‹ Ornithologie du Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 66 sur 68 · les autres espèces : elle est d’une grande agilité · texte numérisé non relu

les autres espèces : elle est d’une grande agilité

16 et courre avec rapidité le long du rivage, pour

it S se procurer de petits bivalves, de la grosseur

at d’un pepin de pomme, de couleur blanche,

1$ qui gissent en grand nombre sous l’eau, res-

1e source précieuse pour la nombreuse famille des

6- Alouettes de Mer, pendant l’automne, et au moyen } ls ‘i de laquelle, elles deviennent extrèmement grasses,

et C'est fort amusant que de noter l'adresse des

4 Alouettes, qui suivent et évitent la vague dont la

t, crête menace de les engloutir.

b, .. Bec noir, droit et flûté jusqu'à son extrémité, et

8 long d’à peu près un pouce; le plumage, en dessus,

s d’un brun cendré : chaque plume marquée, à l’ex-

trémité, d’un étroit demi-cercle de brun foncé, borné par un autre demi-cercle de blanc; les couvertures caudales, blanches, marbrées d'olive; les | remiges, foncées; la queue, cendré-pâle, frangée | et terminée de blanc; le sommet et le derrière de 1 la tête striés de noir, de cendré et de blanc; il y a qi une ligne blanche au-dessus de lœil, des joues et (ll du menton; la poitrine, blanche, étoilée de noir ; qi | le ventre est blanc; les pieds, d’un jaune sale; les HW] griffes et les yeux, noirs. Môme variété dans les un | costumes que chez l'espèce précédente, mais, chez (ll tous, on remarque les demi-cercles concentriques il sur le dos, les scapulaires et les couvertures alaires. LAN

* No. 524 Microrbampus griseus.—Bairn.

Irfhga Istandica —AUDUBON.

Wilson croit que ces oiseaux se refugient pendant l’hiver,- aux Antilles:

LE LOBYPÈDE HYPERBORÉ. * (Northern Lobefoot.)

Ce petit Echassier se rencontre à l’ouest de la Province, sur le bord des marais: M. McElraith en fait mention comme appartenaus aux espèces qui fréquentent, chaque année les environs de Hamilton: il a pour habitude de se poser sur les eaux comme des Canards ou des Goëlands, et se procure sa nourriture de la même manière: un amas d'algues marines que le courant entraine, a pour ces oiseaux beaucoup d’attrait : ils s'y abattenten bande serrée, et parcourent en tous sens cette Île flottante. Ces oiseaux ont une note aigu, fweet, tweet,

tweet: leur vol est semblable à celui de la Beccassine ; à l'approche du chasseur, ils s’entassent les uns q près des autres, jusqu’à ce qu’ils se touchent pres- q que; l'arme à feu y fait alors de nombreuses le victimes. Audubon en a vus à plus de trente lieues de la terre, posées sur des bancs d’algues À marines, et y recueillant leur nourriture. Ils couvent d au Labrador sur le bord des étangs, dans les her- £ q bages. La ponte est de quatre œufs, d’un jaune d brun, marquées irrégulièrement de petites et de d grandes taches de rouge brun-foncé qui sont plus ÿ P abondantes et plus irrégulières au gros bout, Ces ‘4 d oiseaux n’ont leur plumage complet que six semaines 1 8 dans l’année : ils semblent muer constamment le ? 2 reste du temps. | î EX Bec, noir ; l'iris, brun-foncé ; les pieds, gris bleus ; à ce les griffes, noires. Le plumage en dessus est géné- : # ralement gris-noir ; la tête est plus claire, le gris y à d prédomine d'avantage : les scapulsires et quelques a

* No. 520. Phalaropus hyperboreus.—BaiRD.

