LE BEC CROISÉ D'AMÉRIQUE
(Americean Cross Bill.)
: Au premier coup d’œil, on serait tenté de s’écrier en voyant le singulier instrument que la nature a donné à cet oiseau, en guise de bec, ‘Quelle monstruosité ! ”; néanmoins ce n’est qu’un exemple de plus, pour démontrer que la providence sait adapter les moyens à la fin qu’elle se propose. Au Bec Croisé, destiné à se nourrir de bourgeons de
pins et de graines fort dures, il fallait un moyen
tout particulier d'effectuer cet objet ; des mandibules d’une force peu communes.
Le Bec Croisé voyage en bande dans toute l'étendue du Canada dans la migration d'automne ’il entreprend, quand il quitte les latitudes de la ie d'Hudson, pour hiverner dans les régions tempêrés des Etats Unis. Ils font entendre un chant, distinct, sonore et assez agréable lorsqu'ils se
posent sur les pins et autres arbres : ce ramagé se
change en un gazouillement rapide quand ils prennént leur vol. A l’état domestique, ils ont plusieurs des’allures des perroquets ; grimpent le long du bar reaux de la cage, et saisissant Les bourgeons avec leurs pieds, pour en extraire les graines. Il ne faut pas les confondre avec les Gros becs des pins, avec esquels, malgré ce que certains auteurs ont écrit, ils ont peu d’analogie. Les Bec Croisés sont sujets a plusieurs variations dans leur plumage ; les jeunes mâles, la première année sont d’un jaune olive, melangé de cendré, auquel succède un vert vif jaunätre, mêlé de teintes d'olive foncé : tout ce plumage, la seconde année fait place a un rouge clair ;
les franges de leur quene tirent sur le jâune. En
captivité, à l’instar de l'Oiseau Rouge et du Gros bec des pins, ils échangent leur belle livrée rouge
pour un manteau d’un brun jaune clair : on a vu le.
* No. 318. Curvirostra Americana.—Bainn.
Loxia Curvirostra.—AuDuBon.
Bec croisé dans les plantations, jus mites des ville. , , Le mâle a le bec d’une couleur d corne brune, aigu et terminé en angle à son extremité, où les maudibules se croisent ; la couleur générale du plumage, est rouge couleur de plomb, - plus éelatant.sur le croupion et melangé de.teintes olivatres sur les autres parties du corps : les aïles brunes pi noires ; la queue de mème, saupoudrée :et fene nu gée de jaune; les pieds et les jambes jaunes : les fi griffes, fortes, très.recourbées et très aigues ; le dessus du.croupion blanc strié de cendré; la base du bee recouvert d’un duvet lissé d'une eouleur brune pâle ; l’œil couleur de noisette, - ' 8 Pc que 7. Envorgure 10, | La femelle est moindre que le mâle en volume ; : le bec d'une couleur de corne plus pâle; le eroupion, | 4 les.couvertures çaudales et les côtés de la queue, | M d’un jaune d’or; les ‘ailes et la queue d’un brun: Mi noir sale; le resto, du plumage, d'un jaune, olive mélangé de.cendré ; les pieds.et les jambes.comme celles du mâle. , Las jeunes la première.été, comme . dans la plupart des espèces, rassemblent à la femelles les mâles qui myent éohangent le roux pour. du, brun, jauuâtre. : OR | ay
que sur les li-
: i ñ E* ; 1 | pe LE BEC CROISÉ AUX AILES BLANCHES.
je 91 : (White winged Gross:bitt,) as 15 “Esvèce bien plus rare : que le Bec croisé d’Armé-: rique, que l'on rencontre dâns.les mêmes lieuxietanx : mêmes, saisons ;. son.costuhie on diffère esséntiel- : ! lement: par ses-ailes et sa queue:noire, la bande: blanche. sur,ses. ailes,:le rouge foncé de son pluma etpar.se taillé qui.est plus petite.‘ Ellaia de. plus le : front; d'up., brun pâle; le bec. couleur :de <omme : brune, les mandibules se croisent comme dans l’es- . pèce précédente ; la mandibule inférieure s'inclinant des fois à droite d'autres fois à gauche, ordinaire-
À Re ARR Em no L rein |
ment à gauche chez le mâle, et à droite chez la femelle dont le plumage entière est olivâtre foncé. Longueur totale 5—Envergure 64.
