‹ OrnithologieChapitre 83 sur 93 · PL, XXX · texte numérisé non relu

PL, XXX

Anas americanus, The summer duck, Catesby, Carol., ADO 7.

Summer duck, Edwards, Æist., p. et pl. 101.

Summer duck, Pennant, Æret. zool., I, n° 493.

Istactzonyayauhqui, Fernandez, Hist. nov. Hisp., cap.63, p- 28.

Anas cristata americana, Klein, Avi., p. 134, n° 21.

American wood Duck, Brown, Nat. hist. of Jamaica, p- 481.

Anas sponsa, Linn., Syst. nat., ed. 10 , gen. 61, sp. 37.

Anas sponsa, Gmel., Syst. nat., ed. 13, gen. 67, sp. 43.

Anas sponsa , Lath., Syst. ornith., gen. A7, sp. 97.

Anas sponsa , Bonatère , Encycl. méth., t. X, p. 130.

Anas sponsa, Summer Duck or wood Duck, Wils., Amer. orn., VII, p. 102, pl. 70, fig. 3.

Anas sponsa, Bonap., Syn., sp. 328, p. 385.

Anas sponsa, Vigors, Zool. journal, 1827, n° 45, p. #48.

Anas sponsa, Briss., Ornith., t. VI, p. 351.

Le beau Canard huppé, Buff., Oùs., t. IX, p. 245, Enl. 980 et 981.

Anas. Corpore supra, fusco viridi-aureo; subtus albo ; crista viridi-alba, violaceoque varia; gula superciliis albis ; pectore vinaceo , maculis albis triquetris conspicuo ; lateribus transversim fusco undulatis ; rectricibus exterioribus wiridi-aureis ; rostro basi cæruleo-rubro ; apice nigro; pedibus aurantiis.

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Mäle. Ventre blanc ; teinte qui forme un sourcil étroit sur l’œil, une ligne inférieure à la huppe, et couvre toute la gorge, le devant du cou et s'étend en demi-collier , au bas de cette partie. En avant des yeux , du vert métallique brillant , ainsi que sur la tête et la huppe, variée de blanc et de violet ; du violet sur la base de la mandibule inférieure , sur les côtés du cou, derrière l'œil et sur les couvertures latérales de la queue ; poitrine rouge vineux à reflets,

OISTAUX. 19

avec de petites taches blanches triangulaires sur le devant; dos et plumes scapulaires , vert à reflets dorés ; rémiges primaires noïrâtres, bordées extérieurement de gris à leur extrémité et terminées de bleu au côté interne ; rémiges secondaires terminées de blanc, les unes bleues , les autres violettes ; dessous de l'aile tacheté de noir sur du blanchâtre, une tache noire à la partie antérieure des flancs , le reste roux pâle strié finement, en travers, de noirâtre ; queue noire ; quelques-unes des couvertures latérales des rectrices violettes ; trois des plumes de chaque côté marquées d’une ligne fauve en long sur le milieu ; yeux blanchàtres ; les paupières jaunes, partie inférieure et extrémité du bec noires, puis du blanc, du jaune ailleurs , passant au jaune aurore au front, au violet sur les côtés, près de la raie blanche, et au rouge vermillon au milieu du bec; une partie nue forme verrue sur les côtés du front; pieds orangés.

Femelle. Toutesles parties supérieures cendré brun ; la gorgeet le devant du cou blanes; les joues de même couleur, tachetées de brun; un trait blanc derrière les yeux ; les couvertures des ailes vertes ; les rémiges blanches, les flancs tachetés de blanc sur du brun ; le ventre tacheté de brun sur du blanchâtre. Elle manque de buppe.

Cette magnifique espèce habite, en même temps , les Antilles , le Mexique, la Caroline, la Virginie, mais plus particulièrement, l’été, ces deux dernières parties. Elle se tient sur les eaux ; mais, comme le Canard musqué de l'Amérique méridionale, ce Canard aïme aussi à se percher sur les arbres , surtout au milieu du jour, ce qui l’a fait nommer Canard branchu. I fait entendre un petit sifflement qui n’a rien de désagréable. Niche à la Caroline, et place son nid dans les trous que les Pics ont pratiqués aux grands arbres voisins des eaux : la femelle est très attentive pendant lincubation; une fois les petits éclos, on assure qu’elle les porte sur son dos jusqu’à l’eau , et ensuite continue leur éducation , semblable à celle des Canards ordinaires.

Oviedo , dans sa lettre à Charles V (1), nous retrace la manière dont les indigènes de Cuba chassaient ces Canards avant l’arrivée des Espagnols , et à l’époque de la fondation des premières colonies : vraie ou fausse, cette chasse est assez curieuse pour que nous la rappelions ici.

(1) Voy. Barcia, Historiadores primitivos de Indias, t.1, p. 10. Don George Juan et Ulloa décrivent cette chasse comme se faisant aux environs de Carthagène des Indes, Relacion historica del viage à la America meridional, t.X, p.74, 118.

OISEAUX. 291 « Votre Majesté saura qu'à la saison du passage de ces oi- » seaux , il en vient dans cette île de très nombreuses troupes. » Ces Canards, en grande quantité, se posent dans un vaste lac, » qu'il y a dans cette ile , et les Indiens des environs y jettent de » grosses calebasses vides , qui surnagent sur l’eau, transportées » dun point à l’autre par les vents jusqu’à la côte. Les Canards, » d’abord épouvantés, s’en éloignent ; mais comme ils voient » que les calebasses ne leur font pas de mal, peu à peu ils se rassu- » rent, et de jour en jour se familiarisent davantage, jusqu’à s’aller » poser dessus, et à se laisser ainsi transporter par les vents. Quand » lIndien croit que les Canards sont tout à fait familiarisés avec » les calebasses , il met la tête jusqu'aux épaules dans lune d’elles, » entre dans eau, et par un petit trou regarde où sont les Canards, » s’en rapproche. Quelques-uns d’entre eux sautent de suite sur » la calebasse : aussitôt qu’il s’en aperçoit, il se sépare un peu de » la troupe , et, quand il est à quelque distance, il saisit les Canards » par les pattes, les enfonce sous l’eau , les noïe, les attache à » sa ceinture, et recommence de nouveau jusqu’à en prendre un » grand nombre, les autres se persuadant que leurs camarades ont » plongé au sein des eaux. »

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