‹ Ornithologie du Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 30 sur 68 · LA GRIVE COURONNÉE · texte numérisé non relu

LA GRIVE COURONNÉE

(Golden crowned Thrush.)

Cet oïseau à la ‘aille et le bec effilé des Fauvettes sans en avoir la vivacité ou le genre de vie. Il est elassé maintenant avec les Grives, avec lesquelles il a de l’analogie dans le caractère, et les mouchetures de ses parties inférieures. Ses habitudes sont celles de la Grive solitaire ; il se plait dans les bois épais, solitaires et arrosés par des ruisseaux ; il ne se perche que sur les arbrisseaux ou sur les branches Îles plus basses des arbres, D'un naturel silencieux, il

* No, 186. Seiurus aurocapillus.—Bainn.

Seiurus aurocupillus.—AupuBon.

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vit toujours isolé, si ce n'est au printemps où l'on rencontre quelquefois le mâle et ln femelle ensemble, Son cri se compose de trois notes répétées rapidement pèche, pèche, pèche, et qui dure un quart de minute à la fois. Comme il ep sh nourriture plus volontiers À terre que sur les arbres, c’est aux pied des arbrisseaux 6t des buissons qu’on est presque toujours certain de le trouver, Cutte Grive diffère des autres par la manière de placer et de construire son nid. Elle le pose À terre sur lo penchant d’une monticule exposée au midi ; le compose de feuilles sèches et d'herbes grossières ; lui donno une forme ovale et place l'entrée à l’un des doux bouts. Na ponte est de quatre ou cinq œufs bleus et tachotés de brun. Elle nous quitte l’automne et passe son quartier d'hiver à St. Domingué, à la Jamaique et dans les contrées voisines, À l'instar de bon nomibre d'oiseaux qui nichent à terre, cette Grive a recours à une infinité dé ruses, pour soustraire sos potits au danger.

L'Etournéau, “ trop grand 86 geur, pour élever uné famille,” s’en remet souvent à cette Grive du soin de couver ses œufs ôt de nourrir 868 jeunes: il no saurait on effet leur choisir de nourricier plus attentifs. La Grive courorinéé vit de iarves, d’insectes : elle est, sédentaite au Toxas, dans la Floride et à la Louisiane ; assez rare dans le Bas-Canada, elle fréquente l'Ouest de la ptovinée, sans se rendre au Labrador.

“ Les côtés do la tôte de cotte petite Grive sont d'un gris vordâtre, ot le sommét d'un béau jaune orangé avec une bordure d’un noir velouté ; un trait do cette dernière couleur part de la racine du bec et s'étend sur les côtés de la gorge ; celle-ci est blanche ainsi que lé devant du cou ef le ventre ; la poitrine et les flancs sont d’un blanc glacé de jaunâtre, avec des taches noires longitudinales; le dessus dû cou et du corps, le bord éxtérieur des aîles et de la queue sont d’un olivâtre sombre ; les pieds d'un jaune rombruni ; le bec est brun.

Longueur totale 6; Envergure 9.

La femelle ne diffère du mâle qu'en ce que sa couronné est d’un jaune moins vif et bordée d’un noir terne. Les jeunes ont le dessus de la tôte:

® d’un jaune roux, frangé da noirâtre ; le dessous du

corps d’un blanc sale, grivelé de brun ; le dessus,

de cette derrière couleur et moucheté de roux: ces

mouchetures sont la livrée de presque toutes les e

Grives dans leur premier âge.” |

LA GRIVE DES BOIS—LA FLÛTE. * [Wood Thrush.]

| Cette Grive, bien connue aux Etats-Unis et au \l Canada, sous le nom de Wood Thrush, peut, avec la Grive Rousse et l’Ortolan de riz ou Goglu, être comptée au premier rang de nos chantres ailés, “Ses chants d'amour qui descendent le matin et lo soir de la cime des grands arbres, dès les premiers k soleils, sont la vräie harmonie printannière des forèts. hi: | J’aisouvenance aujourd’hui, dit Toussenel, comma des WE heures les plus roses et les mieux employées de ma ia première jeunesse, de celles que j'ai peu à entendre cette Grive dans les grands bois, par ces douces soirées de mai, au temps où le deuil est encore aux rameaux dépouillés des hètres, mais où K. déjà la séve d’amour, circule activement dans les 2 veines de tout ce qui a vie, où de larges bouffées R d'air tiède saturé de senteurs mielleuses s’exhalent 4 par intervalles du sol et trahissent le travail souter- | rain du printemps.” # Presque tous nos oiseaux se taisent dès qu'ils Lo: ont des jeunes; la Grive des bois presque seule, c: entre tous, continue soir et matin de faire en- D tendre, jusqu’en août, son jolie ramage, sa voix flûtée et liquide. Cette Grive diffère entièrement par ses habitudes de la Grive d'Europe renommée pour

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* Grive tannée de Vieillot Turdus melodus.de Wilson. No. 148, Turdus Mustelinus.—Baïrp.

