PLUMAGE D'HIVER
Alcatrazes, Oviedo (1547), Coronica de las Indias, Hib. XIV, cap. 1, fol. 109.
Graculus palmipes , Aldrov., Ævi., t. IT, p. 272.
Pelecanus graculus, Gmel., Syst. nat., ed. 13, sp. 4, sen M2;
Pelicanus graculus, Lath., Syst. ornith., gen. 99, sp. 15.
Pelecanus graculus, Bonatère, Encycl. méth., t. 1, p. 41.
Pelecanus graculus, Cuv., Reg. an., 2° éd., t. E, p. 562.
Le petit Cormoran , ou Nigaud, Buff., Ois., vol. VIII, p. 919.
Sheag or Crane , Lath., Syn., v. VI, p. 598.
Pennant, Arct. zool., v. IL, p. 581, n° 508.
Phalacrocorax minor, Briss., Ornith.,t. VE, p. 516.
Krahen pelikan, Bechst., Naturg. Deut., v. IV , p. 762.
Carbo graculus, Krahen-scharbe, Meyer, T'asschenb., w11@/p: 515:
Carbo graculus, Temm., Man., t. 11, p. 897.
Phalacrocorax graculus, Bonap., Syn., sp. 354, p. 404.
OISEAUX. 305 Hydrocorax graculus, Vieill., Faun. fränç., p. 344. Petit Fou brun de Cayenne, Buff., Ois., t. VII, p. 319, Enl. 974 (junior).
Phalacrocorax. Corpore supra nigro-viridi ; collo nigro, albescente substriato; facie nuda, flavo-rubra ; cauda elongata, gradata, cuneiformi; rostro grisescente-rubro; pedibus nigris.
RICE LOIS MD ODRUEUTELOLAIE M RE MR en eee das ies see G4o millim. DAMES ne M A NN Se CGR LE LACS 50
Mâle en hiver. Du noir verdâtre colore la tête, la gorge, le cou , le dos, ainsi que toutes les parties inférieures ; de petits traits blanchâtres peu apparents , se remarquent sur le cou; du cendré foncé couvre le milieu de chaque plume du haut du dos et des ailes , dont le pourtour est noir ; yeux bleuâtres ; pieds noirs ; bec et gorge jaune rougeûtre.
Male en été. Une huppe vert foncé à reflets ; gorge noire ; quelques petites plumes courtes, blanches, se montrent aux cuisses, au sommet de la tête et sur le cou. jÉ
Assez commune aux Antilles et sur toutes les côtes de PAmérique du nord, cette espèce ne l’est pas moins en Europe et sur le reste de l’ancien continent; elle est très rare en France.
On la rencontre indifféremment sur les côtes maritimes et sur les bords des rivières dans l’intérieur des terres, où le plus souvent elle vit par troupes, se perchant volontiers sur les arbres morts ou sur les rochers des rivages de la mer et des fleuves, afin de guetter le poisson dont elle fait sa nourriture. Pour le saisir, elle se laisse tomber dessus, puis nage entre deux eaux, en le poursuivant jusqu’à ce qu’elle le saisisse. Ses manières sont niaises, sa pose droite paraît ridicule; aussi lui a-t-on donné le nom de nigaud.
Elle niche dans les fentes des rochers, y pondant deux ou trois œufs blanchâtres, allongés, couverts d’une couche calcaire à surface inégale.
GENRE FOU, SULA, Briss.
Pelecanus , Linn., Gmel., Lath.
Disporus, Wlig., Prince Max.
Sula , Briss., Temminck.
Les Fous , également confondus avec les Pélicans, par Linné et par les auteurs qui l’ont suivi, doivent certainement en être séparés, en raison de leurs caractères. Ils ont le bec fort, long, conique, à peine un peu courbé à sa pointe, très fendu , même en arrière des yeux, les mandibules dentées ; la face et la gorge nues ; les narines à la base du bec ; les pieds courts, forts, placés très en arrière; l’ongle du doigt du milieu denté. Leurs mœurs les rapprochent des Cormorans, dont ils ont les habitudes et la nourriture; aussi est-ce à tort que M. Temminck (1) dit qu’ils ne plongent jamais. Ce sont, au contraire, des plongeurs par excellence.
Les Fous sont de tous les pays, sur les côtes maritimes seulement , s’éloignant quelquefois très loin des côtes. L'espèce qu’on rencontre à Cuba est commune aux régions chaudes de l’Amérique.
n° 122. FOU COMMUN, SULA FUSCA, Z’ieill.
Paxaro bovo, À CUBA.
Pazxaros bovos , Oviedo (1547), Coronica de las Indias , lib. XIV, cap. 1, fol. CIX..
The booby , Catesby, Carol., t. I, p. 87.
Le Fou, Dutertre, Aist. des Ant., t. XL, p. 275.
