USE MÉRLE OÙ ROUGE.GORGE DU
CANADA. * ous Laotion enlne) ‘Rebinjiss 2x ai, us qu «Parmi les six.ou sept. espèces: de ,Grives :que:l6
.%1l:fant.bien. se garder de le confondre aves le Rouge
Gorge de Frañce, “et HELN ‘du bon Dieu, ce “consolatent ‘du pauvre, la plus noble et la plus héroïque des créatures -
sitées ‘1s-plus aie de l'hoimmer"” à 100 210 0 D :1&@ . légende septique a: illustré, le Ronge-Garge is les .pobtes l'onf oublié, excepté. George. Sand. Une jen Bretonne rapporte que le Rouge Gorge : agcompagna :'16 ‘Ohrist sur .le Calvaire et détacha une “épine de: lé: couronne ‘du Divin Rédempteur, ‘et ue Dieu en récompense de cette manifestation courageuse l'anima de l'Esprit Saint. A partir de .ce-jour, l’uigeau jeux avait eu mission de conjairér les sortiléges et de déér les entreprises du malin vi a “Et comme dans la contrée naïve où régna le roi Arthus, l& croyance à l'intervention des eñichiantenrs et des fécs; des bons ou des mauvais génies dans les affaires des hommes, se mêla de tout temps à la foi et aux miracles de notre religion, il arriva bientôt que le Rouge-Gorge, qui ge rencontre tuujours dans la voie du travailleur, passa se l'opinion du monde des es Lo pour l’agent mystérieux des puissances surnaturelles et le porteur des messages des génies bienfaisants. (Toussen 1.) :
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- donnèrent le nom de Robin, à cause d’une préten-
. autre famille. Buffon à décrit cette Grive, sous le: Lo |
. septembre, re de ses migrations annuelles, is
printemps invite en nos climats, la plus connue . est sans contredit la Grive erratique (Turdus migras torius), à laquelle les premiers colons anglais
due ressemblance avec le Robin: red breast de la: | Grande-Bretagne, lequel appartisnt à une toute 12 |
nom de Litorne du Canada, et les premiers Français qui se fixèrent en la Nouvelle-France lui oc: troyèrent le nom de Merle (qu’elle porte - encore), ar l’analogie de sou cri bref et entrecoupé avec le’ erle français, quoique sous la plupart des : autrés: rapports elle en diffère‘entièrement, | get :Sonparcours s'étend de la Louisiane à la terre du - Labrador ; elle se montre en bandes en. avril et em: je jusque sur la lisière des villes: Plusieurs couples s’établispent dans nos campagnes: mais le plus grand nome bre gagne le Nord. Ils possèdent à un degré éminent la mémoire et l'affection des lieux ; si on ne les moleste, ils reviennent chaque printemps au nid: qu'ils se-sont une fois construit: Un couple de ces ai nrables oiseaux niche depuis nombre d’années dans, un buisson sous nos fenêtres. ‘Ilest rare de voir), dans nos campagnes, un groupe de sapins, un verger,’ un'vieux manoir dont les grands ormes ‘ou les peu-. pliers de Lombardie ne.contiennent le berceau-et:la: famille d'un couple ou plus de ces oiseaux.
:#.A la Baïe d'Hudson, dit Sir John. Richardson, les bois sont:silencieux pendant la grande clarté du: jour ; mais vers minuit, lorsque le soleil:est près-de: “horizon et que l'ombre des arbres s’allonge, le: concert des Merles commence et ne finit que vers! six ou sept:heures du matin. Ce chant se compose d’une variété de notes fort accentuées et fort mélodieuses.” : | “Le cri d'appel du Merle lorsqu'il cherche sa nourriture à terre ou qu’il se pose en hochant. la: ueue sur mu ne consiste en br 4 sat tions qu’il répèts avec emphase pmee-sht, mece-sht, pemp, pemp; qu'il accompagne d’un claquement de:
bec, d’un mouvement de queue de haut en bas, et d'un léger trémoussement d’ailes.
Le Merle se bâtit un grand nid, dont la coque est composée de boue humide et de racines : l’intérieur . est garni de foin ou d’herbes fines. La fourche d’un pommier, l’angle du réduit champêtre où
impe la vigne ner ou le houblon, la maîtresse shtee A d’un grand chêne, tels sont les lieux où il peser sans défiance son nid où cinq œufs d’un eau vert sont couvés avee une rare assiduité, par la fem-ile et en.son absence, pendant le repas, par le mâle : l'incubation dure quatorze à quinze jours et les petits naissent couverts d’un duvet blanc et roux. “Ilest si attaché à ses petite, qu’il les nourrit en captivité et qu’il vient les soigner jusque dans les appartements. Le mâle a a ge d'affection pour la femelle et la quitte rarement. il se tient, quand elle couve, sur l’arbre le plus voisin et la réjouit par ses chansonnettes. | ‘Le chant du Merle, sans égaler la mélodie deia Grive rousse, n’en est pas moins un agréable pré- Jude au concert général, que les autres chantres des bois nous préparent, à l’approche du printemps. .Perché ‘sur la plus haute branche: de l'arbre qui ambrage la commune, il y fait résonner son bruyant clairon dès l'aurore, soit qu’il désire dissiper les soucis de sa compagne pendant le temps de l’inoubation, soit qu’obsédé du Dieu de l'harmonie, il donne libre cours à ses transports. Loin d’être défiant comme le Merle de France, il recherché le voisinage de l’homme ; les allées du jardin, le sillon fraîchement creusé, le parterre aux fleurs, la rive du limpide ruisseau où il prend son bain matinal, voilà : qù d'ordinaire on le trouve après le lever du soleil, Il y recueille industrieusement en sautillant graines, insectes, vermisseaux. En état de domestieité on le noutrit au pain et au lait : il chante et siffle en cage d’une manière admirable. : L’écolier pervers ne.le déniche qu’en tremblant, comme si malheur lui en adviendrait. Quelques misérables: pourtant, lui tirent des coups de fusils et exposent : ensuite ea:
dépouille sur nos marchés. Enfin c’est un bien grand favori en Canada que le Merle. *
Le mâle a le bec jaune : les côtes etle dessus de la têté noire. Les tectrices d’un gris fonté, aveo une teinte olivâtre; les pennes des ailes noirâtres, frangées d’un gris clair : la queue, noire brun : les deux penues extérieures tachetées de blanc à l’extrémité : trois taches blanches autour de l'œil, le menton blanc, avec des tachés noires, la gorge, le ventre et le dessous des ailes roux orangé, l’abdomer blanc : le dessous de la queue semé de tachés blanches. La femelle a des couleurs moins vives, Chez les jeunes, les taches foncées sur la falle prédominent : le Jos est plus noirâtre que chez-les adultes. Le bec foncé d’abord, devient plus tard d’un jaune pur. . Dimensions du mâle, 10 x 14—de la femelle, 9 x 13.