Turdus Mustelinus.--AupuBon,

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Vilson.

sa gourmandise et son affection pour les raisins, dout elle se gorge jusqu'à l'ivresse. La Grive Européenno vie en bande, la notre est un oiseau solitaire, Notre espèce place son nid sur les arbres à dix ou douze pieds de terre, et le construit à la bifurcation des grosses branches avec de petites racines, de la mousse êt des herbes fines. Sa ponte est de quatre œufs bleu-biance, sans aucune taches. Cet oiseau se rencontre depuis Ja Floride sir la Baie d'Hudson. Nous lui avons laissé Je nom que les paysans lui ont donné, parce qu'il exprime la nature de son chant que Wilson compare aux modulations de la flûte allémande, entrecoupées des tintillations liquides d’une clochette métallique. ‘ Il n’est pas rare d’entendre des chantres rivaux luttant d'harmonie sur des arbres voisins : cette ravissante mélodie a l'effet de tranquilliser et d’assoupir les sens : plus on l’écoute, plus on lui trouve de charines. Lorsque le ciel est couvert de nuages, que l'orage menace; lorsque tous les autres musiciens de la forèt se taisent, la voix de la Flûte retentit au loin; plus la nature est sombre, plus l'Orphée des bois devient harmonieux. La Flûte, “ oiseau rôveur, recherche les voûtes des frais ombrages, le voisinage des ruisseaux, des prairies, des habitations isolées. Elle préfère à toute autre demeure, l'allée ombreuse et solitaire du pare pro-. pice aux promenades sentimentales et à la réverie et d’où elle peut être entendue dela compagnie du chateau. Si le Rossignol d'Europe est l'emblème de l’harmonie solitaire et de la poësie élégiaque qui aime à gémir sur les tombes et à conter ses peines aux échos de la nuit,” la Grive des Bois est un écho oublié de la Déité antique qui présidait aux forêts. Nul part nous n'avons trouvé son chant plus suave que dans ces fraiches retraites, qui bordent la rive altière du St. Laurent, ces wrands bois, dans les environs de Québec, tels que le bois du Cap Rouge, ou bien encore Spencer Wood où l’ombrage et l’eau courante des-ruisseaux Saint Denis et Belle- Borne leur offrent sécurité et pâture, Cette espèce, M3

par la douceur de ses accents est bien propre à réfuter une des théories ridicules de Buffon, savoir : que les oiseaux d'Amérique ne sont que les mêmes espèces d'Europe, détériorées et abâtardies par leur emigration en Amérique.

Notrs Grive est-elle bien la Grive d'Europetantestimée des Romains? il melius turdo, rien de meilleur que la Grive, disait Horace, “ Ce fut, selon Plutarque,

ucullus qui inventa l’art de les engraisser : il y avait aux environs de Rome des Grivières, sorte de volières sombres et étroites où l'on enfermait ces oiseaux qui y trouvaient une nourriture abondante et choisie, consistant en baies de Lentisque, de Myrte, de Lièrre et surtout en une pâte de millet broyé avec des figues. Cette industrie culinaire ne s’est, dit-on, continuée, depuis la chûte de l’Empire Romain, que dans quelques localités de l'île dé Corse et de la Provence.”

La tête, le dessus du cou, les scanulaires et le haut du dos de cet oiseausont d’un brun jaunâtre ; cette nuance est plus prononcée vers la nuque que sur les autres parties, et borde légèrement l’extérieur des petites et.des moyenmes couvertures de l'aile ; celles-ci sont dans le reste d’un brun clair, de même que les pennes .secondaires et l'extérieur des primaires, qui ont leur côté intérieur d’une teinte plus sombre ; le croupion et le dessus de la queue sont d’un gris rembruni ; les plumes des oreilles d’un brun foncé sur' les bords, et d’un gris clair dans le milieu ; un trait, composé de points noirà-

+ Wicson.

N. B. On ne saurait dissimuler la grande incertitude qui existe relativement au nombre et aux espèces de Grives qui viennent en Canada. Peu d'oiseaux ont. plus mystifié les Naturalistes. D’aucuns prétendent que l'oiseau connu par M canadiens, sous le nom de Flûte, n’est pas réelle-

ment la Grive des Bois : pourtant après avoir lu Wilson, il semble difficile d'en douter. Dans.le douté, l’auteur a cru devoir donner à la-Faune canadienne le: bénéfice de ce doute : l'intérêt croissant pour l’histoire naturelle du pays, aura bientôt fourni des données certaines-et sur ce fait et sur bien d'autres.—(Note.de l’auteur)

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tres, part de la maridibule inférieure et descend sur les côtés de la gorge : tout le dessous du corps est blanc et varié À taches brunes ét noires, plus ou moins grandes, plus ou moins’ foncées sur les côtés et le devant du cou, sur la poitrine et les flancs : le bec est brun et jäunâtre à la bâse de sa partie: inférieure ; les pieds sont couleur de chair, et Îles pennes caudales pointues à leur extrémité. .Cétto forme iudique l’âge avancée.

Longueur totale 8 pouces ; Envergure 13 pouces. La femelle ést totalement pareille au mâle. Les pe diffèrent dé, l’un et de l’autre en ce qu'ils ont e' dessus du corps brun avec des taches rousses, et le dessous blanchâtre avec des mouchetures plus petites et d’une teinte plus pâle.”