On a constaté la présence de cet oiseau dans les environs de Québec.
L'ALOUETTE DES PRÉS OU FARLOUSE, * (Meañow Lark).
Cette alouette, de la grosseur d’un merle, se rencontre dans la plupait des Etats de la République voisine : elle est commune dans l’ouest de la Province, depuis le printemps à la fin de l’automne, et frequente les prairies et les paturages humides, où elle se procure graines et insectes, coleoptères et chenilles, sa nourriture ordinaire. Cet oiseau, sans prétendre à la mélodie qui distingue l’alouette d'Europe (Sky lark), Ja surpasse par la richesse de sa parure et par la douceur des accents peu nombreux qu’il fait entendre. Vers l'automne, les bandes d’alouettes de prés s’assemblent et volent à la manière des perdrix. Quand elles se posent sur les arbres, c’est sures plus hautes branches, d’où elles font entendre, une note longue, sonore et plaintive, dont la tendre mélancolie n’est excellé par aucun de nos chantres ailés ; à ce chant succède de la part des femeiles un gazouillement bas et rapide ; puis le clairon du mâle retentit de nouveau. La chasse de cette alouette a ses attraits ; car c’est au vol que la Farlouse est tuée et non lorsqu'elle est posée a terre ct abritée par les herbes. Une motte de terre ombrage ct protège le berceau de ses petits ; c’est une sphère composée d'herbes sèches ; un passage arché conduit à l'in- | tériour où l’on découvre quatre ou cinq œufs blanc tachetés de points ct de taches roussâtres principalement au gros bont,
0 , * No. 496. Sturnella Magna.—DBarrn.
Sturnolla Lndosicinnn.—Arvnrmnx.
Le mäle à la poitrine, le cou, le ventre et une ligne de l'œil à la farine, d’un beau jaune ; l'intérieur de l’aile de même; un croissant d’un noir lustré vers le bas de la gorge; les ailes marquées de noir, de cendré et de brun ; une ligne de blanc jaunâtre divise le sommet de la tète et est bornée de chaque côté par une ligne noire mêlée de bai et une autre ligne de jaune blanchâtre passe au-dessus des yeux en arrière. Les joues sont bleu-blanc: le dos est élégamment varié de noir, de bai et d’ochre pâle : la queue est cunéiforme ; les plumes se terminent avec grâce, et les quatre plumes extérieures de chaque côté presqu’entièrement blanches, les côtes, les cuisses, lé ventre d’un jaune pâle, striées de noir; la mandibule supérieure brune ; l’inférieure bleu blanc; les sourcils fournis de poils noirs très forts ; les pieds et les jambes très forts et couleur de chair pâle.
Longueur totale 11.212 ; Envergure 164.
La femelle ressemble au mâle, à l’exception du croissant noir qui orne son chef, qui est moins foncé ét est entouré de plus de: gris,
LA
LA MÉSANGE A TÊTE NOIRE. * (Chicadee— Black Cap Titmouse.)
“ Je suis le compagnon.
Du pauvre bûcheron.
Je le suis en automns
Au vent des premiers froids ;
Et c'est moi qui lu: donne
Le dernier-chant des bois. ” (L'OisEau.)
Voilà un oiseau bien connu de tous.
