‹ Ornithologie du Canada [microforme] (volume 3)Chapitre 18 sur 76 · LA GRIVE DE SWAINSON · texte numérisé non relu

LA GRIVE DE SWAINSON

[nlive Backed Thrush.]

Cet oiseau a été mentionné par Buffon sous le nom de Grivette :: Vieillot Pa prise par erreur pour la Grive: Solitaire, telle que décrite par Baird: antre preuve de la confusion qui à longtemps régné en . Amérique, relativement aux Grives.. : Sa taille est moins forte que.celle des autres : ce qui probablement engagea Linnée à la: nommer. Turdus Minor. Nous:en avons vu une tuée. danses environs de Québec; mais cet oiseau est fort rare ici, .. c 21% Elle porte un manteau olivâtre avec une teinte verdâtre: la poitrine, le cou et le menton d’un jaune brun : pâle ; le dessous du corps. blanc :. les côtés nuancés d'olive brunâtre. .. Les côtés du, cou, eb le: devant de Ja: poitrine sont ornés de, taches d’un brnn prononcé plus foncé que le :los ; le reste de la roitrine porte des taches.olivâtres moins, distinries, Le tibia est d’un brun jaunâtre : un grand cercléerioure l'œil... Les lores et les. côtés de, la tête sont nuancés d’un ronge jaunâtre, . .. . Longueur totale 7; longueur de l'aile 4,15 ; de

per. 3.103, des tarses 1,10.”—(Baird.) ; , .

Ce qui surtout distingue cette Grive des autres

espèces, c'est F'ativatre imiforne de son'nianteau;, surtout /sut'le eroupion ot la queue:t la:gorge et læ poitrine sont d'une: teinte plus: roûssâtre que: dans les autrés espècès: les taches ‘sur la poitrine sont plus nombreuses'que cliezla Grive Solitaire.» ::

| : LA: GRIVE ROUBSE | Po CBrowr: Thrüsh, RHONE À: AA

: VieiHot dit'que les habitants de la: Virginie ‘vou ? lant faire uhe' mauvaise ‘épigramime, donnèrent à cette Grive le nom de French Mockiny Bird, parce que; disaient-ils, elle ne possède qu’à demi les mer: véilleüx talents d'imitation du Mogueur de Virginie, l'Orphée du Nouveau-Monde, Mais ceci est entièremént erroté : la Grive Rousse ne possède aucune:

faculté dé 'contrefaire les oïéeaux ‘ou les animaux: .

Son: parcours géograpliqué s'étend à cette "partie: dé ‘la'Province ; elle’ est: asez: commune dans te voisiriage de Toronto'et d'Hamilton. “iri TIl'serait à désirer que cette Grive, remarquable; par'l& doucéur, la':mélodié et: la variété de ses accents, se fit enténüdre pendant touts la belke'saison: ; mais ce n’est'qu'au printemps qu'elle ‘aniime:les! bosquetsi: son domicile Habitriel, ‘Ce: n'est aubsi qu'à cette époque et seulement quand ‘elle tiré" der son gosier lessons les plus étendus, qu’elle se perètie: à la cimie des arbres moyens: En tout autres temps elle.se cache au centre des buissons les'plas fourrés d'où on 4 fait sortir difficilement ; sans doute parce qu'elle’ s’y" croit # l'abri de: tout: danger, ‘éar ‘elle! s'enfuit aw moindre, bruit et se réfugie dans son: réduit obscur, lorsqu'elle ‘est à découvert: ; Oet oiseau se nourrit au printemps d'insectes” ét: de verd’ de terre qu’il: cherche ‘dans les’ broussailles, en

* No, 261. Harporhynchus rufus—Bairn. at rpueus rufus.—AUDUBOK.

écartant avec son bee les herbeseet les feuilles sèches, ou en grattani la terre avec ses pieds. On l’accuse, mais à tort, dit Wilson, d’endommager les. plantations de maïs. En été et en automne, il vit de baies et particulièrement. du fruit du cerisier à grappes. Les jeunes peuvent à peine se suflire à eux-mêmes, qu'ils se dispersent et s'iselent, les uns des autres ; tant la solitude a d’attrait pour cette espèce. Elle arrive dans l’ouest de la Province, à la fin d'avril et en mai, y reste pendant l'été et se retire à l'automne dans les pays méridionaux où gone individus demeurent toute l’année, Cette

ive ayant les ailés courtes, ne doit pas voler à . une grande distance ; en effet elle ne fait que voltiger de buissons en buissons, de haïes en haies, avec sa lo queue étendue en éventail, Elle

lace son nid à une moyenne hauteur dans l'endroit

e plus fourré, et elle le compose de fouilles, de racines et de tiges d’herbes. Sa ponte est de cinq œufs blancs, avec des taches couleur de rouille, plus nombreuses vers Île gros bout, Les jeunes naissent couverts d’un duvet roussâtre, auquel succèdent des plumes brunes, mouchetées de jaunâtre sur les parties supérieures du corps, d’un blanc sale et tachetées de brun sur les inférieures : ces taches sont petites et un peu arrondies, tandis qu’elles sont longitudinales sur le plumage des vieux. -

“ L'oiseau parfait a le bec long, brun en dessus, jaunâtre en dessous ; quelques soies à la bâse de sa partie supérieure, un plus grand nombre sur les côtés de l’inférieure etsur les bords du menton. L'iris est jaune ; la tête, le dessus du cou, le dos, le <roupion, la queue, les couvertures des ailes et le bord extrême des pennes primaires sont d’un roux nuancé de brun ; le dessous des pennes caudales est dun gris roussâtre; l'extrémité des moyennes et

grandes couvertures alaires, blanches, ce qui donne lieu à deux bandes transversales ; une marque d’un brun foncé est sur chaque plume immédiatement au dessus de la dernière couleur ; la gorge et les parties protectrices ont sur un fond blanc dos

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taches brunes et lancéolées ; ‘les flancs ét les couvertures du dessus de la queue sont roux ; les

umes des jarabes grises et tachetées ; les pieds

funs.

La femelle ressemibles fort au mâle. Bartrant, un waturalisto des Etats-Unis, rapporte plusieurs anecdotes qui dénotent chez cet oiseau ‘uns grande sagacité : ilen enleva un du nid, lequel devint fert docile. Lorsqu'on lui présentait des croutes de pain dures, il les trempaii dans l’eau, et attendait tranquilement que l’action du liquide lui formât le pain en ure nourriture convenable. Il devint bientôt si familier, dit-il, que je lui donncis chaque jour sa liberté ; il saississart sur les fenêtres, les mouches et les insectes avec avidité, attrapant les guèpes dans mon jardin : une fois l’insécte prise, # le frappaît contre terre et. avait soin, avant de favaler, d'en extraire l'aiguillon. Il avait re-

marqué que la première guèpe qu'il avala, lui avait

causé de grands tiraillement d’entrailles ; aélà, la pr qu’il employait avant de déguster son met avori. Nous avions nous même deux beaux oiseaux de cet espèce, qu’un ami nous avait expédiés de Port Sarnia ; ils étaient fort apprivoisés, mais foft méchants aux autres habitants de la volière : un smatou sans principes les immola tous deux. Hélas 1 Quel est l’amateur qui n'ait eu à enrégistrer ‘de semblables désastres !

Dimensions du mâle, 114 x 18.

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