LE MINISTRE —L'OISEAU BLEU. * [Indigo Bird.]

Une riche livrée distingue ce petit oiseau, (que Buffon a décrit sous le nom de ‘“ Ministre”) parmi les nombreuses, familles ailées que le sud nous envoie le printémps, de ses bosquets perfumés. Jusqu'à présent, on ne l’a remarqué dans le district de Québec, ue dans les grands bois, les profondes forêts ; tandis qu'il est fort commun tout autour de Montréal, et même à quelques pas de cette ville, sur la montagne ; les oiseleurs l'exposent chaque Jour en vente pendant la Belle saison. C’est un ot seau actif,alerte et assez bon musicien. Il choisit la plus baute branche d’un grand arbre et y gazouille pour une demi-heure sans interruption. Son ramage est une répétition de notes courtes, émises d’a- Jord avec force et rapidité, ensuite décroissantes, comme s'il était épuisé : puis il recommence.

chant se continue depuis mai jusqu'en juillet et août,

«No, 387. + és cyanes.—Bain:.

Spizs cyenes. z AUDUBON:

temps où il cesse. Quand on le dérange de son nid, il fait entendre un seul cri, chip, d’un ton sec.

Dans le mois d’août il perd avec son chant, ses couleurs vives et ne les reprend que dans le mois de mars ou avril de l’année suivante. Sous certainé incidence de lumière, le plumage de cet oiseau parait d’un'beau bleu azuré : sous Ariren aspects, on di- ‘raitun vert éclatant et couleur de verdigris, excepté la couleur de la ète, dont le bleufoncé ne change pas.

Le nid est généralement placé dansun petit arbrisseau : il est fait d’herbes, de treffle et suspendu entre deux petites branches qui le supportent de chaque côtes. Les œufs généralement au nombre ob sent bleus avec une tache pourpre au gros

out.

Le plumage du mâle est d’un beau bleu, à reflets

de pourpre, avec les-changements produits par la.

lumiére tel que ci-haut dit : les ailes sont noires, frangées de bleu clair, et plus: brun à leurs extrémités ; les couvertures inférieures d’un bleu clair ; les supérieures, noires bordées de bleu ; la queue noire, marquée de bleu à l'extérieur :.le bec noir en dessus, :blanchâtre en dessous. ‘Les pieds et les jambes sont noirs. .… La femelle a moins.de bleu; sa-livrée. est, . plus le : àla-mue d'automne le mâle ressemble :à . la emelle. . Cet; oiseau : est granivore aussi. bien qu'insectivore ; il-vit bien en volière. |

FE. es

__ TROGLODYTES, : (Wrens.)

“ Les oiseaux de cette, famille .que quelques naturalistes confondent avec les Roitelets sous la, même dénomination, en diffère non seulement par leurs habitudes et leur naturel,.mais encore: par le: port de leur queue,:leur'corps ramassé et par tout leur

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ensemble, Les anciens naturalistes leur ont donné le nom de Troglodyte, qui À qu leur goût pour les petites cavernes, les trous de muraille, et généralenent tous les endroits obscurs, tandis que les Roitelets ne se plaisent que dans les lieux découverts, se tiennent sur les arbres, y nichent et s’y ‘nourissent. Les Troglodytes se montrent jusque dans Îles villes à l’ouest de la province ; un bon norbré restent toute l’année dans les villages du Haut Canada partagent la demeure du laboureur, et confient souvent leur progéniture au chaume qui couvre son toit. Ainsi que les Roîitelets, les Troglodytes ne vivent que d'insectes, mais ils leur donnent la chasse d’une autre manière et en d’autres lieux; ils les cherchent dans les piles de bois, les tas de branches mortes, sous les toits, au pied des haïes et des buissons, qu'ils pAOUTOne gaiement en sautillant sans cesse et en aisant entendre leur.joli ramage, Des individus plus sauvages se retirent pendant l'été dans les orèts, et cachent leur nid sous une racine, sous le revers d’un fossé, dans un trou d'arbre ou de rocher; tous lui donnent une forme presque ronde ét pratiquent l'entrée sur le côté. Leur ponté est de six à huit œufs, et ils en font deux par an sous les zônes tempérées. Ces caractères, ne conviennent pas au Troglodytes des marais, qui se rapproche des Grimpereaux. | Les Troglodytes sont d’un naturel solitaire, et ne

se tiennent point en troupes en quelque saison que ce soit. Les petits s'isolent dès qu'ils n’ont plus besoin des soins de leur père et mère; mais ils se réunissent quelquefois en automne pour passer la nuit dans un trou et se garantir réciproquement des atteintes du froid ; les Troglodytes émigrent l'hiver vers le sud.”

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. LE TROGLODYTE ÆDON. * (House-Wren.) Le Troglodyte ædon est une espèce plus répañ-

due à l’ouest qu’à l’est de la province. IL n’est jamâis en peine pour placer son nid ; il bâtit partout ; l'angle de la grange, le vieux cerisier, la petite boîte

réservée aux Hirondelles, tout lui va;ilne refuse aucun.

réduit dans le voisinage de l’homme. “ La t poche entr'ouverte d’un habit accroché au dehors d’une fenêtre, ayant convenue à un Troglodyte pour placer le berceau de ses petits, ille construisit avec une telle activité, qu’en deux.jours ille porta à sa perfection.”

