‹ Ornithologie du Canada [microforme] (volume 3)Chapitre 44 sur 76 · LAURENCE · texte numérisé non relu

LAURENCE

Ep! wie dans son nid:la muette fernelle EN 4 | Du ‘Rossignol, qui couve ses doux œufs, Comme l’ameur lui fsiteufler som aile Ponr que le froid ne tombe pes sur eux. :

: Son'cou, que dreske un peu l’inquiétude,. Fe Surmonte seule la conque cà dort son fruit, Et son bel œil éteint de lassitude, 7 * Clos du sommeil, se rouvre au inoindre bruit.

|: Pour ses petits, son souei h consume # * - Son blond duvet à ma voix a frémi: # On voit sou cœur palpiier sons sa plume

Et le nid, tremble à son souffle. eudortuis

‘Ace deux soïa quelle force l'enchuine ? | suc * Ab! c’est le chant du mâle dans lea bois... ° Qui, suspendu sur la cime du chêne, Fait puisseler les ondes de. sa voix !:

Oh ! l’entends-tu distiller goutte à goutte Ses lents soupirs après ses vifs transports, Puis de son arbre étourdissant la voûte,

Faire écumer sea cascades d'accords ?

EN Un cœur aussi dans 858 notes palpite!

tE ll Il ‘11: L'éme s'y mêle à l'ivresse des teus,. 4 . oo LH ténee au ciel l'hymne qui bat si vite,

RU Oa d’une larme il mouille ses accents ? F

LE | MNT A ce rameau qui l’attache Hni-fnême ? nn : Et qui le fait s'épuiser de lgrigue: : #

C'est que-sa voix vibre dans ce, qu'il aime Et que son. chant. y tombe dans un cœur :

* Dé'ses accents sn femellé ravie -‘Yeille attentive en oubliant le jour ; -3'Lé printemps fuit, l'œaf éelos et la vie ’ N'est que printemps, que musique et qu'amour.

Dion de bauheur !, que cette vie est belle.

Ah ! dans mon sein je me sens-aujourd'bui .

. Assez d'amour pour reposer comme elle Et de transport pour chanter comme Ini,

N'est-ce pas que jamais la passion n’a parlé, par une-bouche bumaine un langage . plus sublime et plus.incendiaire, et que l’infortunée Didon.est bien | pâle auprès de Laurence, et même Roméo qué veut trop tôt, s'en aller ! . N’estsce pas que le pauvre historien des bêtes lustrer son récit d pardon à ses lecteurs doser encoré. leur. servir. sa

vile prose Aucune manqué a

ia: commis, l’imprudence d'il.

e tels vers, est tenu de . demander

oire, aucune chance heureuse n’a do ignol. - Comme il a des: panégy-

ristes qui s'appellent Virgile, Ovide, Lamartine, il a des historiens nommés Pline, Buffon, etc. ete. Jean-Jacques. déclare en ses . Confessions, qu'il n’a jamais entendu le chant du Rossignol sans, être vivément. ému.

mœurs, de l'oiseau, il'y a dix-sept. siècles, . comme. nous les. savons aujourd'hui; mais la. mythologie. grecque a erré sur. son compte.

La tradition mythologique avoir fait de .Philomèle .

athénienne célébre par sa beauté, à qui son. beaufrère aurait, infligé un. ou langue pour l’empècher .d ; "Ce signalement de princesse de sang royal, belle. et muette,.ne reproduit aucunement les traits du. Rossignol, qui n’est ni beau, ni muet, et qui. d’ailleurs sefait parfaitement. incapable, d'égorger un neveu pour le faire manger. à son.père, comme le fit. dit

Le naturaliste latin savait, les

est. trompée, pour une. princesse

e.et puis coupé. la e divulguer. son crime.

l'histoire, la princesse outragée. D'où je crains fort que ceux qui ont cru d'après la fable que la romance du Rossignol était une complainte sur ; les malheurs de Philomèle et sur:la perversité .de ‘Férée, n'aient été, dupes de leur crédulité. La :romance ou prtos le nocturne du Rossignol n’est-pas une complainte, maïs bien une élégie amoureuse écrite pour-une voit seule par un maëstro” passionné. Et la passion brülante qui respire en ce poëme et empêche de dormir l’infortuné inamorato, ‘est la double jalousie de l’art et de l'amour.

Le Rossignol, en effet, ne chante pas seulement pour attendrir le cœur de sa maîtresse et charmer ses ennuis ; il chante aussi et surtout pour qu’on l’admire et pour qu’on l’applaudisse ; il chante pour faire taire ses rivaux, pôur les écraser sous le poids de sa supériorité, pour les tenir à distance du canton qu’il s’est adjugé. : Sil n’atteint pas ce. dernier but'par la force de ses poumons, il a recours au combat ordinaire, au combat corps à corps ; car il faut d’une manière ou de l’autre qu’on lui fasse place ‘nette. S'il est vaincu dans cettg nouvelle rencontre, il s’expatrie comme le Pinson êt va bien. loïncachér sa honte. Beaucoup meurent sur 16 terrain du dépit de la défaite et des blessures reçues. On ‘ne comprend pas à première vue, qu'une épée aussi offensive qu’un bec de Rossignol ou de Rougs gorge puisse donner la mort, mais le fait se reproduit si fréquemment qu’il n’est pas même contestable. L’habitude des duels à outrance se retrouve jusque chez les Fauvettes proprement dites, qui ont l'esprit moins batailleur que les Rossignols, et chez les Roitelets ont le bec encore plus mou et en-

core plus inoffensif que les Fauvettes.