* Lobipes hyperboreus, —AupuBon.

unes des plumes du dos, pointillées d’un jaune-rouge; les côtés de la tèt: et du cou sont aussi de cette couleur: la gorge et les côtés du haut du cou sont blancs. Les couvertures des ailes et les remiges, brun-noir, nuancées de gris ; les barbes des pennes, les bords et lesextrémités des secondaires ainsi qu’une large barre sur l’extrémité des couvertures secondaires, blanches. La queue, d’un gris clair, les plumes marquées de blanc Ia deux médiannes, d’un

gris-brun foncé ; les fcouvertures latérales et supérieures de la queue, blanches avec des barres foncées. La poitrine et l’abdomen, blancs.

Dimensions : 6 x 134.

L'ALOUETTE À BRANLE QUEUE. * (Spotted Tattler—Spotted Sandpiper.)

Cette Alouette est fort répandue le long de toutes les rivières et des ruisseaux du Canada : l’habitude qu’elle a de hocher et de remuer constamment la queue, la fait facilement reconnaître parmi toutes les autres espèces.

Nous avons souvent trouvé le nid de cette Alouette dans les guëêrets ou. dans les champs de chaume, construit à terre, sans appret, de quelques brins de paille ou de foin. Il contient d’or inaire quatre œufs, couleur de crème, parsemés de larges taches noires et irrégulières et de taches plus pâles. Ces œufs, fort gros, eu égard à la taille de l'oiseau, mesurent un pouce et quart en longueur ; leur grand axe est considérable et ils se terminent presqu’en pointe à l’autre bout. Les jeunes sont d’une grande agilité, dès qu’ils sont sortis de la coquille : un duvet fauve les recouvre à leur naïsnance : une ligne de noir se fait remarquer sur leur dos ainsi que derrière chaque oreille. Ils ont alors un petit cri plaintif. Mèêmes allures à Pappa-

* No. 643. Tringoides macularius.—AuDuBon.

Totauus macularius —Batrp.

rence du danger, chez les vieux parents que chez les Beccasines, les Perdrix : on les croirait mortellement blessées, tant elles ont l’air abattu, et se culbuttent à terre, se jettant au devant de l’homme ou du chien, qu’elles redoutent. M. Bartram naturaliste d'Amérique, cite un exemple frapant de la dextérité et Gu courage dont font preuve es Alouettes à branle queue pour défendre leurs jeunes : un suisse* voulait s'emparer de deux jeunes Alouettes : la mère de ces dernières, les ailes dressées, presque perpendiculaires, les plumes hérissées, s’élança à la rencontre du ravisseur, lequel étonné de son audace, battit d’abord en retraite : puis enhardie, la bête scélérate revint à la charge ; mais l’héroïque mère, dont le plumage hérissé la faisait paraître de grosseur double, attendait l'ennemi de pied ferme. Pendant tout ce temps, les jeunes à l’abri de leur protectrice, avançaient et recubaient suivant qu’elle avançait ou qu’elle reculait : cette lutte durait déjà depuis dix minutes ; les attaques de l’écureuil devenaient plus fréquentes et plus audacieuses ; il était évident que la victoire lui resterait finalement, lorsque M. Bartram à l’instar de ces divinités céleste£, qu’'Homere fait intervenir au fort de la mêlée, s’élança de sa retraite et assura la palme au dévouement maternel.

Le vol de cet oiseau est peu élevé: ses longues ailes décrivent vers la terre un angle considérable et il fait entendre un cri rapide, weet, weet, weet, en volant, traçant une longue courbe audessus de l’eau vers le large, puis il se repliera vers le rivage. Ces Alouettes vont rarement avec les autres espèces d’Alouettes. Elles sont sédentaires dans le Sud des Etats-Unis : elles nichent, dans tout l'Etat du Maïne, dans tout le Haut et le Bas-Canada, et au Labrador elles sont très communes.

Le mâle a le bec un peu plus long que la tête,

me.

* Petit Ecureuil au dos rayé fort commun en Canada.

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éfilé, flexible, verdätre en dessus, jaune en dessous : les pieds, longs et grèles, couleur de chair pâle ; le menton, olive-verdâtre, luisant à reflets bronzés :

. la tête est barrée longitudinalement et le dos, transversalement ondulé de foncé; le plumage en dessous, blanc, parsemé de nombreuses taches brunàtre-noir, plus petites sur la gorge, plus grandes et plus rondes sur la poitrine et les côtés. Les jeunes ont le plumage en dessus maculé de foncé, les couvertures alaires barrées et le plumage en dessous d’un blanc pure. .