Des filamens de racine, de Ja mousse, des

plumes'et des herbes fines, tels sont les matériaux

que cette espèce emploie sans art et qu’elle entasse sans ordre, ainsi que la plupart de celles qui nichent dans des trous ; sa première ponte est ordinairement de six à huit œufs blancs avec des taches rougeâtres ; la seconde est moins nombreuse; elle en fait une à son arrivée au mois de mai, et l’autre en juillet. re Sie: |

. Ce Troglodyte a les chats en abomination, peut:

être parce qu'il connait les embuches mortelles que Minette lui tend, lorsqu'il est occupé à explorer les gadelliérs et les groseillers du jardin, à la recherche d'insectes, Un ami du Troglodyte a dit. avec assez de vraisemblance, que l’horticulteur qui réussirait à rassembler dans son jardin quinze couples de Troglodytes, exterminerait entièrement les insectes qui dévorent ses légumes; ., difficulté serait de les. réunir. es k

. Le Troglodyte ædon a le.bec brun en dessus, d’une nuance plus claire en dessous et long de sept lignes ; le dessus de la tête, du cou et du corps d’un brun obscur, rayé transversalement de noir; les couvertures supérieures et les pennes des ailes tra-

* No. 270, Troglodytes gdon.—BaïRn.

Troglodytes ædon.—Aupusox.

+ Wilson,

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versées de gris et de noir sur un fond brun; les penñes de la queue et les plumes qui la recouvrent en dessus, coupées en travers de petites zûnes noires et grises; la gorge et 18 milieu du ventre gris; le dessous du corps de la mème teinte, avec des lignes transversales d’un brun noirâtre; les couvertures inférieures de la queue d’un gris blanc, rayé irrébn de noir; les pieds de couleur de corne,

ngueur totale 44, envergure 5.

La femelle ne diffère du mâle qu'en ce que ses couleurs sont plus ternes et que sa queue est moins longue ; les jeunes leur ressemblent.

LE TROGLODYTE D'HIVER. * ln: (Winter Wren.).

Cet intéressant voyageur séjourne au milieu, de nous en octobre et hiverne mème dans l’ouest de la : province. Il ressemble plus par sa taille, son chant et sa livrée au Troglodyte SE US qu'aucun autre espèce que nous ayons. Il recherche les rives des ruisseaux, les vieilles racines, les broussailles et les joncs, dans les endroits marécageux : il voltigera même autour de la demeure du fermier, s'aventurera dans les crevasses de la pile de fagots ; à ses allures peu s’en faut qu’on ne le prenne pour une souris. La queue presque perpendiculaire, perché sur un point élevé, il chantera avec beaucoup de vivacité. On le voit dans les cours ét les jardins avoisinant les villes, Il faut bien se garder de. le confondre avec le Troglodyte des roseaux, décrit par. Vieilloi, dont les habitudes sont tout-à-fait différentes... Wil-. son parait croire que le Troglodyte d'hiver va couver encore plus au nord que la Baie d'Hudson.

Le mâle a les couvertures supérieures : d’un brur. foncé, croisées de noir à l'exception du haut de la tête

* No. 273. Troglodytes hyemalis.—Baimp:

Troglodytes hyemalis.—-Aunusor,

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et du cou où il n’y a pas de noir ; les taches noires sur le dos se terminent en petits pointsblanc-sale ; le premier rang des couvertures alaires est -anssi marqué dé points blancs à l’extrérhité du noir ; les primaires sont croisées de bandes noires et couleur de crème; l'extrémité des aies brunâtre; la poitrine, une ligne au dessus des yeux, les côtés du cou, les auriçulaires d’un blanc sale avec des petites lignes drab ou couleur de terre; la queue est fort courte et se compose de douze plumes ; la penne extérieure de chaque côté un quart de pouce plus courte, le: reste s’allongeant graduellement jusqu’au milieu de la queue ; les jambes et les pieds robustes et couleur ce terre clair ; le bec droit, menu, long d’un demi pouce, d’un brun foncé en dessus, blanchâtre en dessous ; l’œil couleur de noisette clair: Il se nourrit des insectes et des larves qui fréquentent les localités humides, la racine dés petits arbres et les tas de bois. ‘Il y a encore beaucoup à connaître sur co Troglodyte.

Longueur 8$, envergure 64.

LE TÉOGLODYTE DES MARAIS, * (Marsh Wren.)

Ce Troglodyte fréquente presqu’entièrement les rivés dés ruisseaux: les roseaux qui croissent sur leurs bords, lui fournissent une pâture abondante qui consiste en insectes ailés et en une espèce de sauterelle verte qui y séjourne. Il ne chante pas. Ce Troglodyte se construit un nid, d’une sculpture vraiment merveilleuse. Il se compose de vase et de jonés, bien ehtrelacés ensemble et de Ja forme d’un coco. : Un petit trou vers le milieu sert de vestibule et d'entrée; ce trou est surmonté d’un espèce d'abat-vent contre la pluie ; le deddns est tapissé

* No. 368. Cistothiorus palustris:=Baruo.

