‹ Ornithologie du Canada [microforme] (volume 3)Chapitre 43 sur 76 · LE PINSON CHANTEUR, -- LE ROSSIGNOL DU CANADA · texte numérisé non relu

LE PINSON CHANTEUR, -- LE ROSSIGNOL DU CANADA

Gons Sparvow.)

‘#Avons nous le Ross ar en Canada. ? ” tlle était la question que le nadien nous adressait ‘en AFS Aa qi } du " sé

e grayes historien naturs én € les 108 dixièmes. & i RU u Fe Jan:

da y inclus la k uDesse entière, dés cam campagne Le gi Ld erlés et de rs ignol ont.déjà repondu sffirmativement cette que Ce ra NES | bien à regret, que nous le nous inscrire en. faux contre ce. émoignage presqu’ ’uni- Yérsel,. .

Qui doute que nous ne NU pANa réclamer comme appartenant à la Faune Canadienne, le barde ailé, qui A la gloire de la France, de l'Italie et de. AT magne !

que. nous | Aimerigns à dire à 108 eu

nes je ads Amateurs de jounes Merles ét de à Los signols, ‘ nl gens, conserves VOS illusions, c’est

M No. 363. Jinos iza melodia:—BairD.

d melodia. —Aupusox.

+‘ Le Ro que Oanèda est à ne der près le même: que

Ps me msn figare il n’a que la moité de son chant: le Roitelet lui a derobé l’autre Moitié, 4 -(CHARL&VOIX.)

æézorsseze couar ho dre hoi--Quia, quia, quis, quia,

le plus bel. apanage de la jeunesse ” ! Votre favori

est bien un véritable Rossignol! Mais la grande voix de la venité atout fuit enfradre : et il faut faire table rase des = de nos Ki eng et de celles de nos compatriotes, On comprendra maintenant Île le but des longs extraits qui vont suivre: on verras la raison d’être de ee luxe de citations, qaita ss

| Neoi: Jesquelles en d'autres .occasions.

quelqu'intétes qu'elles t n qu gormnt étre, partira prolixes

: s’agit de deraciner, de > pnivériser, une bien

vieille, une bien Avant de nous enquérir gi “réellement nous avons parmi nous le roi da chant; voyons d’abord ce que c'est le mt rt d'Europe. Taille, six pouces rs RTS * 1h veus en mener et ventre c ; la poi-

Le

ls penne bâtarde est a: première roi et égale à ln quatrième, ou plus longue. Ce qui fait surtout conxaître cet oiseau, c’est mélodieuso variété de son chant. :E’Allemarid Béchetein à cherché à écrire les pariles q ue. ‘prononce ‘cet. admirable chanteur : c'est à pa. qu ont entendu les: accents de cette

. doûescet:plaintive Sapho des bois à décider du: dégré dé ressemblance

‘exister entre: l'œuvre

NRC

LE rom ms ds 0 CPE

uia, quia, quia, quia ti—-Ki. ki, hi, io; 10, 10, io1ofoi Lu y he lai la léu. lo, didl io: quia-=Ki- EM MR RE guiagaigaigai couior dzio dsio

+ 4:Le Rossignol, dit Lemaoût, : est. d’un naturel timide'; il voyage, arrive:et part, seul: C’est au commencement d'avril qu'il parait en Francs ; il n’at: tend passa famille pour :chanter, maïs son chant redonble:d’expression pendant la saison des œufs: Il place son nid dans un buisson, à une petite:hiauteur de terre; quelquefois même: entre : les:-racitiès ; il le construit avec des-herbes, des feuilles de chiône; du:erin:: Ce nid; très profond:'et: peu solide,/éontient-quatré ou ru œufs: arrondis, d’un:brun verdâtre, dont le grand. axeest de huit lignes! et demié, et:le petit axe de six lignes. Il:chante [a nuit comme le‘jour, durant l’inéubation; mais dès que les petits sont:éclos; ce:qui arrive à :la fin: de mai, sa voix