Longueur totale du mâle 8; envergure 184.

LE CHEVALIER AUX PATTES JAUNES. * (Xellow-Shanks Tatler.)

Cet oiseau est beaucoup plus abondant à l’ouest des Monts Alleghanny que sur les côtés de l’Atlantique ou sur les plages du Saint Laurent. En automne, ils voyagent par familles, s’abattent sur les battures de sable et s’aventurent dans l’eau tant loin que leurs longues échasses le permettent, pour recueillir les insectes aquatiques: Audubon, les a rencontrés au Labrador, mais sans découvrir leurs nids, quoique, dit-il, ces oiseaux couvent en grand nombre à Pictou, d’après Thomas McCullock, qui affirme que leurs nids sont construits parmi les herbes sur les bords des rivières et des mara': dans l’intérieur des terres. Ils ont pour habitu:. de courir le long du sol une certaine distance avant de prendre leur vol, puis, ils s’arèteront comme pour vous observer, agiteront leur corps, feront entendre une voix pénétrante comme pour vous avertir que vos intentions hostiles leur sont connues, puis s’envoleront obliquement ; criant plus haut encore et avec des battements d’ailes continus, ils

* No. 540. Gombetta flavipes.—Barrp.

Totanus flavipes. —AUDUuBon.

feront leurs évolutions autour de vous ou bien, ils s'éloigneront : lorsqu'ils volent de la sorte, leurs longues pattes jaunes allongés derrière eux se voient de loin.

Si vous en blessez un de la bande, il s'enfuira à pas mesurés, secoura son corps ot fera entendre des cris plaintifs ; si le blessé tombe dans l’eau, il gagnera à la nage la rive voisine avec précipitation ; si vous en approcher, il enfoncera sa tête au dessous de l'eau, mais il ne plongera pas.

Pendant les sécheresse, ces oiseaux gagnent les hauteurs, à la recherche de sauterelles et autres insectes. On les rencontre quelquefois sur les rivages en compagnie avec d’autres espèces, mais on ne saurait pour cela dire qu’ils font société avec elles. En automne, ils prennent beaucoup d’embonpoint et se nourrissent de mollusques, de petits poisssons et d'insectes aquatiques. On pense qu'ils nichent principalement dans les hautes latitudes dans le nord de l'Amérique.

Bec, noir, un quart plus long que la tête; pieds longs, d’un jaune vif: le sommet de la tête, les lorres, le derrière et les côtés du cou d’un gris-brun foncé, striés de gris blanc : une ligne blanche part du bec et va jusqu’à l’œil : le devant et les côtés du cou sont d’un gris blanc, striés de gris brun ; le plumage en dessous est blanc ; les caudales inférieures, légèrement marquées de gris; le dos et les scapulaires, brun-olivâtre, nuancés de gris : les plumes, pointillées de petites taches foncées et blanches; les couvertures alaires, et les secondaires à l’intérieur, de même couleurs, les mouchetures sur ces dernières formant des bandes ; les primaires, noirâtre-brun ; la tige de la penne extérieure, d’un brunâtre blanc, la tige des autres d’un brun foncé ; les bords des secondaires intétérieureset médiannes, blanches ; le derrière du dos, gris-brunâtre ; le croupion, blanc; les couvertures caudales supérieures et la queue, barrées de gris brun et de blanc. Are Longueur totale du mâle 10; envergure 20.