Troglodytes palustris.-Avpuson.

de foin et de plumes. Lorsque ce nid a subi l’ac-

M tion du soleil, il est à l'épreuve de toutes les tempé- SR ratures; ce berceau suspendu est solidement lié au rie haut des joncs, au dessus du niveau des plus hautes de eaux. Les œufs sont au nombre de six, d’un jaune ine, foncé, très petits. Au premier abord, on prendrait les ce Troglodyte pour le Troglodyte ædon ou le Trones glodyte d'hiver, mais il ne va jamais avec ces derniers, arte cet oiseau disparait en août et en septembre. jure Ce Troglodyte a toutes les couvertures supérieures le: d’un brun foncé, excepté le haut de la tête, le der- . de | rière du cou et le milieu du dos qui sont noirs avec leur des stries blanches sur le cou et le dos; la queue l'un est courte, arrondie et barrée de noir; les ailes létre gèrement barrées ; une large bande de blanc passe | se | par dessus l’œil jusqu’à la moitié du cou; les côtés tent du cou sont aussi maculés d’un brun clair sur un , et fond blanchätre ; toutes les couvertures inférieures tre d’un blanc argentin, excepté le dessous de la queue

qui. a une teinte brune ; les pieds sont d’un brun clair ; la griffe de derrière, grande, semicirculaire et fort aigue ; le bec crochu ; les narines proéminentes; la langue étroite, se terminant en une pointe cornée ; l'œil couleur de noisette. Longueur totale 5, envergure 64.

Le plumage de la femelle ressemble fort à celui du mâle. On verra par cette deseription qu’il a beaucoup des caractères des Grimpereaux.

L'ALOUETTE PIPI * CAmerican Tit-Lark.] Cette espèce est abondante dans les Etats voisins :

au printemps, elle se rend en Canada et même jusque dans les pays du Nord où la ponte à lieu.

L'alouette Pipi a un vol onduleux et aisé : ses

* No. 165. Anthus Ludovicianus.—BaAiRp.

Anthus Ludovicianus, —Aupuson.

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évolutions dans la plaine liquide sont fort gracieuses. Après avoir bien inspecté les localités elle se posera à terre et courra sûr le sol, comme en autres espèces d’Alouettes ; mais elle prend en

“mangeant l'attitudes des Grives ; elle se perchera

aussi sut les clotures et courra le long : en ce, elle diffèré des habitudes des Alouettes. Dans les champs laboutés, cet oiseau se nourrit d'insectes et ke vermisseaux ; il a aussi pour habitude de cotoyer les rivières, et de ramasser sur les bords les insectes et les mollusques qui s’y cachent ; pendant tout ce temps, sa queue se remuo taès vite. Si le chasseur tire dans la bande, pour peu qu'il se cache, ces Alouettes, après s’êtres élevées bien haut dans les airs reviennent au même endroit. L’Alouette Pipiattrape les mouches avec beaucoup de prestesse. Elle âime le aoisinage des animaux de fermes : Audubon dit qu’elle couve au Labrador et dans les pays du Nord.

Chez cette espèce, le bec est d’un brun noir : les per et les griffes d’un brun foncé, nuancé de vert : ris’ brune : les parties supérieures, brun olives nuancé de gris ; la gorge et une ligne au-dessus de Pœil, brün-blanc : les remiges d’un noir brun frangées à l’éxtérieur de blanchâtre : la queue de même : la ‘penne extérieure, à demi blanche: la seconde, blanche à l’extrémité : les parties inférieures d’un roux blanc : les côtés du cou: et de la poitrine tachetés longitudinalement d’un brun foncé. ‘ La femelle est moindre de taille que le mâle : son costume est plus pâle et le brun prédomine davantage sur son manteau.

Longueur totale 64 ; Envergure 104. FRE Cet oïseau a été vu aux environs de Québec:

FAUVETTES, :[Warblers.]

“ Taille élégante, mouvements | vifs et légers, joli ramage, naturel gai, telles sont les qualités aimables que la nature a prodiguées à presque, tous les. oiseaux de cette nombreuse famille. Si les Fauvettes de l'Amérique n’ont, pas un chant aussi flatteur, des accents aussi variés, que celles d'Europe, elles en sont dédommagéés par des couleurs plus vives, plus brillantes. Le vert, le jaune, le noir et le bleu, agréablement fendus ou opposés avec une belle entente, servent de parure au plus grand nombre.