# Qu’es-tu ? repète l'enfant, après son amie la Mésange à tête noire, dont le eri ressemble à ses mots. Active, alègre, querelleuse, presque à l'épreuve du froid, la Mésange n’est jamais plus gaie que lorsque la température est si froide que l’homme regagne à la hâte sen toit hospitalier, Son par- «ours s’étend jusqu’à la Baie d'Hudson. Sa chansonnette est plutôt un doux gazouillement, qu’un chant proprement dit. Elle fréquente le voisiaage des habitations l'automne et l'hiver, temps où elle quitte les bois francs, pour se neurrir de la
graine des pins. Les Pics minulles, les Grimpe-
reaux, les Wuthachts, tels sont ses compagnons de woyage : l’analogie des habitudes, établit des apports d'amitié et crée une véritable ertente cor- ‘idle entre ces oiseaux. En mai { elle s’approprie le trou creusé dans uu arbre parun Pic, ou un par écureuil: quelque fois mème avee une rare assiduité,
* No. 280 l’arus atricapillus.—BarrD.
Parus atricapillus. —AvnuBox.
+ M. Nairne, seigneur de la Malbaïie, signale un fait si extraordinaire sûr le compte de ces ciseanx, que nous lui en laisserons la responsabilité. C'est la découverte, à la Malbaie, le premier février 1856, d’un nid de Mésange élans un arbre que ses employés abattirewt dans la forêt: trois jeuncs oiseaux tombèrent sur la neige où le froid les fitbientôt mourir. Les bûcherons les emportèrent à M. Nairné, quicertifiele fait dela manière la plus positive : ceci nous parait sans précédent en Canada.—(Note del’auteur).
elle se preparera elle mème un receptacle pour ses œufs, qui sont aux nombre de six, marqués de petits points roux. Jeunes et vieux se tiennent ensemble en hiver et scrutent en corps les trous des arbres, commençant à la racine pour s’y procurer les larves et Les insectes qui cherchent un abri sous l’écorse. Amie sincère du cultivateur, la Mésange à tête noire n'oublie pas les vergers, dont les arbres reçoivent périodiquement sa visite épuratrice.
La Mésange à tête noire est un des derniers amis que le bûcheron du Canada rencontre dans Ja forêt. La peinture du Rouge Gorge de France lui convient à bien des rapports. “ Quand, par les premières brames d’octobre, un peu avant l’hiver, - Je pauvre prolétaire vient chercher dans la forêt sa chétive provision de bois mort, un petit oiseau s’approche de lui, attiré par le bruit de la cognée ; àl circule à ses côtés et s’ingenue à lui faire fète, en lui chantant tout bas ses plus douces chansonnettes. C'est le Rouge gorge qu’une fée charitable a député vers le travailleur solitaire pour lui dire qu'il y a une quelqu’un dans la nature qui s'intéresse à
ui.
“# Quand le bûcheron a rapproché l’un de l’autre les tisons dela veille engourdis dansla cendre; quand le copeau et la branche sèche petillent dansla flamme, le rouge gorge accourt en chantant, pour prendre sa part du feu et des joies da bâcheron.
# Quand la nature s'endort et s’enveloppe de son manteau de neige ; quand on n'entend plus d’autres voix que celles des oiseaux du Nord, qui dessinent dans l’air leurs triangles rapides, ou celle de la bise qui mugit et s’engouffre au chaume des cabanes, un petit chant fluté, modulé à voix basse, vient protester encore au nom du travail créateur contre l’atonie universelle, le deuil et le chomage. ”
Voilà bien les traits, croyons-nous, maïs sous un autre nom, de l’amie du bûcheron canadien.
Le mâle a le cou, le sommet de la tête noirs, entrecoupé d’un espace triangulaire de blanc, quise , termine à la narine: le bec est noir et qourt: le
reste des parties supérieurés, coulear de plomb et cendrées, tachetées d’un peu de brun ; les ailes sont frangées de blanc ; la poitrine, le ventre blanc jeunâtre ; les pied d’un bleu clair ; les yeux, couleur de noisette foncé. La femellé ressemble fort au mâle. Les anglais l’appellent Chicadee a cause de la ressemblance de son cri Chicadec-dee-dee à ses mots.
Longueur totale 54 ! Envergure 81.
LA MÉSANGE DE LA BAIE D'HUDSON. * (Hudson Bay Titmouse).