.: LE MERLE CATBIRD—LE CHAT. + [Gatbird.1 x)
74 La dénomination anglo-américaine, que j'4i consérvré à cét oiseau, dit Vieillot, est tirée de son cri le “plus familier ; en effet, il imite le miaulement d'un Jeune chat avec tant de précision qu’on s’y méprend toutes les fois qu’on l'éntend.” ‘Le Catbird possède
le talent d'imiter les autres oiseaux ; mais à un
degré plus faible que le Moqueur de Virginie: il fait précéder sa chansonnette de trois ou quatte
la fin de l'été, maïs alors leur ramage n’est qu'ün gazouillement. Le printemps est la soule saison où
*'Quelques individus se lnissent attarder et hivernent en Canada. Le 1 Janvier 1858, nous: vimes un Merle pero sur une branche d’£rbre, à Woodfield,, la propriété
e feu Jas. Gibb, près de Québec... M. Nairné, Ie seigneur de la Malbaie, nousécrit que, cet hiver même, deux deces ‘oiseaux ont hiverné dahs sôn jardin en compagnie d'üne petite Doude de: Vorueilles. ::Get endroit est fort. abrité contre le vent. Note DE L'AUREUR. 0: ) + No. 954 Mimus Des.
Orpheus Oarolinensis.—AuDuson.
miauléfhentke Les jeuries mâles se font éntendre à
mer ge >
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ils déploient toute l'étendue de leur voix.,. Ils se
tiennent dans les haïeset les buissons, et ils préfèrent surtout les taillis les plus fourrés. Le Merle Catbird vit de gros insectes, de cerises, de baies, et il saisit les vers de terre de la même manière. Il porte an
‘bout du bec la nourriture qu’il destine à ses petits, ilest solitaire et il chante caché daris l'épaisseur
d'un bosquet, Tlplace son nid dans les mêmes endroits que le Merle, lui donne la même forme’et le compose des mêmes matériaux. Il a le même mouvement de queue et.le même trépignement d'ailes. Il cherche sa nourriture au piéd des haies, dans les pere sous les feuilles tombées ; il vole à raz-de-terre, de buissons ‘en buissons, et ne s'élève au sommet des arbres que lorsqu'il porte les fruits ou les baies dont il nourrit ses petits. |
Le Catbird passe ordinairement une grande partie du jour dans les endroits tellement fourrés et garnis de Lroumsillès qu'on ne l'y soupçonnerait guère, s'il n'y décelait sa présence, au printemps par son chant et en toute autré saison par son cri familier : on l'approche alors de mn parce qu’il s’y croit à l'abri de tout danger. : Îlest fort matinal et com-
.mence à chanter même avant le lever du soleil, Ce
Merle construit son nid dans les haies d'aubépines,
dans. les vignes et dans les branches basses des arbres, pourvu qu'elles soient très feuillées. . Il en
compose l'extérieur d’herbes grossières, de jones, et
le garnit en dedans de mousse et de petites racines
chevelues. . EM
- Il -pond quatre œufs bleus et montre une rare sollicitude et un. courage. extraordinaire ‘dans la protection de ses jeunes. Malgré la douceur de ses
mœurs, malgré son chant agréable et sa sociabilité, : le Catbird est peu aimé de l'habitant des campa- -gnes.… Il est trop friand des plus : belles: fraisés du
nue pour vivre en paix avec le propriétaire, qui ‘lui fait une guerre à mott, pendant la saison des fruits... Ce Merle est fort commun dans l’ouest du «Oanadsa ; : il:se: rencontre fréquemment dans les environs de Montréal'ét couvre même dans lés épais
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taillis du Mont-Royal qui domine la grande cité. Il est, plus rare dans le District de Québec. 11 émigre l’automne, vers les Etats du sud, ss véritable atrie, | “Il a le bec, l'iris, lé front èt le sinciput noirâtres, le reste de la tête, le cou et le corps d’un, gris cendré ; cette teinte se rembrunit sur les ailes et aur la poitrine, elle s’éclaireit sur Ja gorge et sur le ventre. ; Les. couvertures inférieures de la queue sont rougâtres et les pennes noires : celle-ci est un peu étagée : les pieds sont bruns, Dimensions du mâle 9 x 12. es La femelle ne diffère du mâle qu’en ce qu'elle a
le sommet de la tête d’une nuance moins foncée : les jeunes lui ressemblent.