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sa gourmandise et son : affection pour les raisins, dont elle se gorgé jusqu’à livrésse: : ‘La Grive Erropéenne vie en bande, la notre est un: oiseau solitaire; Notre:espèce place son nid'éur lés arbres à dix ou douze pieds de terre, ‘et'le construit 'à la bifurcation des : grosses “branches avec de ‘pétites racines, de la mousse et des herbes fines. Sa ponte est de quatre œufs bleu-blanes, sans ‘aucune ticiés.
. Cet oiseau se rencontre depuis la Floride jusqu'à la Baie d'Hudson.” Nous:lui avons ‘laissé: Je’ nom que les paysans lui ont donné, parce qu’il' exprimé la nature de son chant que ‘Wilson/Compare ‘aux modulations de la flite allemande. entrecoupées des tintillations liquides d’une clochette métallique. Il n’est pas rare d’entgndre dés chantres rivaux uttant d'harmonie sur des arbres voisins : cette ravissante mélodie a l'effet de: tranquilliser'et d’assoupir les sens : plus on l’écoute, plus on lui trouve de charines. ‘ Lorsque le ciel est éouvert de nuages, que l'orage menace ; lorsque tous les autres musiciens de la forèt se taisent, la voix dé la’ Flûte retentit au loin ? plus la nature est sombre, plus l’Orphée des bois devient harmonieux. : La‘Flûte, “ oiseau rèveur, réchorche les votites des fruis om> brages, le voisinage dès ruisseaux, des prairies, des häbitations isolées. Elle préfère à toute autre demeuré, l'allée ombreuse et solitaire du parc propice aux promenades sentimentales et à la rêverie ét d’où <ile ‘peut être entendue de la compagnie du chateau.… Si: le Rossignol d'Europe est l'emblème de l'harmonie solitaire et de la poësie élégiaque qui aime à gémir sur les tombes et à conter ses peines aux échos de la nuit,” la Grive des Bois est un écho oublié de la Déité antique : qui présidait aux forêts. Nulpart nous n'avons “VE son chant plus suave. que dans ces fraîches retraites, qui. bordent la rive altière du St. Laurent, ces grands bois, dañs les environs de Québec, tels que le bois du Cap Rouge, où bien encore Spencer Wood où l’ombrage et l’eau courante ds ruisseaux Saint Denis et Belle- Borne leur offrentsécurité’et-päture. : Cette espèce, M3
par la doudeur de ses accents est bien propre à réfuter une des théories ridicules de Buffon, savoir: que les oiseaux d'Amérique he sont que les mêmes espèces d'Europe, détériorées et abâtardies par leur émigration en Amérique, À
Notre Grive est-elle bien la Grive d'Europe tant estimée des Romains! Vil melius turdo, rien de meilleur
ue la Grive, disait Horace, “ Ca fut, selon Plutarque,
acullus qui inventa l’art.de les engraisser : il y avait aux environs de Rome des Grivières, sorte de volières sombres et étroites où l’on enfermait ces oiseaux qui y trouvaient une nourriture abondante et choisie, consistant en baies de Lentisque, de Myÿrte, de Lièrre et surtout en une pâte de millet broyé avec des figues, Cette industrie culinaire ne s’est, dit-on, çontinuée, depuis la chûte de l'Empire Romain, que dans quelques localités de l’île de Corse et de la Provence.”
La-tète, le dessus du cou, les scapulaires et le haut du des de cet oiseausont d’un brun jaunâtre ; f oette nuance est plus prononcée vers la nuque que sur les autres parties, et borde légèrement l'extérieur des petites et des moyennes couvertures de l'aile ; celles-oi sont dans le reste d’un brun elair, de même que les pennes secondaires. et l'extérieur des primaires,. qui opt. leur côté intérieur. d'une teinte plus sombre ; le eroupiou et le dessus de la queue sont d’un gr rembruni ; les plumes des oreilles d’un. brun foncé sur les bords, et d’un gris clair daus le milieu ; un trait, composé de points noirà-
‘+ Wison.