La ‘quainzaine qui suit l’arrivée des Rossignols parmi nous est l’époque habituelle de ces joûtes terribles. ‘Les mâles dans ces espèces précèdent les femelles d’une semaine ou deux, afin d’avoir terminé leurs querelles pour le’ jour où celles-ci arrivent, et pour être en mesure d'offrir un établissement cofivenable aux belles voyageuses en quête de'maris. Ainsi procèdent les Ortolans et quelques miliers

d'autres. (Cette précession des mâles dont la cause était demeurée jusqu'ici un mystère pour: la stiencé, n'intriguera plus personne désormais. , ©:

L'avenir | dés Rossignols. dépendaut du triomphe

obtenu. dans ces concours de musiqué vocale, on conçoit toute l'importance que,les pères-de famille et. les enfants mâles de cette espèce attachent, à l'étude du chant. I nya, peut-être pas un seul département de France, où l'ardeur imimodérée v'apportént à cette étude les jeunes Rossignols, ne asso Vo année dés victimes, Ainsi dahs .noë colléges, des centaines de malheureux enfants 8’abrutissent l’intelligence en des travaux in EstE PAUE acquérir le titre glorieux d'élève de l’Ecclé olrs bnique, et paient quelquefois de leur santé ou de leur vie cêtte noble ambition. . : .,, .

IT résulte de'cette tension perpétueile de l’ésprit des Rossignols vers le progrés êèt la perféctibilité, que quelques-uns des mieux doués acquièrent des talénts supérieurs qui leur assurent leur monopole dés honneurs.et des places. Heureux sont les fils de tels pères, car ceux-ci naturellement jaloux de perpétuer. l'illustration de leur nom et de faire souché ce virtuoses, se font un plaisir st un devoir de pous: ser leürs héritiérs dans Îla voie du succès, en les ini-. tiant à tous les secrets dé la méthode et à toutes les rubriques du métier. De là l'illustration séculaité de ‘telles ou telles familles de tel ou tel égmton, de la famille des Rossignols de Romanville, par éxèmpe si de celle des fauvettes à tête noir d’Autebil. ais de même qu’il est pour les Rossi nols des contrées privilégiées où semble s'être réfugié l’atticismé du beau langage, il est des Béoties par. contre où fleurit le patois et dont les malheureux indigènes n'émettent pas une note qui ne devienne aussitôt le texte de mauvais quolibets. Les Fauvettes du bel air sont peut-être plus impitoyables encore pour le prisme de la phrase que les jolies parleuses des salons de Paris, | Bechsteïn, naturaliste allemand, qui s fait sut l’histoire des Fauvettes de profondes études va jus- RS

u’à affirmer que le chant nocturne est un Pt apr Ban. in AR: à Sri Hal Rossignols, mais non

ue par ar le Lu FA chant an Fig par pu erme abitue eme vin uatre 8 ae 168, compter es pour et HA Jan ont fie dont Vs ifate 8 ses Bnales. Via. pre é au ue la porté de la voix du Rossig a ne, 2 me 4 l'homme fé :s’antenda it Fe "ya. ne.

6 le téinoimage de Charlevoix, à et a Aron noûs pouvous. aff er. sur Vieillot, Audubon, ilgon, | ird, né” jé ds ut réslanies l'Orphée du y eux monde ! de Ta Vieillot, un passage assez curieux et que. ie md en peu connu. WOn ne doit pas s'étonner, satin gi ls Européens qui habitent l'ATRPANE, ont, donné le nom dé Rossignol à la plupart des oiseaux de ce partie du monde, remar rquables ps un Ier" éclatant, ot paiéaiérenent au, Troglodyte a edon, posa 1 Ja n fupart ‘des pur qui lent} ‘Je ramage du Coryphée de no eh se font une se sin ‘de sa tail e et ds gs Rire, Fes jpg, spposee gros. et gun à "apré 8 fe € A me : à due de sa Voix : aut ge né ui brillantes Eden et a doup ù à ire à sud ader que ce soit an pelit 6 n# A Fee in un vè EL s-modeste. Mais notre Rossign Le til pro Sur. Je nouveau “gonnent t D on L Si l'on, s'e rRppOrIe à Lepage Duprats ui f t mention ‘d'un Pen el qu on pee à % Vian à nat qe Cal i dé signe. ROUS, le:

ne nom ün qua u Can ais Qui n’a que Es note ‘du Oh né R Pr +, su père eclére, ui ’a vu dans AU un médecin de Québec, PU ande à à Salerne da à | nôtre ” Rossignol” ‘8e “frouvait gu Canada comme en France, dans la sAÎson.

‘’wCés' historiens ou a al Papi pis

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CEPVETrS

L ‘Histoire d de le Louisiane.

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