Cancrophagus minor vulgatissimus, Barrère, Fran. équin., p. 128.
Anseri Bassano congener fusca avis, Sloan., Jamaica, p. 322.
Brown. , Nat. hist. of Jamaica, p. 481.
Pelecanus piscator, Linn., Syst. nat., ed. 10, gen. 66, Sp. 9.
Sula, Briss., Ornith., t. VI, p. 495.
Pelecanus sula, Gmel., Syst. nat., ed. 13, gen. 72, sp. 7.
Pelecanus sula, Lath., Syst. ornith., gen. 99, sp. 28.
Pelecanus sula, Bonatère, Encycl. méth., 1. 1, p. 47, pl. 15, fig. 3.
Sula fusca, Vieill., Gal., pl. 277.
Dysporus sula, Ulig.
(1) Manuel d'Ornithologie, t, I, p. 904.
OISEAUX. 307 Dysporus sula, Prince. Max., Beitrag..... von Bras., tv V3; p. 890.
Sula brasiliensis, Spix, Avi.,-pl. 107.
Le Fou commun, Buff., Ois., t. VIII, p. 368, Enl. 973.
Sula. Corpore supra et subtus nigrescente, ventre albo; Jacie nuda, flava ; cauda cuneiformi; rostro basi flavicante , apice fusco; pedibus sordide flavis.
Panenions. Donoueur totale: 5.0 0n 0. ces 180 millim. 2 ES ET CN ON PE ec ie EC DEEE 270 Duibecrss ses sess MARIE MER EN Mimet er, 2 115
Adulte. Brun-noirâtre en dessus, tête et cou noirs, ventre blanc ; base du bec, partie nue de la gorge et de la face jaunâtres, l'extrémité du bec brune ; pieds jaune sale.
Femelle. Brun sale partout ; le ventre brun clair.
Jeune. Le cou blanchâtre, mélangé d’un peu de brun ; le dessus du corps comme la femelle.
Cette espèce, que nous avons rencontrée en assez grande abondance aux attérages du Brésil, près de Rio-Janeiro, est également commune aux Antilles et aux côtes de Amérique du Nord : Au sud, elle ne s’avance guère au delà des tropiques; mais au nord , suivant Bartram (1), elle ne s’avancerait que l'été Jusque sur les côtes de la Caroline, retournant ensuite vers le sud. Ainsi sa patrie la plus positive serait la zone torride , et principalement le sol des Antilles.
Le nom de Fou donné à cet oiseau par les Français, et celui de Booby par lequel les Anglais le désignent, lui viennent sans doute de ce que, souvent fatigué de ses courses aériennes de la journée, il se pose sur les vergues des navires, et se laisse prendre avec facilité; mais on a beaucoup exagéré cette prétendue folie , qui, de même que pour les Hirondelles de mer , semble être en lui plutôt la suite d’un excès de lassitude, joint au peu d’habitude de se trouver en contact avec l’homme, dont il ne craint pas encore l’approche. Ce qui le ferait penser, c’est qu’on ne prend ainsi les Fous qu’à distance des côtes.
Ces oiseaux ont, à peu de chose près, les habitudes des Péli-
(1) Woy. dans les parties sud de l’ Amér. sept., trad. finances tite P. 39-55.
cans; comme eux, ils s’éloignent des rivages pour faire leur pêche, se réunissent quelquefois en grandes troupes, au dessus d’un banc de petits poissons, et se laissent tomber dans l’eau, la tête la première, pour saisir leur proie, qu'ils poursuivent encore dans les eaux , ainsi que les Cormorans. Hors le temps de la pêche, ils se posent sur le sommet des rochers les plus sauvages de la rive, et s’y montrent souvent si rapprochés les uns des autres, qu’ils en changent tout à fait la teinte ; on reconnait, au reste, les rocs qu’ils fréquentent à la couleur blanche dont leurs excréments les revétent.
Ils nichent sur ces mêmes rochers, y déposant leurs œufs sur les légères anfractuosités de leurs sommets.
Oviédo, en 1547, a donné la meilleure description possible des caractères et des mœurs de cette espèce, qu’il appelle Paxaro bovo, de son habitude de se laisser prendre en mer : il décrit l’oiseau comme un aliment agréable, lorsqu'il est écorché , quoiqu'il conserve toujours une forte odeur.
GENRE FRÉGATE, FREGATA, Briss.
Fregata, Briss., Lacép. SES Pelecanus, Linn., Gmel. Lath.
Halieus, Wlig.