Fort ressemblante à la précédente : le noir est plus marqué et la queue beaucoup plus longue que dans l’espèce précédente—-plus rare en Canada,
Dimensions 5 x 7.
LE LORIOT DES VERGERS. * (Orchard Oriole.)
Il s'opère aux différentes saisons, parmi nombre de nos oiseaux, de singulières transformations dans le plumage : le Chardonneret, le Goglu, lOiseau Rouge, le Baltimore nous en fournissent des exemples frappañhts. (C’est sans doute à ses étonnantes variations dans la Hivrée, qu'il faut attribuer les erreurs commises par les naturalistes, en confondant ce Loriot avec le Baltimore. Buffon, Latham, Pennant et Catesby ont pris le mâle du Loriot des Vergers pour la femelle du Baltimore.
Cette espèce diffère entièrement dans ses habitu-
des du Baltimore, oiseau farouche qui ne peut souf-
frir de voisin pas même ceux de son espèce, dans
e— met ne dm te no ee ee en
* No. 296. Parus hudsonicus.—BatRp.
Parus hudsonicus.—AuDpuson.
+ No. 414. Icterus spurius.—Baïrp.
Icterus spurus.—AUDUBON.
l'endroit ou est placé son nid, tandis que le Loriot de Vergers aime la société de ses semblables. Audubon a compté jusqu’à neuf nids de ces derniers dans le même enclos : une harmonie parfaite régnait dans la petite république.
Les mâles précèdent les femelles, de huit à dix jours au printemps. Dès qu’ils ont fixé la localité qui doit contenir le berceau de leurs amours, leurs mouvements deviennent d’une alégresse, d’une prestesse extrème: le mâle s’élance par bonds dans les airs a une centaine depieds, agitant son corps et sa queue et chantant avec énergie pendant tout ce temps, comme si quelque chose le pressait de revenir à l'arbre qu'il vient de quitter. Il passe la journée à faire ses évolutions et à attraper les insectes qui se cachent sous la verdure des arbres : ou bien il s’élancera à terre sur un vermisseau qui cherche en vain à fuir: puis, il retournera inspecter avec soin chaque bouton, chaque fleur du pommier voisin. Leur chant redouble lorsqu'il s’agit de se procurer une compagne. Ils amassent des brins de foin qu’ils lient ensemble avec une rare industrie et en composent un nid d’une grande solidité, qui a la forme d’une hemisphère ; les œufs sont au nombre de six, d’un bleu-blanchâtre tachetés de brun foncé; une seule couvée est le fruit de leur union. Les jeunes suivent les vieux pendant plusieurs semaines, mais bientôt les mâles se séparent des femelles et voyagent par eux mêmes tels qu'ils sont arrivé au printemps.
Cette espèce se nourrit d'insectes, ainsi que de fruits et de baies: elle est friande de fraises. A son arrivée, le Loriot des Vergers fréquente les hauteurs pendant la saison des œufs ; la famille élevée, il descend dans les prairies et les champs de foin où ils se nourrisent, de grillons, d'araignées et de sauterelles. Les Français de la Louisianne, appellent ce Loriot Pape des Prairies, tandis que le Baltimore porte le nom de Pape des Bois, d’après les lieux qu'ils fréquentent. A l’état de domesticité, il chante aveclemèmeentrain,que dans l’état denatureetse con-
rsqu’il assent c uno rande : les hâtre est le vieux mâles nèmes
ue de A son teurs ée, il in où à saltellent more lieux hante econ-
tante de fruits et de riz : lewr chant n'est pas aussi benu que celhi des Bafimore, C’est nm des hôtus les phis communs des vergers du Haut Osrradn : il ne visite pas le district de Québec que nous sachions,
Le müle a les parties supétienres d’un jaune olive nüancé d'une teinte brunftre sur le dos; les aïtés sont d’un brun foncé: les couvertures alaites itérieures terminées d'un blænc jaunâtre ainsi que les couvertures supériaures et lés prhnaires ; la qt'étte atrondie au bout; les deux plumes externes trois quart de pouces plus couttes que celle du miliet ; les parties ‘inférieures, jaunes; le bec ‘et Île jambes bleu-clair ; l'iris, moisette ; le globe de
‘Tœil noir: telle est la livrée du jeune mâle à sa
première année ; à son second printemps, il s6 mottre avec une large plaque noïre sur le fr'onit et Ja poitrine et quelquefois sur les deux plumes mredianes de la queue: de petites tâches roussâtres sc montrent sur les côtés et le ‘ventre. Quand l'oiseau reçoit son plumage -complet, le noïr se répatd sur toute la tête, le dos, les ailes et la queue ; ‘un rouge bai, ‘ou un chæitain clair, est perceptible sur le ventre, 1e croupion et les couverture caudales : le noir de la tête est lustré comme du velours; celui des ailes tire sur lc brun ; et les couvertures supérieures des ailes sotit terminées de blanc.
