TROGLODYTES
(Wrens.)
“ Les oiseaux de cette famille que quelques natu-
ralistes confondent avee les Roitelets sous la même dénomination, en diffère non seulement par leurs habitudes et leur naturel, mais encore par le port de leur queue, leur corps ramassé et par tout leur
ensemble. Les anciens naturalistes leur ont donné le nom de Troglodyte, qui peint leur goût pour les petites cavernes, les trous de muraille, et généralement tous les endroits obscurs, tandis que les Roitelets ne se plaisent que dans les lieux découverts, se tiennent sur les arbres, y nichent et s’y nourissent. Les Troglodytes se montrent jusque dans les villes à l’ouest de la province ; un bon nombre restent toute l’année dans les villages du Haut Canada partagent la demeure du laboureur, et confient souvent leur progéniture au chaume qui couvre son toit. Ainsi que les Roitelets, les Troglodytes ne vivent que d'insectes, mais ils leur donnent la chasse d’une autre manière et en d’autres lieux; ils les cherchent dans les piles de bois, les tas de branches mortes, sous les toits, au pied des haies et des buissons, qu'ils arcourent gaiement en sautillant sans cesse et en aisant entendre leur joli ramage. Des individus ne sauvages se retirent pendant l'été dans les orêts, et cachent leur nid sous une racine, sous le revers d’un fossé, dans un trou d’arbre du de rocher; tous lui donnent une formé presque ronde et prati uegti > entrée sur le côté. Leur ponte est de six à hu* {’ufs, et ils en font deux par an sous les zônes tempérées. Ces caractères ne conviennent
as au Troglodytes des marais, qui se rapproche
es Grimpereaux.
Les Troglodytes sont d’un naturel solitairé, et ne se tiennent point en troupes en quelque saison que ce soit. Les petits s’isolent dès qu'ils n’ont plus besoin des soins de leur père et mère ; mais ils se réunissent quelquefois en automne pour passer la
+ nuit dans un trou et se garantir réciproquement des
atteintes du froid ; les Troglodytes émigrent l'hiver vers le sud.’ |
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