: N. B. On ne.saurait dissimuler la grande incertitude qui existe relativement au nombre et aux ‘espèces de Grives qui viennent eh Canada. Peu d'oiseaux ont plus mystifié les Naturalistes. D'aucuns prétendent que l’oiseau connu par les paysans canadiens, sous le nom dé Fiûte, n'est ue le- Wilson,
it et sur bisu d'autres.-{Note de l'auteur)
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tres, pit de la mandibule inférieure et descend sur les côtés de la gorge : tout le dessous ‘du corps. est blanc'et varié de taches ‘brunes et noires, plus ou moins grandes, plus ou moins foncées sur les côtés et le devant du cou, sur la poitrine let les: flanes-:1le bec:est brunet jauinâtre à la bâse de sà partie inférieure ; les pieds sont couleur de chair, ét: les peunes caudales pointues à leur extrémité. : Cette forme iudique:l’âge avancée. : Lo metre sil -: Longueur:totale 8 pouces ;: Enverguré 13 pouces. : La femelle est totalement pareille au mâle, : Les jeunes diffèrent de l'un et de l’autre en ce qu'ils’ont e dessus du corps'brun avec des taches rousses, et, le dessous blanchâtre avec des mouchetures plus petites et d’une teinte plus pâle.” FU:
: LE MINISTRE—L'OISEAU BLEU, * :! [Indigo Bird. ]
Une riche livrée distingue ce petit oiseau, (que Buffon a décrit sous le nom de “ Ministre”) parmi les nombreuses familles ailées que le sud nous envoie le printeïñps, de ses bosquets perfumés. Jusqu’à présent, on ne l’a remarqué ddns Île district de Québec, que dans les grands bois, les’ profondes forêts ; tandis” qu'il est fort commun tout autour de Montréal, et mème à quelques pas de cétte ville, sur la montagne ; les oiseleurs l’exposent chaque jour en vente pendant la belle saison. C’est un oiseau actifialerte et assez bon musicien. Il choisit la plus haute branche d’un grand arbre et y gazouille pour une demi-heure sans interruption. Son ramage est une répétition de notes. courtes, émises d’a-
ord avec force et rapidité, ensuite décroissantes, comme s'il était épuisé * puis il recommence. * Ce chant se continue depuis mai jusqu’en juillet et août,
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temps où il cesse. Quand on le dérange de son nid, il fait entendre un seul cri, chip, d’un ton sec.
Dans le mois d'août il perd avec son chant, ses couleurs vives et ne les reprend que dans le mois de mars ou avril de l’année suivante. Sous certaine incidence de lumière, le plumage de cet oiseau parait d’un beau bleu azuré : mme vd aspects, on dirait un vert éclatant et couleur de verdagris, excepté la couleur de la tête, dont le bleu foncé ne change pas.
Le nid est généralement placé dans un petit arbrisseau : il est fait d'herbes, de treffle et suspendu entre deux petites branches qui le supportent de chaque côtes. Les œufs généralement au nombre Le cinq, sont bleus avec une tache pourpre au gros
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Le plumage du mâle est d’un beau bleu, à reflets de pourpre, avec les changements produits par la Jumiére tel que ci-haut dit : les ailes sont noires, frangées de bleu clair, et plus brun à leurs extrémités ; les couvertures inférieures d’un bleu clair ; les supérieures, noires bordées de bleu ; la queue noire, marquée de bleu à l’extérieur : le bec noir en dessus, blancliâtre en dessous. Les pieds et les jambes sont noirs.
Longueur totale 5 ; Envergure 7,
La femelle a moins de bleu ;. sa livrée est plus pâle : à la mue d'automne le mâle ressemble à la femelle. Cet oiseau est granivore aussi bien qu'insectivore ; il vit bien en volière, .