Dimensions, 64 x 9.
LE MAINATE COULEUR DE ROUILLE. * (Rusty Grakle.)
Ce Mainate fort repandu dans le Maut-Canada lPautomne, se rend dans sa migration printannière jusqu'à la Baie d'Hudson: 1 se rencontre coyséquemment dans le Bas:Canada, Des bandes
*No. 417, Scolecophagus ferrugineus.—BairD.
Quiscalus ferrugineus.—AuDuBon.
de ces Oiseaux s’abattent en septembre dans les champs au tour de Hamilton et de Toronto; ils font société avec les Etourneaux aux ailes
rouges, et les Etourneaux ordinaires, partout
où les sautere!les sont abondantes; maïs le maïs
est leur nourriture favorite. Cet oiseau à cette sai-
son ne chante pas: il a un seul cri ckuck. En no- f vembre ils gagnent le sud, la Virginie, la Caroline
du sud ; en avril ils se dirigent vers le nord, et arri-
vent en Juin à la Baie d'Hudson, pour y couver : aiors
il fait entendre un joli ramage qui cesse dès que le nid estconstruitet recommence, dèsque les jeunes peuvent
voler. Le nid est placé dans des arbres à-huit pieds
de terre. Ils sont propres à la volière et s’appri-
voisent facilement. M. McElraith dit qu’en au-
tomne dans les environs de Hamilton, ils passent
AE le jour dans les champs labourés, à la recherche
| d'insectes et de vermisseaux ; la nuit venue, ils
4 cherchent abri et protection sur les roseaux des ma-
rais où ils s’abattent en grands nombres, et où ils
restent jusqu’au point du Jour.
Le plumage du mâle quand on en est près, semble entiérement noir: mais sur un examin plus soigné, le noir a fait place a un vert foncé et lustré ; l'iris est or clair; le bec est noir; la mandibule inférieure un peu arrondie ; la langue est mince, et | comme lacerée à son extrémité; les pieds et les jambes noires et fortes ; la queue arrondie. Telles sont les couleurs du mâle, lorsque son plumage est parfait ; mais le plus grand nombre de ces oiseaux ont la gorge, la tête, le cou, le dos, impreignés de brun ; chaque plume ayant une frange couleur de rouille : au-dessus de l'œil, est une ligne de brun pâle, audessus de la ligne noire qui traverse l'œil. Cette couleur brune disparaît au printemps.
Longueur totale 94; Envergure 144.
La femelle est moins longue d’un pouce : son plumage est plus terne ; un bandeau roussâtre au-dessus et en dessous de l’œil ; chez les jeunes, le brun ip predomine, mêlé au jaunâtre, et au brun foncé.
TES S HET PEN A Te D ——…— - DEEE : ARR ER Ne EN > En Qu EU en arome Sunph
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LE MAINATE POURPRE. * (Purple Grakle—Crow Blackbird.)