LE CHEVALIER ABOYEUR. * (Tell tule Tattler }

Cette Alouette de mer est moins répandue que l'espèce précédente. Grand amateur ne terrains bas et marécageux, le Chevalier aboyeur, sert de sentinelle aux Canards et aux autres oiseaux de grève: dès que le chasseur se montre, son sifflet aigu donne l’alarme à toute la gent emplumée du voisinage, qui ne manque pas de s'éloigner en toute hâte du danger que le vigilant oiseau a signalé ; il est vrai qu’en maintes occasions, un trépas prématuré est Ja récompense qu’il en retire, avec les malédictions du Nemrod désappointé. Ce Chevalier arrive ici en avril et en mai, pond dans une touffe d’herbes sur le bord des marais, quatre œufs d’un blanc sale, irrégulièrement marqués de noir.

* Wilson dit que cet oïseau est inconnu en Europe. Ce Chevalier plane quelquefois à une grande hauteur dans les airs, et se fait même entendre lorsque l’œil l’a perdu de vue.

Il a le plumage et les mêmes couleurs que l'espèce précédente ; il n’en diffère que par son

bec qui est plus recourbé et par sa taille.

= Dimensions du mâle 14 x 24%—femelle 183$ x

La plupart couvent du Labrador en gagnant le nord.

LA BARGE MARBRÉE. { (Great marbled Godwit.)

Ce bel oiseau arrive sur nos plages à la fin d’aout, période où il émigre des terres du nord, après la ponte. A la Floride, ces oiseaux se montrent quelque

* No. 539.-Gombetta melanoleuco.—BaAIRD.

: Totanus vociferus. —AUDUBON.

t No. 547. Limosa fedoa.—Batrp.

Limosa fedoa.—AuDuBon.

fois en grands nombres, tandis que nous n’en n’avonsremarqué que de rares individus en Canada. D’un naturel défiant, les Barges marbrées, fort ressemblantes aux Corbigeaux, ne se laissent que rarement approcher par le chasseur: si néanmoins, ce dernier réussit à faire une victime, le reste de la bande tournoie au-dessus de l’endroit où le blessé se débat et le disciple de St. Hubert est souvent assez heureux pour tirer un second coup de fusil dans la bande. Pendant l'hiver, ces oiseaux s’attroupent en bandes à la Floride,

Nous avons souvent nous mêmes tué au fusil des Barges, sur les grèves de l’Ile aux Grues, mais elles y étaient alors isolées et une à une. Quand elles vont au vivres, elles enfoncent leur long bec, tout entier dans la vase, à la manière de la Béccassine et de la Bécasse: elles recherchent avidement certains insectes aquatiques ; quelquefois cet oiseau s’avanturera, ce que son plumage entier touche l'onde etlorsque l’eau devient trop profonde, l'oiseau se dressera sur ses jambes, secou- ‘ ra ses aîles et fora un dernier effort pour obtenir le le met qu’il convoite, puis contraint par le flot de s'envoler, il revient au rivage et recommence le même manège. Versle milieu du jour, en certaines localités, les Barges se réuniront en une grande bande, sur un banc de sable, où elles passent des heures entières à lisser leurs plumes ; cela fait, plusieurs individus restent immobiles, plongés dans la méditation, et setenant sur une patte. Tout à coup, la silencieuse cohorte déploie ses ailes vers le ciel, fait retentir sa voix plaintive, prend son essor, puis se divise en plusieurs groupes, lesquels vont s'établir sur d’autres points en quête de nourriture. Les Barges affectionnent surtout les marécages salés sur la rive de l'océan.

Le mâle a le bec long de six pouces à peu près un peu recourbé en remontant à son extrémité, laquelle est noire, mais à sa base, le bec est noirâtre brun ; l'iris est brune ; les pieds, bleu-gris ; la tête et le cou, jaunâtre gris-clair ; la poitrine n’est pas mouchetée; le haut de la tête est strié de noirâtre brun,

, comme le derrière du cou, maïs plus pâle; le reste du plumage en dessus est tacheté et barré de brun noirâtre et de jaune-gtisâtre. Les primaires sont brune-noirâtre, ainsi que la frange extérieure des trois premières pennes; les franges des autres primaires et celles des secondaires sont jaunâtres, ) toutes plus ou moins mélangées de foncé. La poitrine et l'abdomen sont jaune-roussâtre, Dimensions 164 x 284. ;

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