Ce genre , autre division des Pelecanus de Linné, est caractérisé par son bec long, épais, robuste, presque droit, très recourbé et très crochu à son extrémité (les deux mandibules courbées) ; par ses tarses courts, à moitié emplumés, réticulés ; par l’échancrure de la membrane de ses pieds; par sa queue très longèe, fourchue; par ses ailes très longues. Il Pest encore par ses mœurs , les Frégates étant beaucoup plus amies du vol que les autres Pélécanidées , et les seules qui, à la manière des Stercoraires, poursuivent les autres oiseaux pour leur ravir leur proie.
Les Frégates sont des parties chaudes des mers en général. Nous croyons que c’est à tort qu’on les a toutes considérées comme étant d’une même espèce.
x° 123. LA FRÉGATE, FREGATA AQUILA.
Ravi horcado, A CUBA.
Rabi horcado todo negro, Oviédo (1547), Coronica de las Indias , Nb. XIV, cap. r, fol. CIX.
Rabi horcado, Nieremberg, t. LXX VIII.
Caripira , Laët, Nov. orb., p. 515.
Frégate, Dutertre, Hist. gén. des Ant., t. H, p. 269.
Frégate ou Vultur marinus leucocephalos, Feuillé, Journ. d'Obser., Ed. 1725, .p..107.
Fregata avis, Ray, Synop. avi., p. 153.
Avis rabo forcado Lusitanis, Peter., Gazophil., tab. 54,
fol. 1.
Alcyon major, etc., Brown., Nat. hist. of Jamaica, p. 483. Oiseau de Frégate, Albin, t. IE, pl. 33, pl. 80. Pelecanus aquilus, Linn., Syst. nat., ed. 10, gen. 66,
sp. 2.
Fregata, Briss., Ornith., t. VI, p. 506.
Pelecanus aquilus , Gmel., Syst. nat., ed. 13, gen. T2,
Pelecanus aquilus, Lath., Syst. ornith., gen. 99, sp. 10. Pelecanus aquilus, Bonat., Encycl. méth., t. X, p. 45. La Frégate, Buff., Ois., t. VIII, p. 381.
Tachypetes aquila, Vieïll., Gal., IE, pl. 274. T'achypetes aquila , Prince Max., Beitrag.…. von Bras.,
t. IV, p. 885.
Trachypetes aquila, Lesson, Traité, p. 605.
T'achypetes aquilus, Spix, 4v., t. AE, p. 405.
Fregata. Corpore supra subtusque nigro-cærulescente, tectricibus alarum subfuscis ; cauda forficata; area oculorum nuda, fusca ; sacco gulari rubro ; rostro pedibusque nigris.
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Mâle vieux. Entièrement noir, à reflets bleuâtres ; gorge nue, rouge ; partie nue de la face, brune ; pieds noirâtres.
Femelle. Tête, cou et ventre blancs ; le reste noir, comme chez le mâle , avec du brun sur les ailes.
La Frégate fréquente les mers des tropiques, sur les côtes de l'océan Atlantique : on la voit à l’ile de P Ascension, aux Antilles, et sur les deux continents américains, s’éloignant souvent très loin des terres, au dire de tous les voyageurs : pour nous elle ne s’est montrée que très près des attérages.
Nous devons encore à Oviédo, dès 1547, une des meilleures descriptions qui aient été faites de la Frégate, par lui nommée, à cause de sa queue fourchue , Ravr horcado. Cet auteur espagnol, dont nous ne pouvons trop faire l’éloge, a réellement devancé les siècles par les excellents détails qu’il a donnés sur tout ce qu’il a vu; aussi ne saurions-nous trop insister sur la valeur de ses observations. Non moins jaloux de rappeler aussi la grâce avec laquelle Buffon savait peindre ses mœurs, que les auteurs lui faisaient connaître, nous reproduirons icice passage si élégant de sa description : « La Frégate est, en effet, de tous ces navigateurs ailés, celui dont » le vol est le plus fier, le plus puissant et le plus étendu ; balancé » sur des ailes d’une prodigieuse longueur , se soutenant sans » mouvement sensible , cet oiseau semble nager paisiblement dans » l'air tranquille, pour attendre l’instant de fondre sur sa proie » avec la rapidité d’un trait ; et lorsque les airs sont agités par » la tempête , légère comme le vent, la Frégate s'élève jusqu'aux » nues , et va chercher le calme en s’élançant au dessus des ora- » ges. » Nous ne suivrons pas Buffon davantage : cet illustre écrivain, se fiant trop, peut-être , aux faits cités par les auteurs, poursuit en disant que les Frégates reviennent de quelques centaines de lieues au sein des mers , pour se reposer sur le rivage. D’abord il est encore douteux que ces oiseaux s’éloignent autant des côtes, et nous ne croyons point à l’impossibilité dans laquelle ils se trouveraient de se reposer sur l’eau , la nature ne leur ayant point inutilement donné de pieds palmés.