Le Mainate pourpre ne justifie pas en Canada, la mauvaise réputation, qu’il a dans le sud des Etats- Unis. Là on le considère comme un insigne larron, un voleur de jeune maïs et de blé: larcins qu'il expie souvent avec sa vie ; au printemps, il rend un service inestimable à l’agriculture en dévorant les hordes innombrables de parasites destructeurs, de larves, et de chenilles, comme pour compenser les dégats qu'il causera plus tard. C'est: un fort bel oiseau, facile à apprivoiser et doué de chant. Nous les avons remarqués en grands nombre sur l'Ile Sie. Hélène, devant Montréal.
= Un couple de ses oiseaux s'établit il y a quelques années à Montmagny dans une plantation d’érables à l'Est du manior seigneurial : le propriétaire leur ayant assuré protection, la famille devint nombreuse et il en est résulté une colonie.d’environ deux cents, quine manquent jamais chaque printemps de prendre possession du territoire qu’ils ont enséquestre. Leurs évolutions, leurs courses dans le voisinage nous ont souvent fort amusé. Plusieurs nids sont bâtis sur le mème.arbre : et au:train où va l’œuvre de la colonisation, sous peu le bois sera insuffisant pour héberer leur noire légion. Le Maïnate pourpre a des idées larges, des idées féodales au chapitre de la prôpriété; parmi les oiseaux, c’estune espèce de baron du moyen âge:il s'établiten maitre dans l'endroit où sont ses jeunes, sans respect pour les droits acquis des volatiles plus faibles que lui: malheur au Pic ou au Merle qui approche de trop près de sa demeure ; il Pattaquera infailliblementt et sa forte taille lui assure la victoire. Les rayons du soleil ont un superbe effet sur son plumage lustré et noir comme l’ébéne; à certains rayons d'incidence, le bronze cuivré est
* No. 421. Quiscalus versicolor.—BaIRD.
Quiscalus versicolor.—AuDUuBon:
remplacé par un azur brillant, auquel succèdera l'éclat du ns lequel se fondera en vert d'émeraude. Pendant ce temps l'oiseau étendra sa queue, baissera les ailes, enflera sa. gorge et fera sonner son cri ue pour attirer l’attention des oiseaux qui passent au vol dans les environs. Les habitudes du Maïnate pourpre dans les lieux où il hiverne ne sont pas les mêmes qu'en Canada : là ils voyagent en immenses bandes, se repandent sur les titres Ratéhentent labourées, frequentent même les alentours des residences des fermiers à l'approche de l'hiver. La chair de cet oiseau est sèche, coriace et manque de saveur, comme celle de la Corneille. On rencontre ce Maïnate pendant l'été, dans des pi 6e fort septentrionales.
e mâle a un plumage, soyeux, luissant et noir.
Dimensions du mâle 13 x 19. |
LE NIVEROLLE DE WILSON. * C(Wilson’s Snow Bird.)
Nom bien impropre pour un Oiseau que nous ne voyons jamais pendant l'hiver: en attendant mieux, nous l’adopterons, (O’est une des espèces les plus nombreuses que mous ayons en Canada et dont le parcours est le plus étendu. Sa migration s’é-
| tonde du cercle arctic jusqu’au golfe du Mexique.
Ie arrivent dans le Bas-Oanads avant même que la neige a disparu de la terre : t ils hivernent dans les régions Îles ag temperés du Haut-Canada et à mesure que la saison devient plus froide, ils s'approchent de plus en plus des habitations, Au printemps, ils se montrent séparement et fréquentant les jardins, les enclos près des demeures. Ils dispafaissent présque totalement pour une couple de mois: le gros de la bande se rend alors dans
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AG RE va re 2 RARE TR me ap Re Es Tu rs né SEA ad GEL TA LA ASS 2 TE A pr Le : L ” = Spa - == De D OR D RES ep ee BE SL GS EE v -
* No. 354. Junco hyemalis.—Bairr.
Niphaea hyemalis.—AuDpuson.
t Un ami nous envoie en ce moment, deux de ces ’oiseaux, pris le 13 avril, oi
PSE TE En CT pag on Es .
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‘cèdera n vert étendra ge et l’atten- Avirons.
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dent sur t même pproche coriace orneille.
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nous ne t mieux, les plus et dont tion s’élexique.
