LAURENCE
Vois dans son nid la muette femelle Du Rossignol, qui couve ses doux œufs, Comme l'amour lui fait enfez son aile
Pour que le froid ne tombe pas sur eux.
Son cou, que dresse un peu l'inquiétude, Surmonte seule la cunquüe où dort son fruit, Et son bel œil éteint de lassitude,
Clos du sommeil, 8e rouvre ou moïndre bruit.
. Pour ses petits, son souci la consume ; Son blond duvet à ma voix a frémi:
On voit son cœur palpiter sous sa plume Et le nid tremble à sou souffle endormi.
A ce doux soin quelle force l’erchuine?
Ah! c'est le chant du mâle dans les Lois, Qui, suspendu sur la cime du chêne, Fait ruisseler les ondes de sa voix !
Oh! l’entends-tu distiller goutte à goutte Ses lents soupirs après ses vifs transports, Puis de son arbre étourdissant la voûte, Faire écumer ses cascades d'accords ?
Un cœur aussi dans ses notes palpite!
L'âme s’y mêle à l’ivresse des sens,
11 lance au ciel l'hymne qui bat si vite, Ou d’une larme il mouilie ses accents !
À ce rameau qui l’attache lui-même ? 1 Et qui le fait s'épuiser de langueur ?
sert ard de rinin- , la