Les Frégates poursuivent constamment les poissons volants, qu’elles paraissent préférer aux autres , sans doute en raison de leur facilité à les saisir hors de l’eau dans leur vol. Lorsque ces malheureux habitants de la mer, chassés au sein des ondes par les Bonites et les Thons , s’élancent un instant dans l'air , les Frégates aux serres et au bec aigus les y attendent, et, comme un trait, les
saisissent dans leur ascension , ou à la surface des eaux, relevant alors les extrémités de leurs longues ailes presque jusqu'à se toucher. Bien différentes en cela des Pélicans, des Cormorans et des Fous, on assure qu’elles ne plongent jamais.
Non contentes de leur pêche , les Frégates , profitant des avantages que la supériorité de leur vol leur donne sur les autres oiseaux marins, les harcèlent constamment pour les forcer à dégorger les poissons dont leur jabot est rempli, afin de s’en emparer avant qu’ils ne tombent dans l’eau ; c’est surtout aux Fous qu’elles font cette guerre acharnée.
Les Frégates se posent à terre sur les pointes de rochers et sur les arbres ; c’est même en ces lieux qu’elles nichent, toujours en commun : leurs nids sont placés sur les arbres, dans les endroits solitaires et voisins de la mer. Leur ponte n’est que d’un ou deux œufs blancs, teints de couleur de chair, avec de petits points d’un rouge cramoisi : les femellessont siattentives à leur couvée, qu’elles se laissent approcher et même assommer dans le nid, avant de s’envoler. Les petits naissent avec un duvet gris-blanc ; le bec presque blanc.
On prétend qu'aujourd'hui les Frégates sont loin d’être aussi nombreuses que jadis, et cependant on a cessé de les poursuivre pour en avoir la graisse , regardée autrefois comme d’une grande efficacité contre les douleurs rhumatismales, par son application en frictions ; ce qui engageait les marins à faire leur possible pour se la procurer. Cependant le commerce ayant beaucoup augmenté, les populations se sont étendues sur plus de points de la côte, et les lieux sauvages où la Frégate pouvait nicher tranquillement sont aujourd’hui trop souvent fréquentés pour qu’elle n’y soit pas trou blée dans ses amours et dans ses soins maternels.
GENRE PAILLE-EN-QUEUE, PHAÉTON, ZLinn.
Les Paille-en-queue sont caractérisés par leur bec robuste , allongé, comprimé, à mandibules égales, pointues, un peu inclinées, à bords dentelés; par leurs narines étroites , recouvertes d’une membrane ; par leurs jambes nues , par leurs pieds totipalmes, par leur queue courte, dont les deux moyennes très longues.
M. Lesson a formé de ces oiseaux une famille distincte qu'il place entre les Sterna et les Anas , considérant , sans doute, le bec
comme leur caractère le plus saillant ; mais les Phaëtons, ayan( les pieds totipalmes des Pélicanidées, et les mœurs des autres oiseaux de cette famille, nous croyons qu’ils sont plus naturellement placés avec les Pélécanidées, d'autant plus que le bec des Fous commence à s’allonger et à les rapprocher, jusqu’à un certain point, des Phaëtons.
Ce genre est propre aux mers de la zone torride ; aussi les trouvet-on dans les deux grands océans, l’espèce qui nous occupe étant également propre à l’océan Atlantique.
x° 124. PAILLE-EN-QUEUE A BRINS BLANCS.
PHAETON ÆTHEREUS, Linn.
Ravo de Junco, A CUBA.
Rabo de Junco , Oviédo (1547), Coronica de las Indias , lib. XIV, cap. r, fol. 109.
Avis tropicorum, Willeishby , Ornith., p. 250.
Avis tropicorum, Ray, Synops. avi., p. 123, n° 6, p. 194, n° #.
Planeus tropicus, Klein, Avi, p.145, n° 7.
Lepturus, Moehring, Æ4vi., cen. 67.
Phaeton œthereus, Linn., Syst. nat., ed. 10 , gen. 67,
OSDAUIE
Fétu-en-cul, Dutertre, Hist. des Antilles, t. W, p. 276.
Lepturus , Briss., Ornith., t. VI, p. 480.
Phaeton æthereus, Gmel., Syst. nat., ed. 13, gen. 74, SD JE Phaeton æthereus, Lath., Syst. ornith., gen. 100, sp. 1.
Phaeton æthereus , Bonap., Encycl., t. 1, p. 38.
Le grand Paille-en-queue, Buff., Ois., t. VII, p. 354, Enl. 998.
Le petit Paille-en-queue, Buff., Ois., t. VIII, p. 355, Enl. 369.
Avis tropicorum, The tropick-bird, Catesby, Carol., append., p. 14. |
Alcyon media alba, Brown., Nat. hist. of Jam., p. 582.
Phaeton. Corpore albo-argenteo ; fascia supra oculos
nigra , remigibus exterioribus nigris ; cauda alba ; rostro, pedibusque rubris.