Les unes vivent solitaires dans les bois; d’autres ne se plaisent que dans les bosquets ;, plusieurs. préfèrent les vergers et les. jardins : quelques unes fixent leur résidence habituelle dans. les buissons arrosés par un petit courant d’eau vive; d’autres, enfin, se cachent dans les roseaux qui croissent dans les marais. Elles animent leur domicile .par :leur pétulance, leurs jeux, leurs petits combats et la variété de leurs chansons amoureuses. Elles nichent sur des arbrisseaux ou dans les brouissailles. . Deux, couvées de quatre ou cinq œufs chacune sont ordi-. naïrement le fruit de leur, fécondité annuelle. Le. mâle et la femelle travaillent à la construction du, nid ; le premier partage les soins de lincubation, depuis midi, environ, jusqu'à trois ou quatre heures du soir, etsa compagne, . le reste du jour et pendaut la nuit. Tous les deux s’empressent de fournir une abondante nourriture à leurs petits, qui, dans. le plus grand nombre des espèces, naissent privés de ce léger duvet, premier vêtement de la plupart des autres oiseaux. ,, Le père et la mère portent toujours au bout du bec la nourrituré destinée à leur jeune famille ; maïs si on leur donne de l'inquiétude, ils la font descendre à l'entrée de l’œsophage, afin qu’elle n’indique pas la proximité du nid, et ils la ramènent plus tard à l’éxtrémité des mandibules pour la distribuer à leurs petits, Toutes les Fau-

vettes de l'Amérique Septentrionale sont entomophages. Elles vivent de chenilles, surtout de celles

ui ne sont pas velues, de nymphes et de mouches : elles les cherchent sur des arbres, sur les herbes, sur les légumes, dans les buissons et quelquefois à terre. Quelques-unes joignent à ces aliments, les baies molles et la pulpe dés fruits tendrés. Lorsqu’elles ont saisi un insecte quelconque, elles pressent sa tête avec leur bec, le secouent vivement ou le frappént avec violence contre un corps dur, afin dé le tüor ; car elles ne le mangent jamais sil n’est blessé à mort : cette manière de se nourrir les distingue des Moucherolles qui avälent leur proie telle qu’ils la prennent. Ces différentes pâtures, les seules qui soient propres à ces oiseaux, ne se trouvant E en hiver dans les contrées que la plupart

abitent pendant l'été, ils quittent ce domicile à l’automre, pour se rendre sous les tropiques, où elles sont alors en abondante. Les Fauvettes ne font pas toutés leurs courses périodiques de la même manière; les unes se tiennent en troupes nombreuses, d’autres par famille, .et quelques-unes s6-

arément, Elles reviennent avec les beaux jours

ans leufs pays natal et s’apparient dès Jeur arrivée. Chaque couple se rend alors le maître d'un petit canton, où il ne souffre aucun oiseau de sa race. Est-ce la jalousie, ou le besoin de trouver près du nid la quantité d'aliments nécessaires à ses petits, qui les porte à s’isoler de cette sorte ? Peutêtre est-ce l’un ou l’autre ! mais il est certain que de besoin y contribue pour beaucoup ; car dans les lieux cultivés, où les insectes sont toujours plus nombreux qu'ailleurs, les couples sont plus rapprochées et c’est le contraire dans les endroits où cétte päture est rare. Cependant ce eanton, qui est exclusif pour les individus de la même éspèce, ne l'est pas pour les autres, quoiqu'entomophages comme eux.”

LA FAUVETTE RAYÉE. * (Black Poll Warbler.)

Cette Fauvette arrive en mai. Espèce peu nombreuse, elle se tient au haut des plus grands arbres, attrapant au vol les insectes, sa nourriture : son chant est bien faible : elle couve et repart en août,

“ Trois couleurs règnent sur le plumage du mâle, le noir, le blanc et le gris ; la première couvre la tête et est indiquée par des raies longitudinales sur le cou, le manteau et sur les côtés du corps ; elle domine aussi sur une partie des couvertures alaires et tend au brun sur l’autre, sur les pennes et sur celles de la queue : la deuxième occupe les joues, le dessus du cou, le milieu de la gorge, de la poitrine et du ventre ; elle termine les petites et les moyennes couvertures alaires, les pennes secondaires, de même que plusieurs pennes caudales, mais seulement en dedans ; la troisième entoure les plumes açapulaires, celles du haut del’aile; elle est aussi répandue sur le manteau et le croupion ; le bec est noir en dessus et jaunâtre en dessous : les pieds sont d’un brun clair.”

Longueur totale 54 pouces ; Envergure 8ä.

La femelle est fort ressemblante au mâle.

La Fauvette Rayée se rencontre surtout sur les confins Est de la Province.

LA FAUVEITE MITRÉE. { (Hvoded Warbler.)

Cette espèce se rencontre de temps à autre en Canada ; sa véritable patrie parait être les Carolines et la Louisiane. ne - he

“ Elle adore les terrains bas, couverts d’impéné-

* No. 202. Dendroica striata.—BairD.

Sylvicola striata.—AuDuBon.

t No.211. Myiodioctes mitratüs.—Ba)rp.

Myiodioctes mitratus.—AUDUBon.

trables buissons où pour elle, la vie s'écoule en voltigeant à la recherche d'insectes et en faisant entendre trois notes fort gaies, fwce, fwee, twit-chee. Elle se construit dans la fourche d’an buisson un fort joli nid, de mousse, de filasse, de crins et de plumes ; puis elle pond cinq œufs d'un blanc gris, tachetés de roux au gros bout.