" s’aléère. et "devient : une :sorte: le : croassemment,

rauque: comme: celui d’une: Grenouille. Il nourrit je 27 nc rpponer re ét: de larves d'insectes, dégorge dènsleur bec. Vers la fin de séptembre, il'émigré pour aller chercher dans l'Egypte, la Syrie et:lAsie; la: nourriture animale qu'il: ne trouve plüs:en France. ” ‘Ouvrons Buffon .et dérobons:lui ourplutôt à son: collaborateur Gueneau: de Montbeillard;uné de spoie admirablès> À:part-düelqués-exagérations qui‘font du Rossignol uh artiste trop'oivilisé, et qui: d’ailleurs ‘prennent leur sourée dans un; enthousiasme trop: sévère; ‘le: chapitre du Rossignol est un morceau achevé:: On est:tenté de croite, dit Lemaoût, que l’auteur:avait une de -ces: Fauvettes chantant devant la fenêtre deison cabinet et qu'il:s’envirait ‘en. quelque sorte sous : la dictée de liseau, quänd il énumère avec tant de bonhéurlés/merveilleuses/qualités deisa:voixi xt} vrrrrri 71 Eln'est: point,‘ ditiil, d’hommë :bien:organisé'ai qui-ce:nom: ne rappelle quelqu’ine.. de: ces :bélles nuits. dé printemps, où; le::cieli-étant :serein; l'air:

é calme, toute la nature:en'silence; et, pour ainsi dire;

attentive, il a écouté: avec ravissement le ramage de

cechantre des forèts. /On pourrait citer quelques antren oiseatix chanteurs dont ln voix le put certains égards, À celle du rossignol : les allouettès, le serit le pinson, les fauvettes, la linotté, le chat: donnieret, le merle commun, le merle solitaire, le moqueur ee s6 font écouter avec plaisir, os le rossignol etait: les uns ônt sons, les autres ont le timbre aussi!

rar or s d’autres ont des ed rie nes s-mais il en est pas un seul Po ie D n’efce par la réunion: complète ‘de res talents vers, et par la prodigieust variété de son ; ensérte que la chanson de chacun de’sés oiseatit, prise dans son «reve n'en qu'un coûplet: de celle So à pra , el artas topjours, ét ‘ho °s6 jariais, ri ve 4 'yns servillement ;: s'il redit De un ‘est auirié d'un rue ax

cohf si. Os eoryp hée de Erésus:

At de À per r sa il couriience ve un à prélud ‘des ‘tôt : ftibleé,

qu'indécis, conime #T Poulait ‘essayer son institr: ment et ‘intéresser mg 10 l'écontent; mais étisdite prériant de l'assaranée, il s’animé par degrés, is chauffe et bientôt it ntbe il Aéplois dens mn plénitude toutes les ressources de sün incomparable 6 : coups de gostet éclatants ; batteries vives ét si run chant, où! ls netteté est egale à 14 volu- ‘murmute irtéridur et sourd qui n'est nié apHré able à lo:à l'oreille, mais très propre à | te FRéclat des tons: appréciables ; roulades précr pe tées, brillantes et rapides, articulées: avec force, et me avec une dureté de bon goût ; actents: laine ‘cadéncés avec mollesse ; sons filés sans art; maïs euflés avec Ame : sons enchanteurs : ‘et pénétrauts, qui font palpiter tous les cœurs et à caùsont à tout ce qui ést x pd émotion ado

une langueur si touchante.. C'est dans ces tons pasdonnés que l'on reconnait le langage du sentiment ge ‘un époux heureux sdreme à une compagne chéet.qu'elle ‘peut lui inspirer ; tandis que dsns d'autres. pm plus ‘étonnantes peut-être, mes moins expressives, on reconnait le simple pr Fa sr et de lu plaire, ou.bien de disputer ages du. chant à des rivaux jaloux de sa gire

