., Syst. nat., sp. 22.
Fulica æthiops, Bonat., Encycl. méth., t. 1, p. 63.
Fulica leucorix, Sparm., Loc. cit., pl. 12 (var. accid.).
Fulica leucorix, Gmel., Syst. nat., sp. 21.
Fulica leucorix, Bonat., Encycl. méth., t. \, p. 62.
La Focha de ligas roxas, Azar, Apunt. para la hist. de los Pax., t. NI, p. 474, n° 448.
La Foulque, Azar., Voy. dans l’Am. mér., t. IV, p. 361, n° 448.
Fulica americana, Bonap., Syn., sp. 276, p. 338.
J'ulica atra, Penn., Arc. zool., n° 416.
Fulica floridana , Bart., p. 296.
Fulica. Corpore supra nigricante; subtus dilutiore ; fronte nuda, alba; cruribus armillis rubris ornatis ; rostro ex cærulescenti albo; pedibus plumbeis.
Dimensions. (1) Longueur totale du bout du bec à la queue. .... 400 millim. Du pli de l’aile à son extrémité................... 200 DOATQUENC eee este elleisiere Ste ste none ele 4o DESSRimPbes nee series le ere Sete 150 Didoieb damien nt ets de lacs 80
Vieux. Tête et cou d’un beau noir; parties supérieures noir bleuâtre ; ventre gris-ardoisé foncé uniforme , une ligne blanche au tranchant de laile ; rémiges gris ardoisé clair ; queue noire en dessus, blanche en dessous ; plaque frontale très large , blanche ; bec blanc rosé ; yeux rouges; pieds cendré verdâtre ; du jaune rouge au dessus du genou.
Femelle. Plaque frontale peu large.
Jeune. Plaque frontale moins apparente encore , d’un cendréolivâtre , de même que les pieds et le bec. Dessous du corps cendrépâle.
Variété accidentelle. Blanche , bleuûtre , le plumage ordinaire avec les ailes blanches.
Cette espèce se trouve simultanément en Europe, en Asie et en Amérique ; commune sur l’ancien continent, elle ne Pest pas moins sur le nouveau. Les auteurs de l’ornithologie de PAmérique septentrionale l’indiquent comme habitant toutes les régions. M. de la Sagra l’a rapportée de Cuba ; le prince Maximilien de Neuwied l’a observée au Brésil ; nous lavons recueillie successivement au centre de la Bolivia, à la frontière du Paraguay, dans les plaines de Buenos-Ayres, et jusque sur les rives du Rio-Nigro, en Patagonie ; ainsi elle habiterait en Amérique, jusqu’au delà du 45° degré de latitude au nord et au sud de la ligne; car les individus que nous avons observés en Patagonie n’y arrivent qu’à l’époque des grands froids, et en repartent au mois de septembre, ce qui nous donne la certitude que, le reste de année, ils s’avancent beaucoup plus au sud. Indépendamment de leurs voyages d’hivernage, qu’on ne peut nier, puisque alors leur nombre a quelquefois centuplé , il est évident que partout il en reste des individus sédentaires dans les lieux où l’espèce habite ; néanmoins nous nous sommes souvent demandé comment des oiseaux dont le vol est si lourd peuvent parcourir une grande distance.
La Foulque se tient sur les lacs, sur les rivières, sur les marais,
(1) Prises sur les frais, pour un individu tué à la frontière du Paraguay.
pour peu qu'ils soient encombrés de joncs et que le courant en soit peu rapide : là on la rencontre presque toujours par troupes de plus de cent individus qui se pressent au milieu des eaux les uns contre les autres, de manière à représenter de loin une large tache noirâtre s’ondulant au gré de l’eau agitée. À terre, la Foulque est vive , légère dans ses mouvements, pleine de vivacité dans sa démarche, de grâce dans sa nage. On la rencontre hors de l'eau , surtout le soir et le matin, et c’est alors qu’elle prend ses ébats. La surprend-on en ce moment, elle court avec rapidité vers les plantes aquatiques et s’y cache, pour ne reparaître qu’après le calme revenu. S'il n’y a pas de joncs aux environs, elle gagne l’eau , y nageant avec vitesse jusqu’à ce qu’elle soit hors de portée, et y reste ordinairement tout le jour. Elle ne s’envole qu’à la dernière extrémité, en s’aidant de ses pieds à la surface des eaux. Combien de fois n’avons-nous pas vu, sur les immenses marais des rives du Rio-Parana, des troupes de Foulques se poursuivre, en criant, battre des ailes et s’y jouer ainsi longtemps ou jeter , le matin et le soir , des cris discordants qu’on aurait pu comparer à une conversation animée. Aux lieux sauvages où l’homme n’a pas encore établi son empire, les animaux montrent leurs mœurs dans toute leur naïveté; tandis que, dans notre Europe, les oiïseaux, constamment poursuivis, ne sont, en quelque sorte, occupés qu’à se défendre des embüches qu’on leur tend sans cesse; aussi est-il plus difficile de les y étudier.
Dans la saison des amours , la troupe se dissémine par couples aux environs du lieu d’habitation : chaque couple choisit, au milieu des joncs inondés, un endroit où il entrelace des jones secs, au dessus du marais de manière à yÿ former un nid aplati, sur lequel la femelle dépose dix à douze œufs d’un jaune sale, tacheté de rouge-violet et de violet-brun, dont les diamètres sont 35 et 55 millimètres. La femelle couve seule ; ses petits, dès qu'ils sont éclos, la suivent partout : elle leur enseigne à prendre leur nourriture ; et , toujours attentive à les soustraire à l’approche du chasseur, elle les fait se blottir entre les jones si bien, qu’un jour, ayant vu disparaître, comme par enchantement, une jeune famille de Foulques dans une petite touffe de joncs, nous avons cherché longtemps avant d’en apercevoir un seul individu. La Foulque, comme la Poule d’eau, se nourrit d'insectes , de coquilles, de la partie molle des végétaux, qu’elle arrache; aussi, dans les lieux qu’elle habite, trouve-t-on beaucoup de ces plantes flottantes
OISEAUX. 275 en des lieux où, l’homme ne pénétrant pas, on ne peut lui attribuer le fait.
Les Espagnols, de Corrientes à la frontière du Paraguay, nomment cette espèce Pollona ; les indigènes guaranis des mêmes contrées l’appellent Maca ; c’est aussi le Taua-taua des Araucanos des Pampas, le Cachama des Patagons du sud , et l’Imuchi des Puelches; tous noms parmi lesquels celui que lui donnent les Araucanos et les Patagons est imitatif du cri matinal de l'oiseau.
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