La couleur noire, qui couvre l’occiput et Ia nuque du mâle, remonte en devant jusque sous le bec, descend en plastron arrondi sur le haut de la poitrine, et sert de bordure au jaune brillant qui paro le sinsiput et les côtés de la tête. Cette dernière teinto domine aussi sur la poitrine, le ventre et les parties postérieures, à l'exception des flancs qui sont d’un vert-olive foncé, ainsi que tout le dessus du corps ; ce même vert, mais plus clair, borde en dehors les couvertures supérieures des ailes, leurs pennes et celles de la queue ; le bee et les pieds sont noirs.” F

Longueur totale 54 pouces ; Envergure 8 pouces.

La femelle a le dos et les épaules olivâtres ; les

ennes des äiles frangées de cendré ; la gorge et

es parties inférieures, d’un jaune pâle : du reste elle ressemble entièrement au mâle. k Elle est plus commune dans l’ouest de la Province,

LA FAUVETTE COURONNÉE. * (Yellow Rurmped Warbter.)

“ L'âge et le sexe introduisent d'importantes différences dans le plumage des oiseaux de cette espèce. Les femelles ont des couleurs moins vives que les mâles, et les jeunes les ont ternes et rembrunies.

L’adulte diffère du vieux par un vêtement moins

brillant. Les couleurs des mâles deviennent au printemps plus belles et plus pures et perdent à

* No. 194. Dendroïca coronata.—Batrp.

Sylvicola coronata.—Aupuson,

l'automne une grande partie de leur éclat : ceux-ci,

. vieux ou adultes ne diffèrent guère alors de leurs de. compagnes. Ils passent l'hiver sous la zone torride in et se répandent en Canada le printemps et l’aude tomne ; ils couventdans les environs d'Hamilton et (À 8, de Toronto. ‘1 c “ Le mâle a le front gris et marqué de noir; ces 11 que | deux couleurs servent de bordures à l’espèce de ec couronne jaune. qui est sur le sommet de sa tête: vru les sourcils sont blancs, ainsi qu’un petit trait situé ato au dessous de l'œil ; la bande noire qui couvre les ère oreilles, s'étend sur les joues et se prolonge laps les bec ; le croupion est jaune, de même que deux taont ches placées sur chaque côté de la poitrine; le gris du qui règne sur le dessus du cou, est varié de noir ) en sur le dos et sur la partie antérieure de l’aile; les eurs couvertures supérieures sont noires, bordées et tereds minées en blanc; la couleur noire domire encore sur le devant du cou et sur les pennes alaires et Joe. caudales dont les barbes extérieures sont grises; * les quelques pennes secondaires sont en dehors d’un ve et ris blanc ; les trois premières pennes latérales de este a queue ont une grande tache blanche à l’intérieur et en dessous vers leur extrémité ; l’origine de la iuice. gorge et le dessous du corps sont d’un blanc pur,

arsemés de grandes taches noires sur la poitrine et les flancs ; on voit encore ces mêmes taches sur le fond gris des couvertures supérieures de la queue ; le bec et lespieds sont noirs. Dimensions 54 x 84. La femelle a une bande noire étroite sur les côtés de la tête ; du gris brun varié de noirâtre sur les parties supérieures; les taches des flancs moins graudes et moins prononcées que celles du mâle; enfin, un jaune moins étendu et moins brillant sur la tète, les côtés de la poitrine et le croupion. L'oiseau dans son premier âge est d’un gris brun sur toutes les parties supérieures ; d’un blanc: sale varié de brun sombre sur les inférieures, st il n’a pas de taches jaunes sur les côtés de la poitrine et sur la tête.” Cet oiseau se rencontre autour de Québec.

. LA FAUVETTE BLEUÂTRE, * (Caerulean Warbler )

Cétte jolie peu” Fauvette se plait au bord des ruisseaux où dans les endroits marécageux. Pendat certaines saisons, dit M. McElraith, elle est assez nombreuse autour de Hamilton ; elle est encore à s6 faire connaître dans le Canada Est,

“ Elle a le tour du bec et des yeux, les joies, la gorge et les côtés de la er beau noir; le dessus de la tête et du cou, le dos, le croupion, le bord des couvertures alaires d’un gris bleu un peu mélangé de brun ; la queue du même gris en dessus, noirâtre en dessous, blanche à la base et à l’extrémité inté. rieure de ses six premières pennes latérales. ‘Le reste du dessous du corps est de cette dernière coun- ‘ leur, ainsi qu’une partie des pennes primaires qui sont bordées de vert en dehors et noirâtres en dedans ; le bec est noir ; les pieds sont brunâtres.”

Longueur totale 44, envergure 8.

Le vêtement qu’elles portent à l’arrière-saison dif: fère en ce que les couleurs ont moins d’éclat et sont moins pures. Cette Fauvette ne chante pas.

LA FAUVETTE DES PINS. + (Piue Creeping Warbler.)

Cet oiseau, assez cofnmun en Canada pendant l'été, se suspend à l'extrémité des branches’ et se cramponne sur le tronc des arbres pour donner la chasse aux petits insectes : en hiver il se retire dans Ja Caroline où les bois de cèdres et de pins continuent d’avoir une grande attraction pour lui.