Dimensions. Longueur totalé...............................0. 900 millim. Du pli de l’aile à son extrémité............. 1 M. 30 He la)queust tps. Ait. hr ob Sditt Goo DURDE CRE en nr ennec eee. 84
Mâle adulte. Blanc ; un trait en fer à cheval sur lPæil et les tectrices supérieures des ailes, noirs; tiges des rectrices brunes, rémiges extérieures noires; bec rouge.
Jeune. Blanc, strié finement de noir sur le dos et'les tectrices des ailes.
Le Paille-en-queue à brins blancs n’habite pas constamment les Antilles, mais on l’y voit souvent , soit à l’instant de la nichée , soit pendant les gros temps. Ami des hautes mers, il préfère le voisinage des Bermudes et des autres îles écartées des continents, sans néanmoins cesser de se montrer sur les côtes des deux Amériques. On le rencontre sous les tropiques ou seulement à quelques degrés au delà, ce qui l’a fait nommer Orseau du tropique (1), tandis que, d’un autre côté , la longueur de sa queue le faisait appeler par les Espagnols Ravo de junco (queue-de-jonc).
Le plus souvent loin des côtes, on le voit, d’un vol lent et droit, parcourir l’espace à quelques toises au dessus du niveau des eaux, où il plonge , comme les Fous, la tête la première , pour saisir les petits poissons qu’il y aperçoit, puis il recommence sa promenade aérienne. Lorsque , plus près des côtes, ils rencontrent un banc de poissons, les Paille-en-queue s’attroupent encore comme les Fous, et plongent de même que ces derniers, en paraissant se jouer les uns avec les autres. Comme tous les oiseaux pélagiens, le Pailleen-queue se pose à la surface des eaux ; mais quand , dans les orages, il en est empêché par la trop grande agitation de la mer, il
(1) Nous nous plaisons à rappeler ces traits poétiques de la description que Buflon donne des Paille-en-queue. « Nous avons vu des oiseaux se porter du » nord au midi, et parcourir d’un vol libre tous les climats de la terre et des » mers ; nous en verrons d’autres confinés aux régions polaires, comme les der- » niers enfants de la nature mourante sous cette sphère de glace ; celui-ci sem - » ble, au contraire, être attaché au char du soleil, sous la zone brûlante que bor- » nent les tropiques : volant sans cesse sous ce ciel enflammé , sans s’écarter des » deux limites extrêmes de la route du grand astre, il annonce aux navigateurs » leur prochain passage sous ces lignes célestes. »
cherche à gagner les côtes , et vient même quelquefois se reposer sur les vergues à bord des navires, où il se laisse facilement prendre. À terre, il préfère, comme perchoir, les branches des arbres, ainsi que la Frégate, les Fous et les Cormorans. Le Paille-en-queue niche au sommet des iles de l'Océan, dans les trous de rochers, où il dépose deux œufs bleuâtres, gros comme ceux de pigeon.
Les longues plumes de la queue de cet oiseau servaient jadis d’ornements aux Caraïbes des Antilles ; ils se les passaient dans un trou pratiqué à la cloison du nez, croyant ainsi, comme tous les guerriers de la nation Guarani, dont nous pensons qu’ils dépendaient , se rendre plus terribles à leurs ennemis lors de l’attaque.
STERNIDÉES, STERNIDÆ.
Nous placons dans cette famille des oiseaux côtiers qui ont beaucoup d’analogie entre eux par les mœurs et par les caractères z00logiques , et non toutes ces espèces pélagiennes qui ne viennent sur les côtes qu’au temps de la nichée ; ainsi nous comprenons sous la dénomination de Sternidées seulement les genres Larus, Lestris, Sterna et Rhynchops, renvoyant aux Procellaridées les genres Procellaria, Puffinus , Halodroma, Pachyptila et Diomedea , spécialement pélagiens, et caractérisés par leur bec crochu et comme divisé par des rainures profondes en compartiments de diverses formes.
Parmi les genres que nous venons de citer, nous n’avons de Cuba que des Larus et des Sterna : il se peut que les autres s’y trouvent ; mais nous ne les possédons pas.
Les espèces de Cuba sont au nombre de cinq, dont trois sont propres aux deux Amériques, et deux habitent simultanément l'Amérique septentrionale et l’Europe.
GENRE GOELAND , LARUS, Zinn.
Facile à distinguer des Sferna par son bec moins long, fort, dur, comprimé, tranchant , courbé vers la pointe; par sa mandibule inférieure formant un angle saillant ; par ses narines linéaires fendues de part en part; par ses pieds plus larges , ses tarses plus
OISEAUX. 315 longs ; par sa queue égale, ses ailes moins longues, les deux premières rémiges d’égale longueur. Ce genre en diffère encore essentiellement par ses mœurs : en effet , les Goëlands sont plus souvent posés sur l’onde, ne plongent jamais de haut comme les Sterna, sont naturellement plus calmes, moins criards, et vivent d'animaux morts et vivants, tandis que les Sferna toujours ont besoin de proie fraiche.