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réquenos. Ils
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ces ’oi-
environs de la Baie d'Hudson où la ponte a lieu. Plusieurs néanmoins doués d’instincts sociaux plus marqués, élèvent leur famille dans nos campagnes, dans le voisinage des villes. Deux couples ont couvé l’été dernier, près de notre jardin: le nid était caché dans un petit trou à terre, abrité par des herbes St-Jean. L'instinct de la migration est très fort chez cet oïseau : vers le milieu d'août, des bandes de trente à quarante, sillonnent la campagne en tous sens, se posent sur les clôtures, le long des grands chemins, dans les allées des jardins, sur les piles de fagots près des habitations. Il est granivore.
Cet oiseau à la tête, le cou, le haut de la poitrine le corps et les ailes couleur d’ardoise foncé ; le plumage des jeunes, est mélangé de brun; les parties inférieures de la poitrine, le ventre, d’un blanc pur ;
les trois pennes secondaires voisines du corps sont
frangées de brun, les primaire blanches ; la queue est couleur d’ardoise foncée, légèrement fourchue ; les deux plumes externes en sont entièrement blanches et se voient de loin; le bec et les pieds, couleur de chair clair ; l’œil bleu noir, La femelle est beaucoup plus brune que le mâle. A la fin de l’automne, les couleurs du mâle deviennent plus foncées, et le brun disparaît presqu’entièrement.
LE CHARDONNERET. * (Goldfinch.)
Se
* No. 313. Chrysomitris tristis.—BaIRD.
Carduelis tristis.—AUuDUBUN.
N. B. Le Chardonneret de France ressemble à son congenère d'Amérique ; celui de France a une couronne d'écarlate, que le même oiseau en Canada n’a pas.
teau de velouts noir. Les aïles sont noires, franges
de blanc la queue noire et la frange intérieure des
plunes, blanche : ke front est noïr; le bec et ‘es
pieds roussâtres, couldur de cannelle. "Tel Île
mâle se montre en été; en septembre, ses
couleurs deviennent plus pâles et alors le mâle
ct la femelle so ressemblent presque. Ils se cotistruissent un nid, vrai chef d'œuvre d'élégance et de dextérité, au haut d’un pommier, ou au cotons du chanvre, le couvrant à l'extérieur de mousse fée ensemble par leur salive : le duvet le plus moëlleux en tapisse l'intérieur. La ponte est de cinq œufs, blancs, avec des taches pâles, au plus gros bout. Les mâles ne recoivent toutes leurs couleurs qu’à Ja seconder année de leur existence : absenoe alors du noir su leur tête, que le blanc remplace : le blanc des ailes couleur de crème. En avril, ils commencent à muer et en mai ils sont d’un jaune vif: leur plumage entier à sa racine est d’un noir bleuâtre. Le ramage du Chadonneret ressemble au chant du Goldfinch d'Angleterre, maïs il n’a ni son étendue, ni sa mélodie. ts arrivent en Canada au mois de maï; alors il voyagent un à un dans nos campagnes, ÆEn août, ils se montrent en bandes : se perchent sur les arbres, lissent leurs plumes aux rayons du soleil et font entendre un agréable gazouillement. ‘Certains individus hivernent à l’ouest de la province, mais ils émigrent en corps du Bas- Cana, à la fin d’août et en septembre. Il volent en ondulations de haut en bas, faisant entendre un cri à chaque fois qu'ils ouvrent et ferment leurs ailes. Ils s’abattent en grand nombtes dans les jardins et s'accrochent aux grappes de chanvre, de raillet, aux chardons, tantôt suspendus la tête en bas pour prendre leur nourriture. Pourvu qu’on les prennent avant l'accouplement le printemps, ils vivent bien en cage ou dans une volière : ils meurent infailliblement s'ils ont été pris après cette époque. On les trouve sur tout le continent de j'Amérique.
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Ïls vivent en captivité deux ou trois années, si où leur donne une nourriture convenable, tel que le millet ou la graine de canarie.
Longueur 44; Envergure 8.