‘ Le mâle a la tête, la gorge et tout le dessous du

* 901. Dendroica caerulea.—BAIRD Sylvicola coerulea.—AupuBon.

+ No. 198. Dendroica Pinus.—Batrp.

Sylvicola Pinus.—AuDunonx.

des

ore

corps d'un jaune éclatant, et très foncé sur la remière partie ; un trait uoir sur chaque côté de fa tôte ; le dessus du cou et du corps d’un jaune tirant sur l’olive ; les ailes et la queue d'un gris bleuâtre ; l'extrémité des couvertures alaires blanches, ce qui donne lieu à deux bandes transversales sur chaque aile : cette couleur domine aussi sur les barbes internes des huit pennes les lus extérieures de la queue et sur les couvertures inférieures ; le bec est noir, et les pieds sont bruns.” Ils se nourrissent des bourgeons de pin et d'insectes. Ils lient leur nid à une branche horizontale ; ce nid est construit d'écorce, de bois carié, de ceps de vigue : l’intérieur est quelquefois doublé avec la dépouille d’un nid de guèêpes et de feuilles de pin. Les œufs sont au nombre de quatre, blancs, tachetés de brun vers le gros bout. Ces oiseaux voyagent ar bandes de vingt à trente : on les reconnait facilement à leur manière de s'élever de terre et de se poser sur la cime des arbres.” ngueur totale 5 pouces ; Envergure 8 pouces.

LA FAUVETTE TRICHAS, * (Maryland Yellow Throat.)

‘ De toutes les Fauvettes, celle-ci est la plus commune et la plus répandue dans l'Amérique Septentrionale ; onla trouve à la Louisiane, au Canada et à la Nouvelle-Ecosse. Au mois de mai, elle fréquente les jardins et les vergers ; mais elle

reste peu de jours : elle se hâte de se rendre dans es taillis arrosés par des ruisseaux, sa demeure favorite pendant l'été. Cet oiseau, aussi vif, aussi gai que la Fauvette Grise, a la voix plus agréable et ses accents sont plus variés. Comme celle-ci, elle s'élève droit en chantant au-dessus d’un buis-

* No. 170. Geothlypis trichas.—Bairo.

Trichas Marilandica.--Aunupon.

sûn, pirouette en l'air et descendant la tète en bas, elle términe sa chansonnette sous la feuillée. C'est la plus volage, la plus pétulante des Fauvettes de l'Amérique : toujours en mouvement, elle parvourt sans cesse son petit canton, fuerète dans tous les halliers, en sort, y rentre à chaque instant, et sem: bis: ne! pas connaître de repos. ei .Cette:espèce construit son nid dans les-broussailles ou sur. un petit arbrisseau, l’arrondit-avec des herbes fines: et un peu de mousse. Elle y dépose quatre à cinq œùfs blancs, pointillés et tachetés de noir. Deux couvées par an sont le résultat de ses amours : lé première a lieu peu de temps après son arrivée et la seconüe en juillet. Dès que les petits sont en état dé suffire à leurs besoins, tous; vieux et jeunes s’acheminent:vers le sud, où ils passent l'hiver,

Le bandeau noir que le mâle porte sur le front enveloppe Pœil, :couvte les joués et descend sur les ebtés de la gorge:; ee bändeauest bordé en: dessus d’un gris bleuâtre qui s'étend: sur le sommet de: 1x têtoe:et les côtés du. cou, (des: individus ont cette bordure de couleur blanche ou d’un gris blanc) l’occiput et le manteau sent-d’un vert-olive, plus foncé sur les pennes des ailes et de la queue, et plus clair sur leurs barbes extérieurés ; le dessous des pennes caudales est. gris-jaunatre ; le beau jaune qui couvre la gorge et la poitrine, se dégrade sur le ventre, et reparait, maïs plus elair, sur les couvertures inférieures de la queue et vers le pli de l’aile ; le bec est noir, et la queue arrondie à son extrémité ; les pieds sont jaunâtres. |

\Tel est le mâle sous son plumage parfait ; mais à l'automne il est priyé de son: demi-masque et-du liseré-gris, ou plutôt ce masque et sés bords ‘sont cachés sous la teinte verdàtre qui est à l'extrémité des plumes ; en outré, 84 gorge et sa poitrine sont d’un jaune moins éclatant. Ce vêtement est aussi celui des jeunes mâles après leur première mue. Avant cette époque, leur robe a de l’analogie avec celle de leur mère ; ils en diffèrent seulement en ce qu'ils ont le bas de la poitrine et les parties

postérieures jusqu'aux couvertures du dessous de Ja queue rouscâtres, et les pennes primaires bordées de gris clair. Dimensions du mâle 4% x 64.

La femelle à la tête et le dessus du corps d’un brun-verdâtre, foncé sur les inciput, les couvertures des ailes, les pennes et celles de la queue, et clair à l'extérieur de ces dernières ; la gorge, le haut de la poitrine et les couvertures inférieures de la queue d’un jaune pâle ; le ventre et le bas ventré d’un blanc-jaunâtre ; le bec brun, un peu plus sombre en dessus qu’en dessous ; les pieds d’un brunjaunâtre, et la taille du mâle.” |

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