La seule espèce que nous ayons de Cuba est propre, en même temps , à l'Amérique du nord et à l'Europe.
n° 425. MOUETTE A CAPUCHON PLOMBÉ.
LARUS ATRICILLA , Linn.
Gaviota, À CUBA.
Larus atricilla, Linn., Syst. nat., ed. 10, gen. 69, sp. 5.
Larus atricilla, Gmel., Syst. nat., ed. 13, n°8, gen. 76.
Larus atricilla , Lath., Syst. ornith., gen. 94, sp. 4.
Larus atricilla, Pallas, Nov. com. petrop., v. XV, p. 478, 1.22, fe2:
Larus ridibundus, Black-headed gull, Wils., Am. orn., V. IX, pl. 74, fig. 4.
Larus major , Laughing , Catesby , Carol., v. 1, t. 89.
Larus major, Pennant, Arct. zool., v. II, n° 454.
Gavia ridibunda, Mouette rieuse , Briss., Ornith., v. VI, 2002 6 XVIIL, f41.,/n213;
Larus atricilla, Bonatère, Encycl. méth., t. \, p. 88.
Larus atricilla, Temm., Man., t. II, p. 779.
Larus. Capite, colloque plumbeis ; macula alba supra et infra oculos ; pectore, ventre caudaque albis ; dorso plumbeo; remigibus nigris ; rostro pedibusque rubris.
Dimensions \Bonsueur totale... 1.4... sn seen se 435 millim. RE Te net ce orties nee 980 1 er CO NUE OO SU NEO EE 5t
Plumage d'amour. Tète et haut du cou plombés, cette teinte
plus étendue en avant qu’en arrière ; dessous du corps, du cou , de la poitrine et queue d’un beau blanc; deux taches de cette couleur , lune au dessus , l’autre au dessous de chaque œil; dos et rémiges secondaires couleur de plomb ; rémiges primaires noires; les rémiges secondaires terminées de blanc ; bec et pieds rouge de laque très foncé.
La Mouette que nous décrivons a été rencontrée en Europe, dans les parties méridionales, où elle est commune. Elle paraît avoir pourtant plus particulièrement pour patrie les côtes de l'Amérique septentrionale et celles des Antilles, où elle se trouve en abondance.
De même que les autres espèces , elle se tient de préférence sur les côtes vaseuses , mais ne répugne pas à s’avancer dans l’intérieur des terres. Elle vit en société , se nourrissant non seulement de mollusques, de crustacés et de poissons vivans ou rejetés par la vague, mais encore des immondices qu’on place en dehors des villes, des voiries par exemple, sans dédaigner les insectes des marais. |
Suivant les observations de Wilson, elle niche dans les marécages, pond trois œufs de couleur terreuse, marqués de petites taches irrégulières pourpres et brun clair.
GENRE HIRONDELLE DE MER, STERNA, Zinn.
C’est avec raison qu’on a séparé ces oiseaux des Larus, car ils s’en distinguent par leur bec long, presque droit, comprimé, tranchant , aigu à son extrémité; par leur mandibule supérieure arquée ; par leurs narines fendues vers le milieu du bec ; par leurs pieds très petits, nus au dessus du genou; par leur tarse très court: par leur queue longue ; par leurs ailes très longues, acuminées , dont la première rémige est la plus longue. Ils sont de toutes les parties du monde, sur le littoral des côtes maritimes comme dans l’intérieur des continents (1), où ils vivent le plus souvent en société.
Sur les quatre espèces qui fréquentent Cuba, trois se rencontrent simultanément sur les deux Amériques, le Sferna stolida , le Sterna cayennensis, le Sterna fuliginosa, tandis que la qua-
(Gi) Nous avons rencontré des colonies de ces oiseaux, faisant leur nid sur les bancs de sable des rivières du pied des Andes Boliviennes , à quelques centaines de lieues de la mer.
trième, le Sterna anglica, se trouve plus largement distribuée , puisqu'elle habite les deux Amériques et PEurope.
n° 126. HIRONDELLE DE MER NODDY (1).
STERNA STOLIDA, Linn.
Gaviota, A CUBA.
Noddy , Ray, Syn. avi., p.190 et 154.
Passer stultus , Eus. Nieremberg, p. 207.
Hirundo marina minor, capite albo, Sloan., Jamaica, ÉD; 931.
Barrère, France équinox., p. 1324.
Brown., Æist. nat. of Jamaica, p. 481.