rontos: phrases sont entremblées. de, si- 10608, de ces silences qui, dans tout genre de mélodie, conçourrent si puissamment aux grands eflets, On jouit des beaux sons que l'on vient d’entendre, et qui xetentissent encore dans. l'oreille : .on jouit mr arce que la j ape à ert plus intime, plus rocuaillie,.et. n’est troublée par des sensations Peso: pren on. âttend,. on, ge pue autre reprise ;. 0 ue . Ce. sera celle qui plait s.si He est Éd la 1n. benuté d du, morceau que. l'on enne pérmet pas.de regretter celui qui.n'est que Miéré, . #. Jen conserve l'intérêt de, l'espérance pour | qui, suivront. Au.reste, une des raisons pourquoi la.chant, du rossignol est plus remarqué et. produit plus d'effet, c’est parceque, chantant senl, sa: voix À tout son éclat, et n'est. offusquée psraucune autre. voix ;.il efface tous, les. 4 oiseaux par.scs, one, moelleux et flütés,. et pus durée non. interrompue, de 50m. rasage, qu sur tient, quelquefois pendant vingt: secondes, ”. .: . Noyons maintensnt comment. Toussenel. fait Pa potl de l’oieau: que. M ion de décrire...

So 1 L’& pas: à

x Tou bre sale A se nue done et. à pre rc “ 888 ;apologies. -Je.ne.sache pet de gran pote, À Ed ar. Euripide et. ea des. anciens,..et.à.fnir par Lamar.

Ea:ohek 1 modernes Ai: 9 ae soit + Pig da

" 208 ui consacrer une sttophe mélodieuse. Pour tous

t les écrivains inspirés, sacrés comme es, Phf: lomôle st la. personnifcetion" de léloquence ste

rème. | 9 L Earipide, pour donner une idée du charme de la role d'Ulysse, la compare au chant du Rossignol.

int Grégoire de Naziañze retrouve dans lés écrits de l’école d'Athène le stylé harmonieux et sonore du prince des chanteurs ailés. Les farouches sectateurs de Luther reconnaissent la mission divine de PHILippe MELanchton ét la supériorité de son éloquence sans seconde, à ce que les-deux syllables rt de ses nons reproduisent le nom- de :Philom ee. hi. . ES |

Or, comme il est dans les dons de l'analogie ‘pas-

sionnelle d’inspirer heureusement les esprits, il est

constamment advenu que le succès a couronné l'aldégorie et la comparaison tirées du Rossignol. Aïnsi aucune ruse n’a probablement modulé, dans aucune autre langue de plus mélancoliques et de plus tendres accents que la muse de Virgile: eomparant la douleur d'Orphée qui regrette Éurydice, à celle de Philomèle qui pleure ses petits: Qualis à maærens.….. |L'inspiration d'amour qui parfume le texte latin est si pénétrante et si vive qu'il en est passé quelques émanations subtiles jüsque dans la traduction de Delfle+ "" "" ”

Telle, sur un rameau, durant la nüit obséure, Philomèle plaiutive attendrit la nature, Accuse en gémissant l'oiseleur inhumaïn, Qui, glissaut dens son nid une furtive main, Ravit les tendres fruits quo l'amour fit éclore Et qu'un léger duvet ne couvrait pas encore.

Le chantre des Marmonies, dont la harpe: aussi mélodieuse que celle de ge: vibre bien plus puissamment sous la touche d'amour, Lamartine se surpasse lui même dans la peinture du chant du Rossignol. Rélises Jocelyn, une histoire touchante qui retrouve toujours la chemin de vos larnses, l'his

à qu de deux pauvres enfants perdus dans un désert lace et. pe 4 s'aiment et s’ignorent sous le regard jeu. Ouyrez le livre à cette page:orageuse de ïe matinée de mai, où l’haleine fiévreuse du. printemps verse au cœur des innocents.des troubles :inconnus, où le besoin d'aimer fait explosion dans la AS de Laurence qui cherche en son extase, .… ne langue de feu-—pour crier de bonheur vers de mis at Dieu. Ecoutez, écoutez :

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