Sterna stolida, Linn., Syst. nat., ed. 10, gen. 7, sp. 1.
Hirundo marina minor, The noddy, Catesby, Carol.,
ANT, pet pl. 88:
Gavia fusca, Briss., Ornith., t. VI, p. 199.
Noddy , Pennant, A4rct. zool., Il, p. 525.
Sterna stolida, Gmel., Syst. nat., ed. 13, gen. 77, sp. 1.
Sterna stolida, Lath., Syst. ornith., gen. 93, sp. 6.
Sterna stolida , Bonatère, Encycl. méth., t. 1, p. 91.
Sterna stolidu, Bonap., mer. orn., AV.
Sterna stolida, Princ. Max., Beitr.... zur Bras., t. IV,
Le Noddy, Buff., Ois., t. VIIL, p. 461.
Mouctte brune de la Louisiane , Buff., Enl. 997.
Sterna. Corpore supra et subtus ex fusco nigricante ; fronte verticeque albescentibus , remigibus rectricibusque dorso concoloribus ; rostro pedibusque nigris.
PORC RONS.. LONSHOUR TOUL TE Nue die dettine ae d'a a Mthe c'oeioale 448 millim. Davos 0 ee acte NT Ne tee MTL SEVRES D 755 DELLE ie ets sie AO EE ne 51 DelAqUEUC eee esse se state slots le aie en 135
(1) Cuvier (Règne animal, p. 559), et ensuite M. Lesson, 7raité d'ornitho logie, p. 620 , ont formé de cette espèce le sous-genre /Voddi (Stolida), comme établissant le passage entre les Larus et les Sterna.
Entièrement noirâtre ; tout le dessus de la tête gris-blanchâtre , . passant au blanc parfait sur le front ; bec et pieds noirs.
L'oiseau qui nous occupe paraît répandu sur la plus grande partie des régions chaudes et maritimes des côtes de l’océan Alantique, sur celles de l'Amérique du Nord, de l'Amérique du Sud et des Antilles.
Le plus souvent les Noddys suivent au loin , au sein du vaste Océan, les bancs de poissons que les courants y transportent ; mais, s’ils y sont surpris par la tempête, ils cherchent à se rapprocher des côtes ; car la mer en furie d’un côté , les vents déchainés de l’autre, ne leur permettent pas un instant de repos; aussi, fatigués, viennent-ils alors se reposer sur les navires et se laissent-ils facilement prendre, ce qui les a fait nommer Noddy par les navigateurs anglais ; mais cette habitude que nous avons reconnue chez toutes les espèces d’Hirondelles de mer, que les vents ont poussées au sein des mers où elles se trouvent égarées, a peut-être causé beaucoup d’erreurs de la part des naturalistes qui ont rapporté toutes les phrases des voyageurs relatives aux Noddys, à l’espèce dont il s’agit ici, tandis que nous en avons recueilli ainsi plus de quatre espèces différentes.
Le Noddy fréquente les côtes , s’y pose en grandes troupes sur les rochers sauvages, rarement visités par l’homme ; et alors, loin d’être aussi fous, aussi étourdis qu’en pleine mer, il serait difficile de s’en procurer d’autre manière qu’en les tirant. Rien de plus joli que ces troupes bruyantes de Noddys qui suivent un petit banc de Clupes ; on les voit voler au dessus, regarder avec attention, tout en planant, et se laisser , avec la rapidité d’une flèche , tomber, la tête la première, au sein des eaux, puis reparaïître à la surface tenant dans leur bec le poisson qu’elles convoitaient ; elles l’enlévent dans les airs et Pavalent ensuite. Pendant toute la pêche, leurs cris discordants sont si forts , qu’on peut les entendre à une grande distance.
Ils nichent en société sur les rochers des iles du détroit de Bahama. Les œufs , comme ceux de toutes les autres espèces , sont déposés à nu sur le sol.
n° 127. TRÈS GRANDE HIRONDELLE DE MER.
STERNA CAYENNENSIS, Gmel.
Gaviota, À CUBA.
Sterna cayennensis , Gmel., Syst. nat., ed. 13, gen. 77 sp. J-
Sterna cayana, Lath., Syst. ornith., gen. 93, sp. 2.
Sterna cayennensis, Bonatère, Encycl. méth., t. 1, p. 92.
Très grande Hirondelle de mer de Cayenne, Buff., Ois., t. VIII, p. 345, Enl. n° 988.
Sterna. Corpore supra, pennis Cinereis, rufescente marginatis ; subtus fronte , colloque albis ; occipite nigro marculato, remigibus apice nigricantibus ; rostro flaso ; pedibus fusco-lutescentibus.
Phnnstons. LONBUEUrT Lotale.. 7.2... cocescsense 500 millim. Du phde l'ale son ExIFEMILE Ne... 360 DEALAUÈRE ARR ORACLE EDEN RME I 140 becs inus tin do cond 6 RER 50
Bec jaune ; front, cou et dessous du corps blancs; derrière de la tête tacheté de noir ; dos, ailes et queue cendré très pâle; quelques taches blanchâtres sur le croupion, rémiges noirâtres à leur extrémité.
Cette espècese rencontre en même temps aux Antilles, à Cayenne et dans l'Amérique du Nord ; elle a, au reste , les mêmes mœurs que les autres espèces , se tenant de préférence sur les côtes maritimes , où elle vit de poissons.
n° 128. HIRONDELLE DE MER À GRANDE ENVERGURE. STERNA FULIGINOSA, Gmel.
Gaviota, À CUBA.
Sterna fuliginosa, Gmel., Syst. nat., ed. 13, gen. TT,
sp. 11.
Sterna fuliginosa, Lath., Syst. ornith., gen. 93, sp. 4.
Sterna fuliginosa , Sooty tern., Wils., {m. orn, VIU, p.145, pl. 72, £. 2.
Sterna fuliginosa, Bonatère, ÆEncycl. méth., t. 1, p. 93.
Sterna fuliginosa, Bonap., Syn., sp. 290 , p. 355.
Hirondelle de mer à grande envergure, Buff., Oùs., t. VIII, p. 345.
Sooty , Penn., 4rct. zool., n° 441.
Sterna. Corpore supra nigro, subtus albo ; lunula alba in fronte; vertice nigro; genis albis ; rectricibus nigricantibus , albo limbatis; rostro pedibusque TTIS.
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Bec, pieds et yeux noirs; tête en arrière, dessus du corps et de la queue noirâtres ; un croissant blanc sur le front ; le blanc couvre aussi les parties latérales de la tête et le dessous du corps; rectrices latérales blanches.
Cette espèce, des plus communes sur l’ile de l’Ascension, se rencontre encore accidentellement dans l’océan Atlantique, sur toutes les côtes des parties chaudes et tempérées de l'Amérique, depuis les îles Malouines jusqu’à l'Amérique HET Ve ; elle paraît assez fréquemment aux Antilles.
Comme la plupart des autres espèces d'Hirondelles de mer, celleci niche en grande société sur les rivages inhabités des îles maritimes ; elle pond un ou deux œufs jaunâtres, tachetés de violet pâle, qu’elle dépose sur le sable.
OISEAUX. 391 x° 129. HIRONDELLE DE MER HANSEL.
STERNA ANGLICA, Mont.
Gaviota, À CUBA.
Sterna anglica, Gull billed tern, Montagu, Ornith. dict., sup.
Sterna anglica, Temm., Man., t. IT, p. 744.
Sterna anglica, Princ. Max., Peitrag..…. von Bras., EV”, p- 807.
Sterna aranea, Wils., Amer. orn., v. VIII, p. 143, plo2, À 6.
Marsh tern, Peals, Museum , n° 3521.
Sterna. Capite supra nigro; collo subtusque albis ; dorso, alis, caudaque supra, griseo-cæruleis ; rostro pedibusque nigris.
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Plumage d'hiver. Bec et pieds noirs : du blanc pur couvre le front , le dessus de la tête, le cou et toutes les parties inférieures ; du noir forme un croissant noir en avant des yeux et une tache derrière ; du cendré-bleuàtre très clair colore le manteau, les rectrices et les rémiges ; près des baguettes des rémiges et vers leur extrémité se remarque du gris foncé; bec court ; pieds longs.
Plumage d'amour. Du noir profond colore le front, le sommet de la tête et l’occiput, dont toutes les plumes sont longues; du cendré sur les parties supérieures.
Jeune de l'année. Base du bec jaunâtre, le reste noir; pieds bruns ; des taches allongées sur le sommet de la tête; du cendré et du jaunätre clair sur le dos et sur les ailes ; queue plus courte, l'extrémité des rémiges blanche.
Cette espèce, décrite pour la première fois par Montagu , qui lui imposa improprement le nom d’Anglica, puisqu'elle se trouve plus
souvent ailleurs qu’en Angleterre, a été beaucoup mieux connue depuis que M. Temminck nous en a fait connaitre les diverses livrées; elle n’est, en effet, qu’accidentellement de passage en Angleterre, tandis qu’elle est commune en Hongrie, aux États-Unis, au Brésil, et paraît quelquefois dans l’ile de Cuba.
Elle se tient beaucoup moins que les autres espèces au bord de la mer , préférant le voisinage des lacs, des rivières et des marais couverts de jones, où elle recherche les gros insectes névroptères qu’elle saisit au vol. Elle niche, suivant Wilson, sur les bords des marais, des lacs salés, pond trois œufs vert olivâtre, tachetés de brun.